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Rendez-vous de Rio
L'Amérique du Sud, eldorado des programmes français. RIO DE JANEIRO (Brésil) ENVOYÉ SPÉCIAL a deuxième édition du Rendez-vous de Rio, organisée du 9 au 11 décembre par TV France International (TVFI), a fait le plein. Cent deux acheteurs, contre une soixantaine en 2006, venus de neuf pays d'Amérique latine, ont fait le déplacement au Brésil pour cette manifestation dédiée à la promotion des programmes français. Les producteurs français sont, eux aussi, venus plus nombreux, avec trente et une sociétés de production présentes contre vingt-huit un an plus tôt. Mathieu Béjot, délégué général de TVFI, se félicite de "cette bonne mobilisation". L'Amérique latine pourrait bien être le "dernier eldorado" pour la production audiovisuelle française. En 2006, cette région du globe ne représentait pourtant que 2 % du total des ventes à l'exportation de programmes français, avec à peine 2,3 millions d'euros sur un montant global de 115 millions d'euros. La mise en place du Rendez-vous de Rio a inversé la tendance. "Nous allons enregistrer une remontée en 2007 car les effets se font toujours ressentir à retardement", explique le délégué général. Pour lui, l'Amérique du Sud pourrait égaler, à terme, "l'Europe de l'Est aujourd'hui et représenter près de 10 % des ventes". A Rio, les acheteurs des chaînes latino-américaines privilégient trois types de programmes : l'animation, le documentaire et la fiction. C'est le cas de Canal Encuentro, une chaîne culturelle argentine affiliée au ministère de l'éducation qui a justement acheté "des documentaires et des séries d'animation pour les enfants", signale Fernanda Rotondaro, acheteuse de Canal Encuentro. En revanche, la fiction française ne fait guère recette. "Trop loin de nos préoccupations", estime Mme Rotondaro. Pourtant, dans la capitale carioca, c'est une fiction comique qui tire le petit marché des programmes français. Depuis quelques mois, Caméra café est à l'antenne de la chaîne privée brésilienne SBT, deuxième chaîne du pays derrière l'indétrônable Globo TV. Isabelle Azoulay, vendeuse pour Calt, producteur de la série, admet avoir vendu Caméra café à la suite du Rendez-vous de Rio de 2006. "Cette année, cela démarre bien car il est toujours bon d'avoir une production déjà à l'antenne", précise-t-elle. Vitrine des programmes français, le Rendez-vous de Rio fait aussi figure de commerce de proximité pour les chaînes d'Amérique latine. "On y rencontre des représentants de chaînes de petits pays qui ne viennent pas au MIP", le Marché international des programmes de télévision organisé deux fois par an à Cannes, explique Isabelle Azoulay. Ces télévisions venues de Colombie, d'Equateur et même d'Argentine sont présentes, souvent, à l'initiative des ambassades de France. Annouchka de Andrade, attachée audiovisuelle régionale basée à Bogota, a ainsi réussi à faire venir des chaînes d'Equateur et du Pérou. Ces chaînes "qui n'ont souvent pas beaucoup d'argent sont devenues un second marché" pour les programmes français, précise Laurence Marty, directrice des ventes de la société de production Xilam. Notamment parce qu'elles "prennent des versions linguistiques existantes", déjà vendues à des chaînes portugaises ou espagnoles. Plus récemment, un nouveau marché s'est ouvert pour les productions françaises. Coup sur coup, l'Equateur puis le Brésil ont lancé leur télévision publique nationale. "Culturellement, il y a une carte à jouer", pointe Mathieu Béjot. A l'en croire, "il y a une vraie appétence pour des programmes différents". Notamment français. Guy Dutheil, Le Monde Actualité(s) similare(s)

Ike Turner
Le musicien américain Ike Turner est mort. Crédit Photo : TF1/LCI Ike Turner, l'ex-mari de Tina Turner Célèbre pour son duo et son mariage houleux avec la chanteuse Tina Turner, il est mort chez lui en Californie à l'âge de 76 ans. Certains historiens de la musique estiment qu'il a écrit le premier morceau de rock'n'roll avec "Rocket 88" en 1951. Le musicien américain Ike Turner, célèbre pour son duo et son mariage houleux avec la chanteuse Tina Turner, est mort chez lui en Californie à l'âge de 76 ans. Un porte-parole de Tina Turner a adressé un communiqué laconique, disant seulement : "Tina est au courant du fait qu'Ike est mort aujourd'hui. Elle n'avait plus eu de contact avec lui depuis 35 ans. Il n'y aura pas d'autre commentaire". Ike Turner, né le 5 novembre 1931, a grandi dans le Mississippi où il a appris le piano auprès de la légende du blues Pinetop Perkins. Après avoir formé son groupe, The Kings of Rhythm, à la fin des années 40, il s'établit à Saint-Louis où il mène une carrière de découvreur de nouveaux talents pour plusieurs labels, dont Sun Records, contribuant notamment à la signature d'artistes comme Howlin' Wolf ou Elmore James. Mais c'est une jeune chanteuse à la voix rauque de Nutbush, Tennessee, Anna Mae Bullock, qui allait changer sa carrière. D'abord choriste des Kings of Rhythm, elle devient chanteuse principale du groupe en 1960 avec "A Fool in Love", un tube immédiat. Elle est alors enceinte d'Ike et ne tarde pas à changer son nom en celui de Tina Turner. Le groupe devient "The Ike and Tina Turner Revue."Drogue et alcoolLe duo se marie en 1962 au Mexique et sa collaboration pendant une décennie donnera une série de tubes dont "River Deep, Mountain High", produit par Phil Spector, ou encore "Nutbush City Limits." Le mariage est tumultueux : dans son autobiographie parue en 1986, Tina Turner accuse Ike de violences conjugales pendant plusieurs années. Ike Turner, après avoir nié, a reconnu dans un livre en 2001 l'avoir giflée, mais pas l'avoir battue. Tina Turner se sépare de son mari après une violente altercation à Dallas en 1976. Aux termes du divorce, prononcé en 1978, Ike Turner conservera tous les gains réalisés par le couple au cours de leur mariage.Le couple a fait l'objet d'un film à Hollywood en 1993, "Tina", où la chanteuse était incarnée par Angela Bassett et qui avait valu à Lawrence Fishburne une nomination à l'Oscar pour le rôle d'Ike. Ike Turner a continué pendant des années à s'élever contre le portrait fait de lui dans ce film. "J'ai fait beaucoup d'erreurs", avait-il dit un jour lors en interview. "Tout ce que je peux faire, c'est présenter mes excuses à ceux à qui j'ai pu faire du mal. Mais je ne suis pas le type que l'on voit dans ce film. Loin de là", avait-il dit. Dans les années 80, Ike Turner a connu une descente aux enfers marquée par la drogue et l'alcool. En 1991, alors en prison pour une affaire de drogue, il n'a pu assister à son intronisation au Rock and Roll Hall of Fame. Il avait cependant entamé une nouvelle carrière après sa sortie de prison en 1993 et avait remporté cette année un Grammy Award avec un album de blues, "Risin' With the Blues." (D'après agence) Actualité(s) similare(s)

Rock Wombats
Liverpool strikes again. Les noms d'animaux improbables ou exotiques sont décidément à la mode outre-Manche. Après les Arctic Monkeys (singes arctiques), voilà que les Wombats pointent le bout de leur museau en haut des charts. A l'état-civil : des petits mammifères australiens à membres courts et aux pattes fouisseuses. Dans l'Angleterre post-Blair(eau), c'est un power-trio élevé à Liverpool, ville déjà célèbre pour ses scarabées (Beatles) ou encore ses hommes-lapins (Echo & the Bunnymen). Mais ce n'est pas seulement grâce à leur patronyme que les Wombats perpétuent le meilleur de la tradition locale. Prenant avec des pincettes tout nouveau groupe présenté comme la dernière sensation anglaise du moment (chaque semaine ou presque), on n'en est que plus prompts à saluer avec enthousiasme la première portée de ces jeunes gens, A Guide to Love, Loss & Desperation (14th floor/Naïve).Il faut voir nos frétillants marsupiaux truffiers, nourris aux Buzzcocks, rapporter en moins de deux des hits primesautiers (Kill the director, Moving to New York), dénicher un refrain au fond des meilleurs terriers de la britpop, incruster durablement dans le crâne des choeurs qui font... "wah ouh". Et c'est bien leur fraîcheur ludique, dévastatrice, débarrassée des oripeaux habituels (look mode négligé apprêté, arrogance), qui saute aux oreilles, dès l'entame a cappella. Ce n'est qu'un début, continuez, les Wombats. M. CAILLAUD Actualité(s) similare(s)

Breeders news
The Breeders...released their last album - Title TK - back in 2002. Since then, of course, Kim Deal has been part of one of the most highly successful and warmly received music reunions of all time, getting back together with the rest of The Pixies for a series of exhilarating live shows in 2004 and 2005. After that, Kim headed back to Dayton, Ohio to start writing a new record. Mountain Battles is the result. It's an album which captures all the bittersweet electricity of classic Breeders records like Pod and Last Splash, and which breaks new ground at the same time; classic-sounding, yet as relevant and exciting as ever. Mountain Battles was recorded by Steve Albini at Electrical Audio in Chicago, by Erika Larson at Stagg Street, by Manny Nieto at Manny's Studio, at Refraze in Dayton and by Ben Mumphrey in the Basement. The band were : Kelley Deal, Kim Deal, José Medeles and Mando Lopez; José and Mando are both veterans of the Title TK campaign. The Breeders will be playing live all over the world in 2008. Their schedule includes performances at Canadian Music Week and SxSW, plus full tours in the USA and in Europe. The Breeders are also set to play a UK tour in April to mark the release of the album.The Mountain Battles tracklisting is : 1. Overglazed2. Bang On3. Night Of Joy4. We're Gonna Rise5. German Studies6. Spark7. Istanbul8. Walk It Off9. Regalame Esta Noche10. Here No More11. No Way12. It's The Love13. Mountain Battles4AD will release Mountain Battles on Monday 7th April 2008.Visit The Breeders on MySpace: http://www.myspace.com/thebreeders[source: http://www.4ad.com/news/new-album-in/] Actualité(s) similare(s)

Les Trans...
Les Transmusicales limitent les dégâts. Crédit Photo : DR L'affiche de l'édition 2007 des Transmusicales de Rennes Alors que plusieurs festivals ont vu leur fréquentation baisser, la 29e édition des Transmusicales a attiré presque autant de spectateurs que l'an passé. L'an prochain, la 30e édition sera placée sous le signe de la saison culturelle européenne. La 29e édition des Transmusicales de Rennes s'est achevée dimanche matin sur un bilan plutôt positif. En trois jours, le festival a en effet attiré 23.000 spectateurs payants, soit à peine moins que l'an passé (23.500). "Je suis ravie car le contexte actuel ne laissait pas présager que la billetterie serait à ce niveau-là", a commenté samedi soir la codirectrice, Béatrice Macé, alors que plusieurs festivals ont vu leur fréquentation baisser cette année. "On est les seuls à faire venir autant de gens avec des groupes que personne ne connaît", s'est félicité pour sa part Jean-Louis Brossard, l'autre codirecteur, passionné de musique et chargé de la programmation. Une affluence satisfaisante, d'autant qu'aucune grosse tête d'affiche n'était au programme cette année. Parmi les meilleurs moments, on retiendra la création présentée quatre soirs de suite par le groupe de folk anglais Tunng, sa compatriote harpiste Serafina Steer et le rappeur canadien Buck 65. Il s'agit là de la grande réussite de l'édition 2007 du festival. Autre moment phare, le concert du groupe funk louisianais Galactic, accompagné par trois pointures du rap américain, Lyrics Born, Chali 2na et Boots Riley. Excellente surprise également avec la prestation étonnante du duo mexicain Rodrigo y Gabriela, qui a réussi le petit exploit de captiver le public de la plus grande des salles de concert rien qu'avec deux guitares sèches qu'ils ont maniées en virtuoses. Le teknival organisé en marge du festival restera lui marqué par la mort d'un homme de 29 ans, retrouvé inanimé dans sa voiture. L'an prochain, les Transmusicales fêteront leur 30e anniversaire. Une édition qui sera placée sous le signe de la saison culturelle européenne. (D'après agence) Actualité(s) similare(s)

Day One
Day One, le retour des oubliés de Bristol. Pop. Nouveau CD du tandem, qui a débuté en 2000, dans la foulée de Massive Attack. Ludovic Perrin, Libération. Day One Nouveau Casino, 109, rue Oberkampf, 75011. Samedi, 20 h. CD : Probably Art (One Little Indian) Qu’en est-il du son de Bristol en 2007 ? Une réponse nous est apportée avec le nouveau Day One, Probably Art. Lancé il y a sept ans dans le giron de Massive Attack, ce tandem de garçons comme on n’en fait plus depuis Tears for Fears (avec quelques cuites en plus) a fait voler ce son en éclats. S’appuyant toujours sur ce genre de programmations trip-hop qui faisaient le bonheur des Golf décapotables, il accueille dans cet album des harmonicas dylaniens mêlés à des synthés vintage, des guitares hargneuses (ou flamenca), des accordéons, des chœurs en râles, des flûtes Prince et des quatuors à cordes Eleanor Rigby. Délai. Cette joyeuse tambouille est une manière assez maligne de brouiller les pistes pour un groupe qu’on a vite rangé dans les pertes et fracas d’une époque. Mais qu’y pouvait son chanteur s’il était né à Bristol ? «Je ne sais pas ce que les gens entendent par là, s’interroge Phelim. Il y a tant de musiques différentes, pas seulement Massive Attack. Nous avons un grand respect pour eux. Ils ont débarqué avec des chansons incroyables. Mais nous ne nous sentons pas affiliés, hormis le fait qu’ils nous ont permis de signer notre premier contrat. Bristol est une ville où il se passe encore beaucoup de choses en dehors des formats auxquels on penserait.» Classés sur le Net parmi les «grands oubliés de la pop», les Day One auront donc mis sept ans à sortir une suite au manifeste Ordinary Man. Un délai nécessaire pour se dégager de leur contrat avec Virgin, surmonter la déprime qui s’en est suivi, sans pour autant arrêter d’écrire. «Ordinary Man, c’était les onze premières chansons que nous avions faites avec Matthew, poursuit Phelim. Après, nous avons beaucoup écrit pour noyer nos désillusions du business. Nous avons même essayé de travailler chacun de notre côté. Mais, à un moment, il devenait évident que nous ne pouvions collaborer avec personne d’autre. Quand Mario Caldato, le producteur de Probably Art, a jugé opportun de faire un nouvel album, notre écriture était à maturation.» Travaillant parallèlement en hôpital psychiatrique (schizophrénie, maniaco-dépressifs), Phelim Byrne a retrouvé son copain de Londres, Matthew Harwidge. Ils s’étaient déjà aperçus lors d’un concert à Montpellier qu’un couple pouvait se remettre ensemble sur une chanson. Mur. «La chose dont nous sommes aujourd’hui le plus fiers, est de nous inscrire dans un récit. A la radio, j’entends des super beats, des sons géniaux, mais ça ne raconte rien. C’est important de pouvoir dire à mon fils, ma mère ou ma grand-mère de quoi parlent mes chansons», dit Matthew. Sur la pochette de leur album produit par One Little Indian (le label de Björk), une chaise rouge trône devant un mur siglé «Probably Art». Explication : «Nous sommes gavés de tonnes de trucs. On nous dit ce qui est de l’art, ce qui n’en est pas… Or seul compte le regard qu’on porte sur toutes ces choses qu’on nous donne à bouffer, parasités par les médias et les histoires de célébrité. A nous de creuser des expériences qui reflètent à petite échelle ce qu’est notre société. Les expériences qui nous affectent.» Actualité(s) similare(s)
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