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Bob Dylan
Pour en finir avec les génies. Après le film Control consacré au chanteur Ian Curtis, une biographie de Bob Dylan doit sortir prochainement sur les écrans. Un business juteux et mensonger, dénonce une critique britannique. Bob Dylan DR Désaxés, intraitables et torturés : voilà, à en croire les biopics, ce que sont les artistes pour le public. I'm not there, le nouveau documentaire de Todd Haynes sur Bob Dylan, reproduit fidèlement ce cliché. Une ribambelle d'acteurs, dont Cate Blanchett, se succèdent pour dresser un portrait du chanteur lunatique à la voix nasillarde à différents stades de son évolution. Les moindres émotions prennent des proportions épiques, comme si, tel un héros de la mythologie, Dylan devait transcender chaque défi artistique avant de passer au suivant. Nous avons là, semble-t-il, un homme d'une grande importance dont les interrogations métaphysiques sont plus profondes, les crises existentielles plus pertinentes et la sensibilité plus grande que chez le commun des mortels. Choisi par les muses, Dylan a été porté aux nues de son vivant et il est désormais prêt à être adoré. C'est comme ça. Les gens qui ont reçu un don sont présentés comme des individualistes farouches, animés par la flamme du génie absolu, même s'ils ont en réalité un sort misérable et une vie ennuyeuse à mourir. On nous montre donc un Jackson Pollock interprété par un Ed Harris nerveux et grommelant, un Truman Capote vu comme un mondain qui a tragiquement perdu toute sa profondeur et un Picasso-Anthony Hopkins qui a tout d'un vieux bouc lubrique. Dans la vie comme à l'écran, les grands hommes attirent des femmes qui se soumettent à eux, et on leur pardonne leur méchanceté parce qu'ils offrent de magnifiques présents au monde. Les biopics, d'Amadeus à Velvet Goldmine, élèvent les artistes au statut de mythes et font de leurs démons des armes de séduction irrésistibles. Le geste le plus immature, comme jeter une télévision par la fenêtre d'un hôtel, devient un "événement", l'arrogance la plus absolue un acte d'affirmation de soi mêlé de défi. Il en va de même de leurs défauts, qui sont transformés en marques de grandeur. Comme le montre Control, un autre biopic récent sur Ian Curtis, le chanteur de Joy Division, l'éclat des stars consume tous ceux qui gravitent autour d'eux, les parents, les vieux amis, les rivaux déchus et les anciennes maîtresses ou les anciens amants. Le réalisateur, Anton Corbijn, décrit le monde de la musique comme un club de mâles où les femmes sont, au choix, des geishas ou des matrones. C'est dans cette dernière catégorie que s'inscrit le rôle de Samantha Morton, qui nous livre ici une autre de ses interprétations de femme blessée et sans pudeur, dans la peau cette fois de l'épouse délaissée par Curtis. Sur elle retombe le fardeau de la personnalité artistique du chanteur. Ce film donne pourtant de Curtis, joué par un Sam Riley aux yeux attendrissants, l'image d'un héros tragique, et son indignité en tant qu'époux et père, sa lâcheté et son hypocrisie sont rachetées par son talent. Chez les femmes, c'est le contraire : leurs problèmes sont le résultat de leur mesquinerie criante et de leur manque d'endurance. Dans High Art, le personnage de Nan Goldin est sacrifié sur l'autel de l'héroïne. La Dorothy Parker maladive et au regard bigle jouée par Jennifer Jason Leigh boit son talent. Les femmes génies sont présentées comme des névrosées et on les appelle par leur prénom – Silvia, Iris, Jane, Jackie ou Frida – comme si elles étaient des animaux domestiques. Les spectateurs sont accros à l'inspiration romantique qui pousse les artistes à attraper un crayon et à dessiner une grande œuvre d'un seul trait, habituellement après quelques blocages dus à la hantise de la page blanche mais facilement surmontés. En réalité, la vie d'un créateur ressemble beaucoup plus à ce que l'on voit dans Last Days, où Michael Pitt interprète un Kurt Cobain qui bricole inefficacement de droite à gauche en nourrissant ses envies de mort. Malgré leur image de rebelles, les artistes sont des conformistes qui servent leur vision avec dévouement pendant des décennies. A force de passer tant de temps seuls avec leur ego ou entourés de copains et de servantes, ils sont habituellement désagréables. Ils ne sont attirants que lorsque des réalisateurs, des scénaristes et des directeurs de photographie, qui savent que le public veut que la réalité concorde avec ses fantasmes, les présentent ainsi. BidishaThe Guardian Actualité(s) similare(s)

De la merde...
Ou comment passer une vraie journée de m... Dire que tout le monde en parle en ville serait exagéré. Mais la Fête de la merde, aujourd'hui au Lieu noir, en fait rire certains, en exaspère d'autres. Il y a également ceux qui sont choqués. Bien sûr, Pascal Larderet, organisateur, s'attendait à des réactions.« On ne fait jamais les choses pour rien » avoue-t-il. Mais il affiche un sourire innocent en expliquant : « Il y avait déjà la Fête du boudin, la Fête de l'andouille... Pour rester dans la tripe et le boyau, on s'est dit : pourquoi pas la Fête de la merde ? C'est un sujet qui touche tout le monde ! C'était la même chose avec l'érotisme il y a quelques années, qui est à présent complètement accepté dans l'art. » Mais la scatologie reste un tabou. Même si beaucoup d'artistes ont travaillé sur ce sujet odorant. En 2000, il y a eu Cloaca, l'invention de Wim Delvoye, qui a fait le tour du monde. Elaborée avec des scientifiques, il s'agit ni plus ni moins d'une "machine à faire caca" à partir de véritables aliments. Les excréments, emballés sous vide et marqués des logos de grandes marques, étaient revendus pas moins de 1 000 dollars pièce. Demain, il y aura aussi du "grand public". « La conférence sur la merde de Jean-Marie Maddeddu est instructive. Tout à fait sérieuse, mais rigolote », commente Pascal Larderet. Au titre des animations plutôt sympathiques, on trouve aussi une exposition de cuvettes détournées : cuvette-vélo, cuvette à bascule... ; une exposition de crottes de chiens célèbres ; une visite commentée de (vrais) cacas de la ferme... En fin de soirée, on monte d'un cran. « On veillera à éloigner les enfants. En les occupant à l'atelier de modelage de crottes en terre, par exemple. » Le plus haut degré dans l'acceptable étant atteint avec Jean-Louis Coste, en fin de soirée. Le performeur, mondialement connu, est considéré comme le plus "trash", sans aucun tabou ni limite. « Un truc à voir une fois dans ta vie, juste pour voir si tu peux tenir plus d'une minute », prévient Pascal Larderet. Mais pas forcément pour son bon goût. A. J. A partir de 15 h au Lieu noir, 18, quai Rhin-et-Danube. Entrée : 5 euros. Actualité(s) similare(s)

Radiohead vs iTunes
Selon l'agence Relaxnews, le groupe britannique Radiohead aurait décidé d'attaquer iTunes en justice pour avoir proposé des titres de leur EP "My Iron Lug" en téléchargement. Le groupe mené par Thom Yorke n'aurait jamais donné son autorisation à Apple, mais uniquement à la plateforme 7digital. Ca n'est pas la première fois qu'Apple est ainsi accusé de distribuer des morceaux sans l'autorisation des artistes. En août dernier, c'est Eminem et ses managers qui avaient attaqué iTunes pour le même problème.Sans doute l'explication du côté d'Apple est-elle la même dans les deux affaires. A propos d'Eminem, Apple avait refusé de retirer les morceaux litigieux en indiquant qu'il avait reçu de la part d'Universal le droit d'exploiter l'ensemble du catalogue de la maison de disques, qui comprent les albums d'Eminem. Le chanteur avait alors répliqué que lui-même n'avait pas donné à Universal le droit de proposer ses chansons à la vente sur iTunes.D'après nos constatations, iTunes Store ne propose pas la chanson My Iron Lung en téléchargement au moment où nous publions ces lignes.Par ailleurs, le groupe Radiohead a laissé entendre qu'il communiquera sans doute les chiffres officiels de vente de leur album In Rainbows, mais pas avant la fin de l'année. D'après les premières fuites, l'album distribué exlusivement sur Internet par le groupe lui-même se serait vendu à 1,3 millions d'exemplaires la semaine de sa sortie, générant pour le groupe un chiffre d'affaires de plus de 4 millions d'euros. La stratégie évolue cependant, puisque le groupe vient de signer un accord avec l'indépendant XL Recordings pour distribuer physiquement l'album en dehors des Etats-Unis. http://www.ratiatum.com/breve5913_Radiohead_pourrait_porter_plainte_contre_iTunes_pour_piratage.html Actualité(s) similare(s)

Inrocks again
Les Inrocks en chair. Rock. Ouverte hier, la 20e édition du festival maintient une démarche prospective. GILLES RENAULT, Libération The House of Love, The Durutti Column, James, The Weather Prophets, Julian Cope et The Pastels ont trois points communs. Tous ont : 1) hier, fait sens ; 2) aujourd’hui, disparu de la circulation ; 3) et, durant leurs vertes années, concomitamment animé la première édition du Festival des Inrockuptibles. Le faire-part de naissance date de 1988, autrement dit à une époque où, selon Jean-Daniel Beauvallet, coprogrammateur du festival et directeur adjoint de la rédaction du magazine qui préside aux réjouissances, «la France était vraiment à la traîne sur le rock anglo-saxon qui nous passionnait. Paris était une sous-préfecture. Nous vivions à 10 000 km de Londres». «Centre de gravité». Depuis, les distances se sont singulièrement raccourcies, à mesure que la scène continentale a appris à s’affranchir de l’arrogante tutelle britannique. Et le Festival des Inrocks a progressivement troqué l’orthodoxie pop communautaire du tournant des années 80/90, contre une offre plus étoffée, prenant dans ses filets des éléments de les scènes hip-hop et électronique. «Les groupes venus de Suède ou de Clermont-Ferrand n’ont plus de complexe, développe Jean-Daniel Beauvallet. Ils cohabitent sans souci avec les Anglais, Américains ou Australiens. Le centre de gravité du rock s’est complètement déplacé. Cette observation n’est pas neuve, mais elle est entérinée.» «Festival de défrichage, mais avec une mémoire affective – ce que nous avons aimé hier, nous l’aimons aujourd’hui», la manifestation a aussi étendu son champ d’action à la province. Si la salle de la Cigale, à Pigalle, demeure le repère historique, la Boule noire, l’Olympia et le Zénith, à Paris, ainsi que cinq villes régionales cette année, se répartissent la bonne quarantaine de noms retenus par l’équipe du magazine, qui œuvre traditionnellement avec le tourneur Alias. «Je passe ma vie dans les concerts, Alias est sollicité par les agents et managers : à nous deux, nous avons une bonne vision de l’horizon. Ensuite, on joue aux Legos avec les noms retenus. Et nos sponsors, comme Motorola cette année, nous permettent de financer ces caprices», complète Beauvallet, qui déplore au passage la versatilité de certains groupes qui, d’abord «très flattés» d’être repérés en amont, ont parfois «la mémoire courte quand ils ont explosé entre-temps» et se montrent d’une gourmandise rédhibitoire le jour où il s’agit d’honorer un engagement. Cette année, le festival fête donc sa vingtième édition, avec une offre encore élargie – jusqu’à trois plateaux par soir, à Paris, pendant cinq jours –, qui a le mérite de ne quasiment pas regarder dans le rétroviseur (en dehors des Happy Mondays, hier, en ouverture), ni de pousser la perestroïka jusqu’à, comme naguère, cautionner un Zénith des épouvantables Coldplay. Au contraire, reflet prospectif des mouvements de troupe actuels, la sélection 2007 repose sur une cohérence moirée appariant folk racé (Johnny Flynn, Elvis Perkins, Andrew Bird) et embrasement electro-rock qui, vu le déploiement (I’m From Barcelona, Does it Offend You, Yeah?, Los Campesinos, The Go ! Team, MSTRKRFT…) en laissera plus d’un(e) sur les rotules. Cohésion. A guetter, dans le trafic, hormis l’éclosion des Midnight Juggernauts : la confirmation de l’excellence live du Canadien Patrick Watson, dont le psyché-folk vibrant bénéficie d’un esprit de groupe d’une admirable cohésion ; une étuve pour la consécration précoce du bon rock tonitruant des Gossip de Beth Diddo, lesbienne obèse et fière de l’être (donc cliente rêvée pour les médias) ; ou les progrès bilingues du transfuge américain Zach Condon (Beirut), gaga de culture franco-balkanique, qui s’était fait porter pâle l’an dernier, mais devrait cette fois affronter, en groupe et sans fléchir, le public de l’Olympia, lundi, au terme du volet parisien de la session 2007. Actualité(s) similare(s)

Froid ou chaud...
L'Europe va refroidir, annoncent des scientifiques. D'importants bouleversements météorologiques en cours dans les hautes latitudes laissent présager une cascade d'événements climatiques affectant la faune et la flore en Europe de l'Ouest. Telles sont les les premières observations du programme scientifique Damoclès, dont la goélette "Tara", en dérive sur la banquise, est le support logistique.Damoclès (Developping Arctic Modelling and Observing Capabillities for Long-term Environmental Studies) regroupe 45 laboratoires de 10 pays européens, des Etats-Unis et de Russie. Projet pilote de l'Union Européenne pour l'Année Polaire Internationale, il vise à observer, comprendre et quantifier les changements climatiques en Arctique, afin d'aider à la prise de décisions face au réchauffement de la planète. La plus importante et spectaculaire conclusion des observations réalisées par les scientifiques européens, depuis le début de la mission "Tara" en septembre 2006, prévoit « dans 10 à 15 ans, une fonte totale de la banquise en été, entre le mois de septembre et le mois de mai », selon Jean-Claude Gascard, océanographe et coordinateur du programme Damoclès. Cette fonte totale de la banquise en été aurait, selon Gascard, la plus forte et inattendue incidence sur le climat d'Europe de l'ouest et donc la vie quotidienne de ses occupants, humains, faune et flore. Selon un enchaînement de causalités partant de l'absorption par l'océan de 80 % de l'énergie solaire (autrement réfléchie par feu la glace en été), on passe à une fonte accélérée de la calotte glaciaire du Groenland qui entraînerait une élévation du niveau de la mer d'au moins 1 mètre. Mais, effet paradoxal et autre conséquence majeure, cet afflux d'eau douce bloquerait la montée des eaux chaudes et salées de l'Atlantique (circulation thermohaline) vers l'Arctique. Résultat pour le coordinateur de Damoclès : un refroidissement de l'Europe occidentale de plusieurs degrés. Actualité(s) similare(s)

Miles Davis
Critique Le jazz rugissant de Miles Davis. ommencée en 1995, avec une première parution en 1996, la série de coffrets thématiques des enregistrements en studio de Miles Davis pour Columbia du 26 octobre 1955 au 5 mai 1975 se termine avec la sortie de The Complete On the Corner Sessions. Un travail unique pour un artiste de jazz qui a déjà été récompensé par huit Grammy Awards. Cette intégrale Miles Davis, ce sont donc huit coffrets de trois à sept CD - les années avec Coltrane, celles avec Gil Evans, celles du quintette avec Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter, Tony Williams, celles du tournant électrique d'In a Silent Way... - avec des livrets épais comme un Bottin. En parallèle, il y a eu aussi deux publications de concerts (au Plugged Nickel, en 1965, et au Cellar Door, en 1970) ; on attend d'ailleurs de Columbia que les documents de concerts bénéficient de la suite de ce traitement de faveur. En final somptueux, la musique de l'album On the Corner, complétée de nombreux inédits, annonciatrice d'une énième nouvelle direction du trompettiste jusqu'à sa retraite en 1975 pour ennuis de santé. A sa parution en octobre 1972, On the Corner est un choc. Il le reste aujourd'hui. Soit un enchevêtrement de riffs de guitares et de sitar électriques, de percussions et batteries, des nappes d'orgues, des cris de saxophones, la pulsation fluide de la basse (Michael Henderson) où se noie la trompette de Miles Davis, au son déformé par l'utilisation de la pédale wah-wah. Une musique de jungle urbaine, pont entre le free jazz et le rock-funk avec des jaillissements de percussions africaines et indiennes, un labyrinthe essentiellement rythmique. Miles Davis à son plus mystérieux, son plus incandescent. Le producteur Teo Macero récupère des kilomètres de bandes lors des séances d'enregistrement, à partir desquelles il monte l'oeuvre définitive. On trouvera donc dans ce coffret d'intéressantes variantes, des inédits (Jabali, Chieftain...) dont le trompettiste développera des motifs en concert avec sa troupe furieuse. Les séances d'On the Corner (de juin à septembre 1972) auraient pu tenir en trois CD. Les producteurs sont allés au-delà, incluant des séances de fin 1972 à 1974, certaines dispersées dans Big Fun et Get Up With It, parus en 1974, d'autres inédites (Turnaround, régulièrement joué en concert, Peace, Mr Foster, What They Do...). Miles Davis évacue les instruments indiens, fait rugir les guitares, se met aux claviers, lance de courtes phrases de trompette. Et tout à la fin, surprise. Dans l'inédit Minnie, il revient à la mélodie avec une sorte de chanson pop. Ce qui deviendra sa marque de fabrique à son retour aux affaires en 1980. The Complete On the Corner Sessions, 1 coffret de 6 CD Columbia-Legacy/Sony-BMG Music Entertainment. Sylvain Siclier, Le Monde Actualité(s) similare(s)

Groovy Night
Groove sous tous les angles à Victoire 2.Diffusée vendredi soir en direct sur Radio Nova, la Nuit zébrée organisée à Victoire 2 avait fait monter l'ambiance bien avant de débuter, une chasse aux dernières invitations s'étant emparée de la ville depuis 48 heures. Pourtant, au moment où Bibi Tanga (chant et basse), le Professeur Inlassable (platines) et leurs musiciens montent sur scène, la salle n'est pas pleine et l'accueil timide. Le duo, qui vient de sortir l'album Yellow Gauze, alterne afro-groove, blues et funk d'école et, concluant sur Au fil du temps (en boucle sur Nova), finit par embarquer un auditoire qui ne s'arrêtera plus de danser. Il y a foule quand déboule le duo phocéen du crew Chinese Man, platinistes dont la sélection explose en se fragmentant : hip-hop, afrobeat, funk, jazz, samba, breakbeat ou raggga, un blind test d'enfer qui met le feu au dancefloor. Torride. On craint alors pour Socalled qui enchaîne avec son hybridation hip-hop klezmer, autrement plus casse-gueule qu'un mix échevelé. Même pas peur. Le Canadien halluciné muscle un poil son live et la nouba reprend. Poussé par un groupe pluriculturel terrible, dont la chanteuse Katie Moore, le MC marie la musique yiddish des années 20 et le rap du Wu-Tang Clan, jongle avec les instruments, les langues et les cultures, c'est le cirque dans les têtes et les nouveaux morceaux laissent augurer d'un prochain album encore supérieur à Ghetto Blaster. Conclu sur le House Party de Fred Wesley, son concert est un triomphe, comme partout, et on attend de pied ferme le retour de Socalled à Victoire 2, le 1er décembre, avec David Krakauer. Conformément à l'éclectisme de la playlist Nova, c'est Chloé qui vient ensuite avec un set électro pumpy, presque festif, en tout cas loin du climat sombre de son premier album (The Waiting Room) qui nous aurait renvoyés à la maison avec une dépression en poche. Dans une configuration inhabituelle (un set court et tôt), la DJette a remué la salle sans temps mort, avant de foncer mixer à Aix pour le restant de la nuit. Des galettes poussées par le team Nova et il était temps de rentrer, laradio à fond. E. D. Actualité(s) similare(s)

Le Cinemed, bilan
La satisfaction en haut de l'affiche finale. Le Cinemed a repris du poids sans rien perdre de sa finesse. Voilà quelle pourrait être la morale de la 29e édition du Festival international du cinéma méditerranéen qui s'est achevée hier soir, au terme d'Apocalypse now redux. Un long chef-d'œuvre (3 h 22) pour une réussite sur toute la longueur (dix jours). « C'est vraiment cette année que j'ai vérifié ce que m'avait dit mon prédécesseur et président Pierre Pitiot : "Quoi que tu fasses, c'est sur ta programmation que tu seras jugé au final", a commenté, hier, le directeur, Jean-François Bourgeot. Nous avions, cette année particulièrement, une belle programmation, identifiée comme telle dès avant le début du festival. » Et de rappeler les grands axes de cette édition : la plus grande rétrospective jamais proposée en France sur Marcello Mastroianni, le retour de Mario Monicelli, la belle présence de Pierre Salvadori, les inédits de Rossellini, les colloques ou encore ces « produits d'appel » que furent les avant-premières des derniers Kusturica, Kechiche et Coppola. S'agissant du palmarès (notre édition d'hier), sans doute un peu plus contesté que les précédents, Jean-François Bourgeot rappelle : « Notre règle du jeu de sélectionneurs, Christophe Leparc et moi, est de ne jamais retenir un film qu'on ne puisse pas défendre. Il y en avait onze en lice. Ce sont onze œuvres que j'aime... différemment, mais que j'aime. Donc je n'ai jamais eu aucun problème avec les palmarès. » On se souvient en revanche que le festival a, lui, eu par le passé quelques problèmes de fréquentation. Ils semblent révolus : « Selon nos premiers calculs, nous serions à environ 85 000 entrées. Soit 10 % de mieux qu'en 2006, se félicite Jean-François Bourgeot. Notre inquiétude, c'était évidemment le jeudi 1er novembre : le public allait-il rester ou partir ailleurs ? Eh bien, il est resté. » La raison ? Devinez : « Une bonne programmation, et ce avec une quarantaine de films de moins (206au total, ndlr) que l'an dernier. » Du coup, pour Jean-François Bourgeot, s'il n'est pas question d'augmenter à nouveau le nombre de films projetés à l'avenir, il va s'agir de prolonger l'amélioration du taux de remplissage des salles. En poussant plus loin l'effort, on vous le donne en mille, de programmation ! La reconnaissance médiatique du Cinemed sera également poursuivie : « Parce que plus on parlera de notre festival, plus on nous enverra les bons films et plus les réalisateurs seront contents et même demandeurs de passer chez nous. Voilà l'enjeu et il n'y en pas d'autre. » Quid de l'année prochaine, symbolique puisque le Cinemed aura 30 ans ? « Nous savons déjà que nous ferons un hommage aux frères Taviani en leur présence, annonce Jean-François Bourgeot. Par ailleurs, on aimerait assez projeter 25 grands films pour les 25 pays de la Méditerranée, peut-être même 30 en repoussant un peu les frontières. » Il semble également acquis que de nouvelles grandes avant-premières (une des belles réussites de cette année) seront programmées. Avec une rigueur : « Je veux que le festival s'ouvre toujours par un film qui nous dise que, malgré toutes les galères ou les souffrances, la vie triomphe. » Et le cinéma avec, bien sûr. Jérémy BERNÈDE Actualité(s) similare(s)
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Sortie ouest
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La Fonderie
Bertrand Cantat
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Patti Smith
Tokio Hotel live
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Paul Raven RIP
Salle Victoire
Zenzile live
Radiohead for free
All that Jazz
Vive le vent
De la guitare
Police live
Haddock café