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Accueil - Culture516

P J Harvey

PJ Harvey Plans New Album for September. Uh huh, her     Polly Jean Harvey and her practically-eponymous musical outfit PJ Harvey will issue White Chalk, the follow-up to 2004's Uh Huh Her, September 24 from Island UK (U.S. release TBA). NME.com also reports that Chalk, her seventh studio album, was recorded with Flood and John Parish and features instrumental contributions from frequent Harvey collaborator Eric Drew Feldman and the Dirty Three's Jim White. Could the title allude to a newfound love of the pommel horse, or could there be a John Doe haunting Polly's dreams? Speculate on; you've got months. Polly Jean has a handful of dates to her name at the moment, the first at Manchester's Bridgewater Hall this weekend. PJ:07-07 Manchester, England - Bridgewater Hall07-13 Barcelona, Spain - Summercase Festival07-14 Madrid, Spain - Summercase Festival Video: PJ Harvey: Rid of Me [from the Rid of Me LP] Actualité(s) similare(s)

Régine Chopinot

Régine Chopinot : « Aucun compromis » La chorégraphe revient à Montpellier Danse avec "O.C.C.C." qui traite de la position de l'artiste dans la société. Des idées partagées avec Bagouet Comment définir l'écriture de "O.C.C.C." par rapport à vos débuts que Montpellier a découverts en 1984 ? O.C.C.C. est léger, joyeux, mais c'est une forme hermétique. Comme une dentellière, je peux passer des heures, des mois, des années à fignoler pour aller au plus proche de l'impossible. En même temps, lorsque j'ai commencé à travailler sur la mémoire de mes pièces de 1978 à 1994, j'ai vu que je n'avais fait que travailler sur la forme, la chorégraphie et le rythme. Végétal, en 1994, a été une vraie rupture. Il y a eu ensuite la réflexion sur la force du concept avec Jérôme Bel. On s'est dit : il n'y a plus besoin de transpirer, l'idée suffit. C'est à partir de 2002 qu'est revenu le plaisir insensé, l'utopie, le savoir-faire de la forme et le savoir être du fond. Quelle pensée conservez-vous de Bagouet à laquelle est dédiée cette édition 2007 ? Je tenais à être présente dans le festival, car il y avait chez Dominique cette dérision de l'absolu qu'il y a aussi dans O.C.C.C. C'était un lutin, de l'air qu'on ne peut pas attraper, de la vraie poésie. Il y avait entre nous cette communauté de pensée dans le travail vain du détail, qui est porteur en même temps. Pour O.C.C.C., nous sommes sept danseurs emportés par cette question : qu'est-ce qu'on peut percevoir d'un individu à contre-jour ? Un véritable exercice de vision, sur la perception et l'illusion, sur le trouble et l'émotion. Dix ans de travail avec le couturier Jean-Paul Gaultier sont actuellement exposés au musée des Arts décoratifs à Paris. Quel retour faites-vous sur cette période un peu folle ? J'ai été bouleversée par le décalage. Les années 1983 à 1993 étaient dramatiques. De nombreux danseurs sont morts du sida. On avait à peine 30 ans, et plus c'était triste, plus on créait des choses légères. C'était comme une réponse à la vanité, à l'attaque de la mort. Ce n'est que dans Chair obscur en 2002 que j'ai pu donner ma première réponse d'adulte. Cette pièce s'inscrit dans le triptyque de "La Fin des temps". Un moyen de terminer le cycle entamé à La Rochelle ? Mon départ de La Rochelle interviendra en 2008, ma succession à la tête du centre chorégraphique est prévue. Ça se combine très bien avec le travail d'archivage commencé en 2003 et l'exposition des Arts décos. J'ai proposé de faire une dernière pièce sur le mensonge et le travestissement. Comment envisagez-vous la suite ? Je refuse de faire le moindre compromis. Les gens veulent s'amuser, ils ne veulent pas "se prendre le chou", ils se mettent dans une position de passivité. Mais j'ai aussi besoin de moments de poésie, d'endroits où je peux réfléchir, où il y a de la pensée. Mon travail ne concerne pas une élite sociale, mais des gens qui veulent être nourris à différents niveaux de personnalité. A part ça, j'ai une confiance absolue dans la vie. Ce soir au Théâtre de Grammont, 21 h (17 € à 14 €). Tél. : 0 800 600 740. Recueilli par Lise OTT pour Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Web Radios...

La hausse brutale des droits d'auteur inquiète les Web radios américaines.   Depuis quelques semaines, l'inquiétude et la grogne se sont emparées des radios Internet américaines. Celles-ci se retrouvent dans le collimateur de l'autorité de gestion des droits d'auteur Copyright Royalty Board (CRB) qui a décidé une augmentation substantielle et rétroactive des droits de diffusion des oeuvres. L'option permettant aux radios en ligne de payer des droits d'auteur en fonction de leur audience a aussi été abandonnée par le CRB. A compter du 15 juillet, une nouvelle réglementation, adoptée en mars dernier, prévoit une hausse de 30 % par année jusqu'en 2010. La redevance passerait ainsi de 0,007 cent par chanson et par auditeur à 0,019 cent. Soit une hausse de près de 300 %. A cela s'ajoute un droit d'utilisation de fréquence de 500 dollars (367 euros) par an et par webradio. Selon Edison Media research, 52 millions de personnes écoutent la radio sur la Toile au moins une fois par mois et les prévisions tablent sur un doublement de l'audience en trois ans. Si cette mesure entre en application, elle pourrait signifier l'arrêt de mort de milliers de radios en ligne. Selon Joe Kennedy, PDG de la plate-forme Pandora, regroupant plusieurs milliers de radios, "pas une seule webradio ne pourra supporter une telle pression économique". Avec 300 millions d'utilisateurs et au moins autant de radio disponibles, Pandora devrait débourser plus de deux milliards de dollars pour l'année 2006. Même son de cloche pour Live365.com, qui recevrait une facture de sept millions de dollars alors qu'il n'a engendré que sept mille dollars de bénéfices en 2006 et ce, pour la première fois depuis sa création il y a sept ans. Ces centrales de radios en ligne ne sont pas les seules visées. Les logiciels musicaux d'Apple, iTunes, et de Microsoft, Windows Media Player, utilisés par des centaines de millions d'utilisateurs, proposent un service de radios en ligne. Il existe aussi toute une panoplie de logiciels spécialisés pour écouter et même enregistrer au format MP3 la programmation de ces stations. Pour ces mastodontes, la facture risque d'être salée mais ne signifie pas leur arrêt de mort. Par contre, pour les milliers de webcasters amateurs officiant sur le territoire américain, cette hausse des royalties va mettre un terme à leur activité. Une mesure jugée injuste par ces radiophiles, qui ne tirent aucun profit de leur passion. "JOURNÉE DE SILENCE" Rassemblée au sein de l'association SaveNetRadio, une kyrielle d'amateurs sonne le tocsin. "La hausse drastique et arbitraire des tarifs menace l'existence de milliers de diffuseurs sur Internet et leurs millions d'auditeurs à travers le pays", déplore Jake Ward, porte parole de l'association. L'association a affirmé que même les grands réseaux comme Yahoo ! et MTV pourraient être pénalisés. Une réalité qu'ils ont voulu faire partager à leurs auditeurs, en organisant fin juin, une "journée de silence". Ponctuée de débats et de messages de sensibilisation, cette journée avait pour but d'inciter les auditeurs de 14 000 radios à solliciter le Congrès américain à revenir sur la décision du CRB, une émanation de la puissante Recording Industry Association of America (RIAA), qui regroupe les principales maisons de disque. La disparition de centaines de webradios américaines pourrait, selon des experts, se retourner contre le lobby du disque et pousser les auditeurs au téléchargement illégal ou à l'écoute des webradios d'autres pays. Certaines radios américaines songent déjà à l'exil pour contourner cette taxe écrasante. Joan Tilouine et Grégory Plesse Actualité(s) similare(s)

The White Stripes

Du hard rock au blues, les White Stripes séduisentThe White Stripes. Crédit Photo : BeggarsLe duo américain sort ce mois-ci Icky Thump, un nouvel album ambitieux enregistré en trois semaines à Nashville, berceau du blues et de la country. Résultat : un album épique, enjoué et hors du temps, qui oscille entre musique traditionnelle irlandaise, rockabilly, blues et hard rock. Axel CONSTANTINOFFAvec une simple ligne de guitare, Seven Nation Army était devenu le tube de l'été 2003. Il était même encore entonné vendredi soir par les habitants de la maison de Secret Story. Inconnus du grand public il y a quatre alors qu'ils écumaient les salles de concert du monde entier depuis déjà presque dix ans, les White Stripes sont devenus, à l'aide de quelques notes, les nouveaux rois du rock. Après avoir sorti Get Behind Me Satan en 2005, Jack White mettait pourtant le duo sur pause, et s'offrait une respiration salvatrice avec un autre groupe, Les Raconteurs. Face au succès rencontré par cette nouvelle formation, l'avenir du duo semblait alors improbable. Mais voilà, un premier amour musical étant (souvent) le plus fort, et Jack White ne pouvait se résoudre à laisser tomber "son" groupe aux oubliettes. Epique, tradition et... hard rock   Le chanteur / compositeur / producteur a donc conçu un nouvel album plus ambitieux que jamais, sorte de collage d'influences hétéroclites : le son classique du groupe (guitare et batterie) est toujours présent, la basse fait (toujours) cruellement défaut, mais les trois semaines passées en studio (le plus long laps de temps passé à enregistrer un album pour le groupe) a permis à la tête pensante du groupe de s'adonner à l'expérimentation.   Et des surprises, il y en a : le clavier délirant sur le premier single Icky Thump, la cornemuse incontrôlable sur Prickly Thorn, But Sweetly Worn et St. Andrew et l'atmosphère hispanique sur Conquest rafraîchissent le son d'un groupe qui était à la recherche du second souffle. Les autres compositions, comme Rag and Bone, I'm Slowly turning Into You ou Effect & Cause sont elles dans la droite lignée bluesy des premiers albums du groupe. Résultat : un album épique, enjoué et hors du temps, qui oscille entre musique traditionnelle irlandaise, rockabilly, blues et hard rock empruntant aussi bien à Dylan qu'à AC/DC.   The White Stripes - Icky Thump (Beggars - 14 euros). Disponible Actualité(s) similare(s)

Lord of the dance

L'Irlande tonitruante de "Lord of the dance".   Depuis une dizaine d'années, la compagnie de danse créée par Michael Flatley parcourt le monde et, avec trois troupes qui font étape dans toutes les structures d'accueil, Lord of the dance enthousiasme tous les publics. Construite sur un modèle qui tient à la fois de la comédie musicale, de l'exhibition artistique et sportive, du show et de la revue, la tournée, depuis plusieurs années, s'est imposée comme l'un des succès majeurs de l'histoire du spectacle.   Après avoir étalé tout le caractère précis, poétique et irréprochable des divers tableaux qui composent la soirée, sous la bulle des arènes, Lord of the dance, cette fois, revient pour découvrir l'amphithéâtre dans son ensemble et la magie des soirs d'été.   Réputé pour ses chorégraphies celtiques, Michael Flatley a imaginé, pour la troupe des danseurs, des performances qui marient l'élégance et la virtuosité, la sensibilité et la puissance, à partir de l'idée de mettre en vedette les claquettes irlandaises sur fond de mélodies suaves ou de rythmes rigoureusement scandés repose le spectacle. Entre musique et danse, évolutions de groupe ou brillantes parenthèses en solo, le récit évolue et les interprètes, avec une cohésion digne de celle déployée par les meilleures compagnies de danse classique de la planète, réservent au public des moments chocs, avec un final éblouissant garanti.   De la comédie musicale, Lord of the dance a l'habileté de l'intrigue, les parenthèses lyriques ou exotiques, les ingrédients pour provoquer le dépaysement et les recettes qui multiplient les effets. Et avec ses chapitres de claquettes en rafales, cette production met surtout en avant le talent des danseurs.   Dans un décor adapté et transformable, et sur un plateau ouvert à toutes les variations chorégraphiques ou dramatiques, l'Irlande des cartes postales et des soirées paisibles dans la chaleur des pubs est certes balayée, mais Lord of the dance emporte tout. Et arrache régulièrement les ovations les plus unanimes.   Représentation ce soir à 21 heures aux Arènes. Tarifs : 33,50 € et 58,50 €.   Réservations Tél. 04 66 28 40 20 et dans les points de vente habituels. R. M. Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Panacée

Montpellier :La Panacée oscille entre luxe, vidéo et volupté.   Luxe, calme et v... V pour volupté, vérité, visibilité, c'est au choix, mais plus sûrement vidéo ou vivante. Comme la création. C'est le titre de l'exposition estivale, organisée à la Panacée, qui présente une vingtaine de jeunes talents.   En marge, le public peut, dès l'entrée, découvrir avec des maquettes le projet de cité des artistes (centre d'art, ateliers d'artistes et logements d'étudiants en art) prévu au cœur même du lieu. Une vidéo présente aussi les traductions spatiales du programme architectural complexe à venir en ce patrimoine bâti ancien.   Les travaux débuteront à la rentrée 2008. « Ce sera après le grand projet de l'été prochain, sur le thème : "Pantagruélique". Faire ça ici, où Rabelais a étudié, dans l'ancien collège royal, la première implantation de l'école de médecine, vous voyez le clin d'œil ? », se réjouit d'avance Henri Talvat, le grand ordonnateur culturel municipal.   Luxe, calme et v... offre une large place à la vidéo. Et il ne faut pas se montrer trop impatient. Dominique Thévenot, le commissaire, prévient d'ailleurs : « Cette exposition est une balade poétique teintée d'une certaine gravité. Les œuvres ne s'offrent pas, elles se découvrent. Il faut prendre le temps de regarder les vidéos en entier pour saisir tout leur sens ou leur caractère inattendu. » Idem pour les installations.   Sur l'aile gauche, Le Bedroom de la plasticienne Sylvie Fleury ne se résume pas à une ambiance orangée sixties façon pop-art. Ou à ces fourrures qui font leur retour dans les brochures commerciales. A l'image du carrelage sur lequel il ne faut vraiment pas marcher, la présentation qu'elle en fait est un jeu de provocation subtil du "clinquant" dont le charme peut être rompu par un court déplacement.   On tourne au bout du couloir, on soulève un rideau par là, on lit un mot d'auteur sur un mur par-ci, cette expo est un jeu de piste poétique. A saisir. Mais d'une pièce à l'autre, on entend toujours des cliquetis d'Internationale. Celle du genre humain.   A voir jusqu’au 7 octobre à la Panacée (rue de l’École-de- Pharmacie). Ouvert du mardi au dimanche inclus, de 13 h à 19 h. Entrée libre. J. Ce, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Eurockeennes 2007

FESTIVAL   Provocatrices et prince des ténèbres aux Eurockéennes de Belfort   Bruno Lesprit, Belfort. Envoyé spécial pour Le Monde     umette, tartiflette, alcool bon marché et communauté bariolée. Les 19e Eurockéennes de Belfort ont débuté, vendredi 29 juin, dans leur environnement familier, la presqu'île bucolique du Malsaucy. Et sous un ciel instable, hantise d'un festival dont l'image colle à la boue. La fréquentation n'égalera pas 2006 où la barre historique des 100 000 entrées payantes fut franchie. A première vue, la variété stylistique de la soirée d'ouverture écartait toute idée de cohérence. A y regarder de près, les organisateurs ont peut-être choisi de réunir quelques sauvageonnes et déviants de la planète musicale. La vedette en était l'antéchrist en personne, du moins son avatar moderne, Marilyn Manson, annoncé après minuit. Les fidèles du chanteur américain de métal gothique étaient venus en nombre dès l'après-midi, identifiables à leurs maquillages. Avant la venue du prince androgyne des ténèbres, deux provocatrices étaient à l'honneur dans l'après-midi. D'abord, l'actrice américaine Juliette Lewis qui, entre deux tournages, devient la chanteuse de Juliette & The Licks, groupe punk-rock obsédé par Iggy Pop. L'affaire se résume à un caprice de star. Tout sombre dans une médiocrité conformiste. Lui succédait une drôlesse d'un tout autre acabit. La jeune Anglaise Amy Winehouse en impose par son caractère (elle boit comme un trou et agresse les journalistes) et sa relecture excitante de la musique soul et des girls bands de la première moitié des années 1960. A ce titre, son look frôle la perfection : choucroute sur la tête, yeux verts grossièrement surlignés, créoles de supermarché aux oreilles, marcel sur Wonderbra et jean taille basse. Elle est splendide, sa voix l'est plus encore. Cette délurée entre en scène dans un décor digne du Cotton Club. Comme il se doit, pour jouer le contraste, ses musiciens sont tirés à quatre épingles, dans la tradition des revues soul. Il y a des cuivres, une flûte traversière, deux choristes-danseurs masculins, au service de la dame. Timide en discours, Amy Winehouse laisse s'exprimer son corps. A elle seule, elle perpétue en déhanchements glamour l'héritage des Supremes. Ses chansons (augmentées d'une reprise de Cupid, de Sam Cooke) sont d'un goût impeccable, sa musique fait subtilement le lien entre les romances des années 1960 et les genres jamaïcains (ska, reggae). Plus tard, une autre femme à poigne : Catherine Ringer, des Rita Mitsouko. Elle pète la forme, son groupe beaucoup moins. Après un Andy revigorant, elle glisse : "On vous laisse avec Marilyn. Bande de petits veinards." Si on veut. Derrière l'outrance, Manson porte un regard plutôt lucide sur l'état de son pays, après la réélection sur fond de bigotisme de George Bush. Mais, musicalement, il faut faire avec une carcasse de metal, de rock industriel et des hurlements de films d'horreur dans un micro en forme de couteau de cuisine. L'envers de la luxuriance séduisante d'Amy Winehouse. Actualité(s) similare(s)

Michel Polnareff

Polnareff en mission « pour faire taire tous ces bruits»  RAPPEL De retour d'exil en Californie, Michel Polnareff remplit les salles. Déjà 400 000 spectateurs, avant les arènes de Nîmes les 7 et 8 juillet et Carcassonne, le 28. La star se confie en pleine tournée.   Votre retour est un immense succès. Qu'éprouvez-vous aujourd'hui ? Fierté, sentiment de revanche ?   Non, il n'y a pas de revanche à prendre. C'était une mise au point à faire. On ne peut pas prendre une revanche sur un public qui vous aime. Il y avait une vraie inconnue avec ce retour. Mais je suis resté en contact avec le public avec Polnaweb.com. On pouvait s'attendre à la présence des nostalgiques, mais on a pu constater, dans chaque salle, la présence d'un jeune public. Je n'étais pas vraiment surpris car, sur Polnaweb.com, cela commence dès 10 ans. Mais de là à penser qu'ils viendraient au spectacle...   Vous avez déclaré faire cette tournée parce que "le moment était le bon". Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?   Il y a deux choses qui se sont passées. Pendant un certain temps, on nous a mis des bâtons dans les roues pour organiser ce retour. D'autres ont fait pas mal d'annonces, dans le seul but de me faire passer pour l'Arlésienne. Puis j'ai rencontré Gilbert Coullier, (NDRL : le producteur de la tournée). On se connaissait depuis pas mal de temps. Il n'a pas écouté les bruits de couloir. On s'est serré la main et cela a démarré comme ça. Puis j'ai annoncé moi-même au journal de Claire Chazal mon retour, pour faire taire les bruits.   Quelle a été la place de la musique et du piano pendant toutes ces années ?   Quand j'étais en Californie, je m'occupais d'abord de remettre Michel sur pied. J'ai eu toute une reconstruction psychologique à faire. Mais je savais que j'aurais à affronter le public et un métier, qui ne croyait plus dans ma parole. Ce problème-là est désormais réglé.   Quelles étaient vos craintes avant de retrouver la scène ?   Il fallait passer du virtuel au réel. Mais je n'ai éprouvé aucunecrainte. Dès le lendemain du journal de Claire Chazal, quatre Bercy étaient remplis. Cela a rassuré tout le monde.   Vous avez retrouvé la France depuis plusieurs mois. Quel regard portez-vous sur votre pays ?   C'est très difficile de répondre car, depuis mon retour, je vois essentiellement des hôtels et des salles de spectacle. Mon sentiment est que la France est à un carrefour. Elle veut garder sa culture, ses traditions, mais elle veut aussi faire partie d'un monde moderne. Mais je dois dire que je suis impressionné par la beauté des paysages, que les gens finissent par ne plus voir.   Quelle chose vous manque le plus en France ? Ou qu'est-ce que vous n'aimez pas ici ?   La chose qui me manque le plus, c'est l'air conditionné. Je s'y suis habitué en Californie. Désormais, cela s'installe un peu partout en France. Si on l'avait fait un peu plus tôt, on aurait pu éviter les morts chez les personnes âgées, lors de la canicule. Difficile de répondre à la deuxième question, tout le monde est tellement content que je sois là. C'est un cas unique, un mec qui revient 34 ans après, comme cela.   Vous avez déclaré être "en mission" depuis le 2 mars, date de début des concerts. Qu'entendez-vous par là ?   Par rapport à ce que l'on a pu lire ou entendre avant, être en mission, c'est faire taire tous ces bruits. L'important, c'est d'être sur scène. Le spectacle est de plus en plus au point. Avec les musiciens, on est de plus en plus à l'aise, on arrive à improviser. Rien n'est fait en play-back. On propose un spectacle total, que l'on a voulu identique en province.   Carcassonne aura-t-elle droit au même spectacle ?   Malheureusement, à Nîmes et Carcassonne, nous avons certaines contraintes. A cause du poids de nos structures, on ne pourra pas les installer, c'est un problème technique. Aura-t-on droit aux écrans et aux lunettes géantes ?   On est en train d'étudier la question. On va essayer de garder cela.   Un mot sur vos musiciens et comment s'est constituée l'équipe ?   J'ai mis deux ans avec Bunny Brunel, un des plus grands bassistes de jazz, à mettre sur pied l'orchestre. Il fallait qu'il puisse s'exprimer mais que l'on retrouve les mélodies. Nous ont rejoint Nick Smith, un grand pianiste de jazz, qui a joué avec Stanley Clark, Virgil Donaty, un grand batteur australien, Tony Mc Alpine et Teddy Fox à la guitare, Brach Call au clavier. On a fait aussi des castings pour les choristes. C'est comme pour une équipe de foot, on peut se retrouver avec sept joueurs exceptionnels et faire une mauvaise équipe. Et là, on a réussi à constituer une bonne équipe, qui s'entend bien.   Quelles sont les musiques que vous avez écoutées ces dernières années ?   J'aime aussi bien Norah Jones qu'Eminem. Mais je dois dire qu'actuellement, avec la tournée, je suis replié sur moi.   Quel challenge aimeriez-vous relever à l'issue de la tournée. Un nouvel album, écrire pour d'autres ?   J'y ai en effet pensé. Pourquoi pas écrire pour d'autres chanteurs ? J'ai aussi pensé au théâtre et au cinéma. Un nouvel album ? Le défi actuel est bien d'être en forme vocalement et physiquement pour 52 spectacles. Je fais donc attention. J'ai eu un problème vocal à Nantes, j'étais désespéré. Mais j'ai expliqué le problème et le public a été remarquable. Il préfère ça qu'un chanteur qui fait du play-back. Le vrai défi en fait était de savoir si je serai présent vocalement. Et le 2 mars, je ne le savais pas.   Pour finir, à quel moment Polnareff, l'artiste, se sent-il vraiment heureux ?   Le moment que je préfère dans le spectacle est quand le concert est fini, je quitte la scène et je regagne mes loges et je vois sur l'écran de contrôle la salle qui se vide et le public qui continue à danser et à chanter. Là, je sais que je suis resté avec eux...   Michel Polnareff, le 28 juillet au théâtre Jean-Deschamps à la Cité de Carcassonne. Tarifs : 90 et 150 €. Réservations au 10 rue de la République. Tél. 04 68 11 59 15 ou sur internet : www.festivaldecarcassonne.com Propos recueillis par Patrick BESSODES, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Teknival 2007

Le Teknival 2007 se déroulera finalement à Saint-Brieuc. a traditionnelle rave party de l'été en Bretagne se tiendra finalement sur l'aéroport de Saint-Brieuc, à partir de vendredi 29 juin, a annoncé la préfecture des Côtes-d'Armor, jeudi 28 juin, après des semaines de recherche d'un site, dans la plus grande confusion, en raison de l'hostilité des agriculteurs et des élus locaux. "On commence à préparer pour accueillir le Teknival et voir les dispositions de sécurité à mettre en place", a-t-elle précisé. Aussitôt, le président du conseil général des Côtes-d'Armor, Claudy Lebreton, a exprimé son opposition "à 250 %" et annoncé sa décision d'engager deux procédures devant le tribunal administratif : "Une plainte pour voie de fait et un référé des libertés." Après l'annonce de la préfecture, les premiers "teufeurs" se rassemblaient déjà devant le site, alors que d'autres commençaient à affluer avec des camions transportant le matériel pour la rave. UN LONG PROCESSUS DE RECHERCHE Dans la matinée de jeudi, le Teknival 2007 avait été envisagé sur un terrain militaire à Hardanges, en Mayenne, dernier rebondissement d'une saga qui avait vu les préfectures des Côtes-d'Armor, du Morbihan puis d'Ille-et-Vilaine tenter de trouver des sites adéquats sur des aérodromes locaux. Accompagné et réglementé par l'Etat depuis 2003 dans le but d'éviter des raves sauvages, le Teknival a été organisé dans le Morbihan en 2003, dans le Finistère en 2004, dans les Côtes-d'Armor en 2005 et le Morbihan en 2006. L'édition 2006 avait donné lieu à un bras de fer judiciaire qui était remonté jusqu'au gouvernement. La rave party s'était finalement déroulée, sans incident, sur un aérodrome réquisitionné proche de Vannes, en présence de près de 40 000 jeunes. Le Monde Actualité(s) similare(s)

Trisha Brown danse

Trisha Brown passé, présent et avenir...   Aux États-Unis, où ses premières pièces des années 60 sont des références dans l'histoire de la danse pour les jeunes générations, Trisha Brown passe plus que jamais, à 70 ans, pour une des figures les plus remarquables de la post-modern dance.Le mouvement, initié à l'époque par l'historique Judson Dance Theater de New York, fait l'objet d'un renouvelé travail de mémoire : en 2004, la Henry Art Gallery de Seattle a présenté, notamment, le remontage de Floor of the forest (le sol de la forêt), une de ses performances nécessitant un matériel incongru en danse (cordes, câbles et vêtements servant à la suspension des corps dans l'espace). En 1999, le Cornell Dance Program de la célèbre université d'Ithaca, dans l'état de New York, accueillait Accumulation, de 1971, un solo dont les mouvements s'accompagnent d'un texte dit sur un mode improvisé.   Les deux pièces, qui seront montrées, avec d'autres de période voisine, au musée Fabre, témoignent de la vitalité des relations entre les arts aux États-Unis. Depuis le début des années 1970, c'est une sorte de spécialité. Des artistes et des danseurs se rencontraient et échangaient des points de vue, à l'occasion des expositions dans Soho, tout près du studio de la chorégraphe. Cette dernière établissait des liens avec des plasticiens comme Robert Rauschenberg, mais aussi Gordon Matta-Clark, dont la vidéo Dance in a tree (danse dans un arbre) indiquait la nécessité de sortir de la virtuosité, du glamour, et de tout ce qui pouvait relever de l'ancienne excentricité moderne, façon Martha Graham, selon les injonctions d'Yvonne Rainer. Le mouvement ne s'est guère interrompu.   Pour autant, « même si ces pièces sont montrées dans des musées, avoue la chorégraphe, les gens ont encore besoin de comprendre nos positions, qui n'étaient pas vraiment reconnues il y a quarante ans ». Tout comme il faut convenir, à l'instar des chorégraphes des pays du nord de l'Europe qui l'ont vite incorporé,d'associer technologie et chorégraphie. C'est le cas dans les deux œuvres présentées ce soir : How long does the subject linger of the edge of the volume... (combien de temps le sujet s'éternise sur le bord du volume) de 2005 et I love my robots (j'adore mes robots) en janvier dernier. Des capteurs placés sur les corps des danseurs, dans la première, activent la création sur ordinateurs, et en temps réel, de représentations graphiques. Le compositeur Curtis Bahn, enseignant à l'institut polytechnique Rensselaer de Troy, a œuvré sur une semblable longueur d'onde. Les deux robots de la seconde ont été créés par Kenjiro Okasaki, un artiste et architecte japonais, pour évoluer sur la scène avec une telle aisance qu'ils peuvent paraître parfois plus humains même que les danseurs.   Ces rapports entre danse et science, que l'on sait aussi très présent chez Merce Cunningham, ne sauraient être compris sans la référence première à John Cage et au dadaïsme. Brown, qui a suivi, toute jeune chorégraphe, ses cours de composition, lui est reconnaissante d'avoir perturbé, grâce à l'emploi du hasard, le déroulement des mouvements d'un phrasé de danse. Present Tense (Temps présent) de 2003, troisième pièce au programme, en conserve l'héritage. « Cage enseignait l'abstraction comme personne », précise-t-elle ravie.   On en oublierait presque la fluidité, autre de ses qualités chorégraphiques qui avait séduit Dominique Bagouet, dans les années 1980.   Ce soir, au Corum, 20 h 30, 16 € à 34 €. Demain (19 h et 21 h) et lundi (15 h, 17 h, 19 h) au musée Fabre, "Early works". 14 € à 17 €. 0 800 600 740. Lise OTT, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Genesis encore

Rock - concert Genesis façon eighties. Nicolas Blanmont Le trio - Collins, Banks et Rutherford - privilégie son répertoire pop. Un show spectaculaire, mais musicalement frustrant, où l'on s'ennuie parfois un peu...   N'oubliez pas de participer au quiz Couleur Café EPA On avait annoncé 20h30, et la rumeur - apanage de tout événement d'importance - avait même couru dimanche que le concert allait être avancé à 18h pour cause de bruit [?]. C'est finalement à 21h10 que Phil Collins, Mike Rutherford et Tony Banks, flanqués de leurs vieux complices de tournée Daryl Stuermer et Chester Thompson, montent sur la scène installée dans le stade Roi Baudouin. Genesis est de retour après une très longue absence, le public est enthousiaste à défaut d'être aussi nombreux que ce qu'eussent espéré les organisateurs. Surmontée d'un toit translucide - la pluie est de la partie par moments -, la scène serait minuscule à l'échelle du lieu si elle n'était flanquée d'un immense appendice symétrique, sorte de guidon de moto dont chaque poignée est un écran ovale à très haute définition. Genesis a toujours été un groupe spectaculaire et, si la théâtralité de Peter Gabriel n'est plus de mise aujourd'hui, le show reste respectable : images live d'une qualité exceptionnelle, parfois même assorties d'effets spéciaux, light show en constant changement, projections diverses, pas toujours originales (l'androïde courant sur "The Cage" semble sorti d'une pub pour une limousine allemande) voire frisant parfois le kitsch (le décor végétal de synthèse de "Ripples"), sans oublier l'indispensable feu d'artifices au final, moins coloré et fastueux que celui des Stones mais parfaitement synchronisé avec les derniers accords de la guitare de Rutherford. "Nous sommes Genesis et nous sommes là pour vous divertir" : les mots d'accueil de Phil Collins donnent bien le ton. Le Genesis 2007 est à l'image du Genesis des années 80 : on n'est pas là pour se prendre la tête, pour réfléchir à l'état de la planète ni même pour un voyage initiatique intérieur, mais pour le simple plaisir de surface d'une musique pop efficace. Les titres de l'après Gabriel et souvent aussi de l'après Hackett dominent largement : l'instrumental "Behind the lines" en lever de rideau, suivi de "Turn it on again", "No son of mine" et "Land of confusion" pour commencer. Il faut attendre une demi-heure avant de passer dans une autre dimension avec une belle version de "The Cage", qui hélas se perd un peu ensuite en un medley trop frustrant mêlant un bref extrait de "The Cinema show", de l'inutile "Duke's Travel" et de "Afterglow". Si la voix de Collins passe remarquablement, le mixage des instruments paraît plus d'une fois confus. Une certaine fatigue On repart en plein premier degré avec "Hold on my heart", suivi d'un "Home by the sea" qui n'en finit pas et d'un "Follow you follow me" un peu poussif : si Collins reste un excellent showman, capable de chanter derrière ses fûts comme à l'avant de la scène, ses deux complices accusent une certaine fatigue, voire un certain manque d'engagement. Mike Rutherford n'a jamais eu l'air très expressif, et ça ne s'arrange pas avec l'âge, les rides lui donnant plus encore l'allure d'un cocker triste. Les gros plans en haute définition sont impitoyables. Comme il y a trente ans, Tony Banks reste barricadé derrière ses claviers en angle, et on pourrait presque se croire revenu dans le passé quand, pour les morceaux les plus anciens, Rutherford ressort sa guitare/basse à double manche. Images de jeunesse L'union éphémère de "Firth of fifth" et "I know what I like" offrira un des rares moments d'émotion de la soirée : pas tellement pour les morceaux eux-mêmes (le premier est gâché par une intro au synthé qui trahit le piano d'origine et un solo de guitare à la Hendrix un peu déplacé de Stuermer), mais pour les photos et films de jeunesse qui défilent sur le grand écran derrière la scène. Les mêmes avec trois décennies de moins - Collins refait d'ailleurs sa fameuse danse de tambourin en synchronisation avec les images de la même danse à une lointaine époque où il avait encore des cheveux - mais aussi avec Gabriel et Hackett, dont l'ombre ne finit pas de planer. Viendront encore une impressionnante et spectaculaire "Mama", un "Throwing it all away" dont le public devient l'image, un "Domino" laborieusement présenté, l'inévitable duo de batterie puis un "Los endos" qui fait toujours son effet mais frustre à nouveau de tous ces thèmes musicaux trop fugacement évoqués. Final très pop avec "Tonight tonight", " Invisible touch" puis, en rappel, "I can't dance" et "The carpet crawlers", dernière bouffée de nostalgie d'une époque où la musique de Genesis avait une autre étoffe. Vingt morceaux en deux heures trente : une moyenne de sept ou huit minutes par titre, mais ce n'est pourtant plus du prog-rock... La Libre Belgique Actualité(s) similare(s)

Vagabond Crew

Événement Hip-Hop.   Vagabond Crew, la mort leur va si bien.Les doubles champions du monde de défi hip-hop viennent présenter leur chorégraphie, "Alien" à Montpellier.Les amateurs ne jureraient presque que par eux. Ce crew, traduisez l'équipe, de Vagabond(s) a raflé deux championnats du monde de battle (2002 et 2006), traduisez défi, au baggy et à la casquette des autres plus grands danseurs de hip-hop de la planète.Et ce n'est pas tout. Emmenés par le Montpelliérain Mohamed Belardi, ces huit danseurs règnent quasiment sans partage en imposant leur talent en Europe (2005) et en France (2006). Avant de remettre leur titre mondial en jeu, cet été, lors de la Battle of the year 2007, Vagabond Crew fait étape avec Alien, une chorégraphie de quarante cinq minutes sur le thème de la mort. « Nous avons réfléchi à ce qui nous unit, nous, danseurs au sein de la compagnie, à ce que tous les hommes partagent sur la planète, explique le chorégraphe. Le thème de la mort est commun à tous. C'est la sortie de la vie. La mort, elle, met tout le monde d'accord. » Mais Alien, c'est aussi le moyen pour Vagabond Crew d'exprimer sa vision du hip-hop en dehors des défis. De la défendre sans compromis, encore moins compromission. « Tout en travaillant sur un thème super simple, en restant sur les fondamentaux du hip-hop, performance et identité de chacun, nous pouvons amener notre danse plus loin, poursuit-il. Bien sûr, nous nous sommes enrichis de nombreuses autres expériences, dans les centres chorégraphiques, au théâtre, à travers la musique mais pour enrichir notre écriture, pas pour tomber dans l'abstrait. Pour laisser une place aussi à l'imagination, permettre à tous de lire notre spectacle. » Alien a également été présenté, l'an dernier, comme show à la Battle of the year. Et devinez quoi ? Il a valu aux danseurs de Vagabond Crew le prix du meilleur spectacle. Vous en doutiez ? Venez le vérifier. A partir de vendredi 29 et jusqu'à dimanche, place Dionysos, Antigone. Gratuit. Christophe GAYRAUD, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Suzanne Vega

Le nouveau Suzanne Vega.Beauty & Crime.   sortie juin 2007  (Blue Note / EMI) Fille d’une informaticienne, remixée par DNA pour le hit Toms Diner, puis voix-test pour les premières expériences de compression audio menant au format MP3, et enfin première artiste connue à donner un concert dans l’univers virtuel Second Life par l’intermédiaire de son avatar, Suzanne Vega a toujours entretenu des rapports personnels étroits avec la technologie. Un engagement pionnier pourtant peu reflété dans sa musique, toujours folk et sage, mais sachant incorporer une gracieuse modernité. Beauty & Crime allie de fines mélodies, des arrangements légers et soignés avec un son résolument contemporain (Unbound, Zephyr and I, Angel’s Doorway, avec la participation de Lee Ranaldo de Sonic Youth). Jamais linéaire, l’album surprend par sa variété, sa richesse d’inspiration, du jazzy Pornographer’s Dream aux cordes sombres de Bound. Inspiré par le 11 Septembre et New York en général, Beauty & Crime est légèrement mélancolique mais radieux aussi, reflétant toute la sérénité que la ville se doit de retrouver.  Anne-Claire Norot, Les Inrocks   *****   Pas encore acheté, mais ça ne saurait pas tarder : j'ai toujours eu un faible pour cette femme, sa voix feutrée, sa musique et ses paroles emplies de poésie.   Voilà un coup de cœur perso. Actualité(s) similare(s)

Firefox 3

Firefox: bientôt la troisième version.   Firefox: le fruit d'une vaste collaboration à l'échelle mondiale Travailler en ligne ou pas? Sur le "bureau" d'un ordinateur ou sur le web (la Toile) par navigateur interposé? La différence est appelée à s'estomper sous peu, notamment avec la prochaine version de Firefox, le navigateur de Mozilla. Logiciel libre et gratuit. Explications de Darren Waters, spécialisé dans les questions de technologie au site web de la BBC. Firefox est aujourd'hui le navigateur le plus populaire au monde après Internet Explorer (de Microsoft), et s'est taillé une part de marché de 12%. Rappelons que, comme d'autres logiciels libres, il est l'œuvre de programmeurs dans le monde entier. Ils étaient environ deux mille à collaborer à Firefox 2. Evolution continue Mike Schroepfer est vice-président (et responsable des développements techniques) de Mozilla, qui produit ce logiciel. Pour lui, des changements relativement modestes dans le fonctionnement du web vont avoir un impact considérable dans les années à venir. Il prévoit que "des choses qui sont actuellement difficiles ou impossibles seront rendues possibles, voire très faciles. Nous avons déjà déterminé notre marche à suivre pour les trois ou quatre prochaines années". "Si, pour vous, votre navigateur est surtout une porte menant aux ressources du web, alors il faut se demander quelles sont les capacités de ce grand réseau, et s'il a fini d'évoluer. A cette dernière question, la répose est non, absolument pas". Un des plus grands changements apparaîtra avec la troisième version de Firefox. Mike Schroepfer explique: "j'ai récemment montré comment Firefox pourrait permettre d'utiliser les applications (ou logiciels) du web sans être en ligne, autrement dit, comment permettre à l'utilisateur de travailler avec ses pogrammes basés sur le web -courrier électronique, calendrier, flux RSS, etc- sans être connecté". Travailler "off-line" L'innovation est importante: en effet, de plus en plus de gens utilisent des applications basées sur le web, et non stockées dans la mémoire de leur ordinateur, travaillant donc sur la "Toile" plutôt que sur le bureau de leur machine. Mais pour utiliser ces applications, il faut être en ligne, connecté. Leur utilité cesse aussitôt qu'ils ne sont plus en ligne. "Vous pouvez avoir accès à vos données à tout moment si vous travaillez dans le bureau de votre ordinateur, si elles sont stockées sur votre disque dur" précise Mike Schroepfer, "mais si vous êtes dans un avion, par exemple, votre connection sans fil wi-fi peut être mauvaise, et si vos données sont sur le web, vos données peuvent devenir inacessibles. C'est cet obstacle que nous entendons supprimer avec Firefox 3". Créativité Selon Mike Schroepfer, une autre étape importante sera la publication prochaine de JavaScript 2, la technologie qui sert de "moteur" à un grand nombre des fonctionnalités les plus avancées du web. "Les gens font déjà des tas de choses en dépit des limites de la technologie actuelle" souligne le responsable de Mozilla. "Ce que nous voulons, c'est permettre à la technologie basée sur le web de rattrapper la créativité des usagers". Mozilla effectue aussi une série de tests utilisant des données structurées sur le web, pour permettre aux applications d'eploiter ces données de façon intelligente. L'information devient plus souple, plus utile, si une application peut, par exemple, reconnaître la différence entre un numéro de téléphone et une adresse. "Avec un peu de ces données structurées" poursuit Mike Schroepfer "on peut ajouter automatiquement des éléments provenant de pages web dans des calendriers. Ou bien encore appeler quelqu'un en Voip avec un simple clic de la souris, ou bien encore exporter une adresse vers des contacts. Pour que ça marche, il nous siffirait de quelques modifications mineures des pages web". NouveautésA plus long terme,Mozilla veut faire du web un environnement bien plus tridimensionnel qu'il ne l'est actuellement. Brendan Eich, principal responsable technique de Mozilla, accordait récemment une interview à Digital Planet, une émission du service mondial de la BBC consacrée aux nouvelles technologies. Il en avait profité pour annoncer quelques-uns des buts que s'est fixée l'équipe qui prépare la quatrième version du navigateur : "pour Firefox 4, nous travaillons sur une série de nouveautés visant à améliorer les graphismes et les textes sur le web". L'affichage des données devrait être amélioré, avec des textes de haute qualité ("lissés"), et une présentation de style "magazine". Adobe et Microsoft travaillent à l'élaboration de moteurs 3D pour pages web et applications destinées à être utilisées sur les bureaux d'ordinateurs. Pour Brendan Eich, ces technologies devraient être mises au point en tant que logicils libres. Selon lui, "les standards devraient être ouverts de façon à ce que tous les navigateurs puissent interpréter les données. Il ne devrait pas être nécessaire d'acheter des logiciels 'propriétaires' pour bénéficier de ces nouvelles technologies". Le jeu continue Mike Schroepfer de son côté souligne que le travail de développement d'un navigateur ouvert, libre, se poursuit. "Le jeu n'est pas fini", ajoute le responsable de Mozilla, "la bataille continue". Un jeu et une bataille pour lesquels Firefox ne manque pas d'atouts. Ni de partisans si on en croit les chiffres, qui font état de 500.000 téléchargements du logiciel chaque jour. Actualité(s) similare(s)

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