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Caca boudin...
"Dis maman, pourquoi on sent des pieds ? Crédit Photo : B.Baudin/CSI Crad'Expo une expo ludique et pédagogique Reportage - Crad'Expo, l'exposition sur la science impolie du corps humain revient à la Cité des Sciences et de l'Industrie, à Paris, du 17 mai au 26 août. A travers différents stands ludiques, elle explore et explique les fonctions taboues du corps humain et leurs symptômes. Amélie GAUTIER - le 18/05/2007 - 15h13 Morve, caca, et autres matières, certes peu ragoûtantes mais ô combien normales du corps humain n'auront plus de secret, ni pour vos rejetons, ni pour vous. Crad'Expo, l'exposition sur la science "impolie" du corps humain revient à la Cité des Sciences et de l'Industrie à Paris, du 17 mai au 26 août 2007. Elle montre et explique à travers différents stands, les fonctions taboues du corps humain et leurs symptômes: pets, rots, crottes de nez, éternuements, gargouillis et toutes ces choses collantes, gluantes, malodorantes secrétées par l'organisme. Dix-sept stands pour dix-sept symptômes, chacun incarné par un héros au nom très explicite : René la goutte au nez, Roméo le roi du rot... Le stand "Keskipudonktan" propose, par exemple, de découvrir à quelle partie du corps correspondent des odeurs proposées diffusées par vaporisateur. Au choix: aisselles, anus, pieds et bouche. "Ah, ça c'est l'anus !", s'exclame euphorique et sûr de lui un garçonnet. Et de s'enquérir : "C'est quoi l'anus papa?" De la science et de l'humour L'exposition ressemble un peu à un grand terrain de jeu avec un labyrinthe, une réplique "géante" du docteur Maboul, le flipper, un mur d'escalade... Les faits scientifiques, parfois historiques, en plus : "Sur le trône, discuter avec Louis XIV en train de faire pipi ou caca était considéré comme un grand honneur au XVIIe siècle." Crad'Expo divertit et répond scientifiquement aux questions suivantes : pourquoi et comment se fabriquent les crottes de nez ? D'où viennent les odeurs de pieds? Etc. Les panneaux explicatifs sont clairs, colorés, et non dénués d'humour. "Tu as sûrement remarqué l'interminable file d'attente devant les toilettes des filles (...) Les hommes mettent en moyenne 45 secondes pour faire pipi alors que les filles en mettent 79. Ces secondes additionnées expliquent cette longue file d'attente." Sacha, 9 ans et demi, aura retenu "ce qui fait qu'on sent mauvais". Interrogé sur les raisons des odeurs nauséabondes, les explications sont confuses mais le mot essentiel y est : bactéries. A chaque stand, questions et rires fusent : "Tu sais ce que c'est la sueur ?" Tout n'est que cascades de rires aux éclats, profusion de "Pouah et Beurk" et mines mi-amusées, mi-dégoûtées. Une expo pertinente Si l'exposition s'adresse principalement aux enfants âgés de 5 à 12 ans, il suffit de déambuler parmi les stands pour s'apercevoir que les adultes -souvent sous le prétexte d'expliquer le pourquoi du comment à leur rejeton- s'amusent aussi beaucoup. Ainsi ce père, visiblement très déçu, devant le stand du pet : "Ben pourquoi il ne pète plus lui..." "C'est vachement intéressant d'aborder la science de manière ludique, déclare la maman de Léa, blondinette de 8 ans, ici les enfants peuvent parler pipi-caca avec leurs parents." Et cette mère rencontrée au stand "Keskipudonktan" de dire en rigolant : "Oh la vache, ça pue !!" Non loin de là, à l'entrée du nez géant une blondinette pleure : "j'ai peur de rentrer". Sourires compréhensifs de ses proches. Cloison nasale, vaisseaux sanguins et poils de nez reconstitués sont d'un réalisme étonnant. Crad'Expo ou quand la science se révèle ludique, et même rigolote. Impertinent et truculent. Présentée à la Cité des Sciences du 30 novembre 2004 au 21 août 2005, l'exposition avait connu un immense succès, avec près de 325 000 visiteurs. Actualité(s) similare(s)

Rachid Taha...
Rachid Taha lance de divines Arabesques.Reliant tradition et modernité, Rachid Taha et son projet musical Diwan offre une approche enflammée des vedettes orientales.Plus de vingt ans après votre reprise arabisante de "Douce France", on vous présente souvent comme le pionnier des cultures métissées... Pionnier des cultures métissées ? C'est trop d'honneur. Je ne pense pas être le pionnier. Tout simplement, je continue certaines traditions du rock. Ça va peut-être surprendre beaucoup de monde mais je me sens dans la même lignée que les Talking Heads, The Clash ou Bob Dylan. Oui, je fais de la musique comme eux l'entendaient déjà. Depuis cette époque, pensez-vous que les idées de tolérance ont évolué en France ? Non... Ah non, non. Je ne trouve pas. La France fait partie des pays les plus ouverts que je connaisse mais ça ne change pas. Il suffit par exemple d'entendre parler de discrimination positive. Cela signifie qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Et je suis assez pessimiste. Je pense qu'il faudrait que les hommes et femmes politiques se tiennent vraiment informés de ce qui se passe dans la rue et de ce que vivent les jeunes. Leurs rêves ne sont pas en concordance. Pour mieux se connaître, ne faudrait-il pas que chacun présente sa culture "brute", à 100 %, au lieu de tester des mélanges ? Tout à fait. C'est pour cela que je monte des projets comme Diwan où je peux partager et faire découvrir mes traditions. En quoi consiste exactement votre projet Diwan ? Pour l'instant, ce sont deux albums de reprises de chanteurs de mon Maghreb natal. Certains d'entre eux sont d'immenses stars. Il faut savoir que l'Égyptienne Oum Khalsoum a plus de public que les Beatles et les Rolling Stones réunis. Mais il y a aussi des chanteurs dans les années 50 qui avaient immigré en France bien avant nous. Ils posaient alors un regard à la fois chaleureux et ironique sur la France qui les accueillait... Leurs chansons étaient des chansons populaires dans lesquelles ils parlaient d'amour, de douleur, de bonheur. En fait, les sujets sont les mêmes aux quatre coins du monde. Aujourd'hui, vous êtes donc le lien entre la tradition et la modernité. Tout à fait. De toute façon, la musique nouvelle ne peut pas se passer des musiques traditionnelles.Recueillis par Ch. GAYRAUD, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Hergé et Tintin
Hergé, l'immortel, aurait fêté ses 100 ans.Le père de Tintin, né en 1907, est décédé en 1983.Un héros universel, avec son petit reporter à houppette, Hergé - de son vrai nom Georges Rémi - a jeté les bases d'un art total, trop rapidement catalogué depuis, bande dessinée. Et c'est bien là tout le problème, celui de la reconnaissance définitive d'un artiste à part entière qui a vu ses œuvres enfin présentées cette année pour son centenaire à côté de celles de Matisse ou de Picasso à Beaubourg. Hergé est né le 22 mai 1907 à Bruxelles. On sait désormais tout de sa vie. Jamais un auteur contemporain n'a suscité autant d'ouvrages à son sujet. A croire que le sujet est inépuisable au point aussi d'avoir été celui de thèses très sérieuses d'universitaires, ce qui étonnait le père de Tintin. Dans sa jeunesse, il noircit ses cahiers d'écoliers et échangera au début des années vingt son nom contre celui que composent ses initiales inversées, RG, Hergé. Avec Totor, patrouille des hannetons Hergé fait ses débuts et impose cette fameuse ligne claire, un dessin sans charge superflue, riche, puissant et au relief plein de vie. Quand en 1929 il publie dans le journal Le Petit Vingtième les aventures au pays des Soviets d'un jeune journaliste flanqué de son chien Milou, Hergé sans le savoir, conduit par son génie, a créé un personnage immortel. En prime, Hergé qui comprendra vite que son héros devient une référence se servira de lui pour expliquer ou tenter de faire comprendre les conflits qui déchirent les années trente ou encore l'explosion économique des États-Unis. Les Cigares du Pharaon, Le Lotus Bleu, Le Sceptre d'Ottokar ou L'Oreille cassée pour ne citer que ces quatre albums sont autant de témoignages sur le vif des grands tournants qui allaient précéder le second conflit mondial, de la Chine envahie par le Japon aux révolutions sud-américaines. C'est en 1948 que Hergé, inquiété en Belgique à la libération, reprendra Tintin. Et ce sera un feu d'artifice avec des bijoux comme On a marché sur la Lune ou Tintin au Tibet, Les Bijoux de la Castafiore que Casterman réédite aujourd'hui dans leurs livrées d'époque. Au total, Hergé fera vivre vingt-trois aventures à Tintin. Une sera inachevée car Hergé meurt le 3 mars 1983 en pleine gloire. Tintin et l'Alph-Art marquait sa passion pour l'art moderne, lui Hergé, inconditionnel et ami d'Andy Warhol. Alors Hergé, l'immortel ? Sûrement car il est étranger aux modes, une référence incontournable et connu dans le monde entier où en cette année de son centenaire se sont bousculés à Paris, Stockholm et Québec les expositions et les hommages.Jean-Laurent TRUC, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

U2 et Cannes
U2 fait son show en haut des marches de Cannes. Crédit Photo : AFP/A-C.Poujoulat U2 fête par un mini-concert en haut des marches du palais le 60e anniversaire du Festival de Cannes, le 19 mai 2007 Le groupe irlandais a donné samedi soir un mini-concert en haut des marches du palais du Festival de Cannes, avant la projection du film "U2 3D". Un tel concert en haut des marches était une première à Cannes. D.H. (avec agence) - le 20/05/2007 - 12h56 U2 a tenu a fêter dignement le 60e anniversaire du Festival de Cannes : du haut des fameuse marches du palais du Festival, le groupe de rock irlandais a donné samedi soir un mini-concert de dix minutes et deux chansons, juste avant la projection du film "U2 3D", sous les yeux d'une foule impressionnante composée de milliers de spectateurs. "Bon anniversaire Cannes ! Un, deux, trois, soixante !", a lancé le chanteur Bono, en français, avant d'entamer le morceau "Vertigo". "Ca plane pour moi", a ensuite lâché Bono, visiblement ravi d'être là et toujours en français. "Cette plage, j'y ai couché souvent !", a-t-il ajouté en pointant le doigt vers la mer, avant d'attaquer "Where the streets have no name". Le quatuor irlandais, composé de Bono, The Edge (guitare), Adam Clayton (basse) et Larry Mullen Jr. (batterie), était vêtu de tenues décontractées et non des smokings de rigueur, avec par exemple une casquette kaki, une veste militaire noire et des lunettes de soleil ronde à la John Lennon pour le chanteur. "All you need is love", glissait-il d'ailleurs au milieu des paroles de cette seconde chanson. Comme c'est le cas dans les concerts de sa dernière tournée, U2 a tenu à ouvrir et refermer ce mini-concert par la chanson "Wake up" du groupe canadien Arcade Fire, diffusée sur la sono. Javier Bardem fan L'ambiance extatique qui régnait dans la foule évoquait davantage un méga-concert de stade qu'un festival de cinéma. Des spectateurs avaient accroché aux barrières des banderoles à la gloire du groupe. D'autres n'étaient pas au courant de sa venue et ont eu la surprise d'assister à ce moment de musique. Certains ont même eu la chance d'obtenir un autographe de Bono à l'arrivée du groupe dans deux grosses berlines noires en provenance de son palace. Ce mini-concert, qui avait longuement mobilisé l'organisation du festival, a retardé la projection de "U2 3D". Mais personne ne songeait à en tenir rigueur au groupe. Certains spectateurs se disaient au contraire frustrés que le concert, une première dans l'histoire du festival, n'ait pas duré davantage. Dans le public des invités à la projection, on apercevait notamment l'acteur espagnol Javier Bardem, à l'affiche du film des frères Coen "No country for old men", en compétition à Cannes. Manifestement fan du groupe irlandais, Bardem, lunettes de soleil à la Bono sur le nez, faisait le spectacle et ne boudait pas son plaisir, en se déhanchant frénétiquement au son des tubes de U2 diffusés par la sono avant même l'arrivée du quatuor. "U2 3D" est un film en 3D tourné pendant sept concerts donnés par U2 en 2006 en Amérique latine durant la tournée "Vertigo". La version projetée à Cannes dure 55 minutes, tandis que la version finale devrait s'étendre sur 80 ou 90 minutes. La sortie du film dans les cinémas 3D des Etats-Unis est prévue pour l'automne. Actualité(s) similare(s)

Army of Two
New albums from Tori Amos and Björk. by Sasha Frere-Jones May 7, 2007By the time Tori Amos was thirty, she had been through several drafts of a career. A child piano prodigy, she was the youngest person ever to attend the Peabody Conservatory of Music, in Baltimore. (She was five when she auditioned.) In her early twenties, she was the lone woman in a rock band called Y Kant Tori Read. (The group released a single album, which sold fewer than ten thousand copies.) In 1992, after some wrangling with Atlantic Records, whose executives were apparently dubious about the commercial potential of what they called “this girl-at-her-piano thing,” she released a solo album, “Little Earthquakes,” on which she sang about Christianity, body image, and, in the remarkable song “Me and a Gun,” rape, often with the force and sometimes even the sound of her idol, Robert Plant. “Little Earthquakes” was the first in a series of albums by Amos which helped prove that a girl at her piano could make songs that were as artistically complex and, sometimes, just as popular as those of a shaggy boy with an electric guitar.A year later, the Icelandic musician Björk released her first solo album, “Debut.” Like Amos, Björk had recently left a rock band full of men, the Sugarcubes, a successful independent group and the fourth she had been in since she started playing piano and singing publicly, at the age of eleven. Björk’s main instrument is her voice, a glassy, elastic alto with the sonic power and range of an electric guitar. She found inspiration in dance music and the electronic instruments used to make it, increasingly avoiding anything resembling a traditional rhythm section. Amos’s music draws on the baroque songwriting and melodramatic vocals of Kate Bush and the long, expert melodies of Joni Mitchell, and she favors a lineup of bass, guitar, and drums behind her piano.Amos and Björk are now in their early forties, mothers and artists in a market that has shown little interest in promoting women much over the age of consent, especially avowed feminists who invoke goddesses and (in Björk’s case) will wear a swan in place of a ball gown. Both are releasing new albums this month. Stylistically very different, Amos’s “American Doll Posse” and Björk’s “Volta” are two examples of how a female pop musician can maintain her career without compromising her politics.In a recent interview with the online magazine Pitchfork, Björk said of “Volta,” “It’s sort of maybe trying to put out some good vibes for the little princesses out there.” She added, “All they want to do is be pretty and find their prince, and I’m, like, what happened to feminism?” Her lyrics are usually less direct. One form her feminism takes is simply ignoring conventional wisdom. Many artists would hesitate to appear on an album cover, as Björk does on “Volta,” in what seems to be an enormous dodo-bird suit covered with a melted sangria candle, especially an attractive woman who could win over all sorts of people by wearing, say, a tighter dodo suit.The album begins with a rebuke to the White House: “Earth Intruders,” an odd and boisterous song inspired by a visit that Björk made to Indonesia after the 2004 tsunami. There she envisioned a wave of people taking political action, an image that she described to Pitchfork: “Maybe a tsunami of people would just come and hit the White House and scrape it off the ground and do some justice.”The music for the song was provided by the ubiquitous producer Timbaland, who in 1999 sampled her majestic track “Jóga” for a remix of Missy Elliott’s song “Hit ’Em wit da Hee.” On “Earth Intruders,” Timbaland bisects a clomping dance with nasty synthesizer howls. Björk begins singing in her full-chest voice—one of pop’s most reliably ecstatic stimuli for the past fifteen years. “Turmoil . . . carnage,” she says, dragging out each word. She speaks the chorus at low volume, nestling the words in the blend of live drum sounds and digital cries: “Here come the earth intruders; there’ll be no resistance. We are the cannoneers, necessary voodoo.” “Earth Intruders” alludes only briefly to her Indonesian epiphany: “And the beast with many heads and arms rolling, steamroller.” Björk has no obligation to make her politics explicit, but it’s a shame that she keeps her anger cloaked. (Of her intentions for “Volta,” she has said, “It’s 2007. It’s not some hippie shit—‘go-back-to-your-roots.’ It’s all march forward.”) Had she included one or two specific references—Washington, cowboys, Black Hawk helicopters—“Earth Intruders” could have grown fangs without becoming preachy.Björk’s collaborators on “Volta” are eclectic to a fault: the Congolese group Konono No. 1, which plays amplified kalimbas; the frantic drummer Brian Chippendale, of the American duo Lightning Bolt; a ten-piece all-female Icelandic brass band; and a Chinese pipa player, among others. This musical solicitude is a testament to Björk’s fearless curiosity, but her restlessness can be wearying. When disparate teams of musicians attempt to realize one musician’s ideas, every song becomes yet another stone turned over rather than one put in place. On “Volta,” melodic motifs rarely repeat the way they do in most songs, and many of Björk’s vocal performances feel like improvisations.In “Vertebrae by Vertebrae,” the brass band plays a low chord twice, then moves up a whole step to play another chord four times, and then stops. Though you’re hearing a live band, the music has the feel of a loop, like a Steve Reich ostinato slowed way down. Twice, the music dissolves into parallel sheets of sound; Björk’s voice is reproduced electronically, creating a harmonic foam, while the horns play discrete lines. There’s a looped beat in the murk somewhere, though no one seems to be playing to it, and it’s hard to identify a motif, despite a surfeit of melodic material. “Vertebrae” is one of many songs in which Björk—who grew up with the simple populism of punk, and who launched her solo career by exploiting the equally basic populism of dance beats—makes music that has little to do with pop. Several horn passages in “Vertebrae” and “Wanderlust” have a hypnagogic grace, and “Pneumonia,” one of the few tracks not cluttered with sound, presents a gorgeous chamber-music-style arrangement of horns and voice for what could be Björk’s mission statement: “To shut yourself off would be the hugest crime of all.”Shutting off is not often a problem for Amos. “American Doll Posse” is aggressive and, occasionally, overstated; Amos fans who have complained that they haven’t heard from “the real Tori” in a while will be relieved. In the past three years, Amos has released only one complete album, “The Beekeeper” (2005), which buried her natural vigor under music that occasionally incorporated gospel and R. & B. but in the end was lax and weirdly docile. “American Doll Posse” returns to her music of the nineties: fired-up songs centered on the piano, her robust singing, a rhythm section, and loud guitar playing more indebted to the seventies than to the ohs.The album title refers to characters that Amos created for the record: Pip, Tori, Clyde, Santa, and Isabel. These women appear on the cover, five Amoses digitally manipulated to occupy a single space. The one called Tori has long, straight red hair and bangs, wears a floor-length dark skirt, and holds a chicken. (The concept owes much to the work of the artist Cindy Sherman.) If you do some research, you can figure out which character sings which track, but this is unnecessary. Amos has always played a variety of characters in her songs; it wouldn’t be a stretch to say that her work is concerned primarily with how different women experience the world. (Amos once said in a television interview that she was elected homecoming queen simply because she had made an effort to talk to all the girls in her high school.)Amos’s album, like Björk’s, begins with a rebuke to the Bush Administration: “Yo George,” a dirge for piano and voice, in which Amos (as Pip) sings about the “madness of King George” and asks, tremulously, “Where have we gone wrong, America?” She must know that the public-service announcement is a dicey gambit; the song is only eighty-five seconds long. On “Big Wheel,” a rhythmically assured rock song that features a distorted slide guitar, Amos sings as a woman who is claiming her independence: “Baby, I don’t need your cash, mama got it all in hand now.” And in “Secret Spell” she sings to a younger woman, maybe herself: “Jumps at three, tears at thirteen, just turn you around for eighteen wheels in a high heel, just turn you around, sold a dream at twenty-three.” The guitars on “Secret Spell” are reminiscent of songs by R.E.M., a group whose plangent, chiming guitar style has not been reprised in the twenty-first century as often as, say, U2’s has.Amos’s anger is appealing, especially when she’s parsing gender stereotypes. She takes on the acronym MILF—a term that “Tori” decides she likes—and a more ageless insult, “fat slut,” which becomes a character in a song of the same name. Björk’s concerns on “Volta” tend to be more global, but “Declare Independence,” a brief punk rant, contains a lyric that would work just as well in a song by Amos: “Declare independence. Don’t let them do that to you. Make your own flag. Raise your flag! Actualité(s) similare(s)

Jean Paul Montanari
Jean-Paul Montanari, vache sacrée de la culture frêchienne. PORTRAIT. Depuis 27 ans Jean-Paul Montanari se promène, discret, dans les coulisses de la culture montpelliéraine. Sa fierté : avoir érigé le festival Montpellier-danse en incontournable. Il y a d'abord ce physique. Immuable, dirait-on, depuis 27 ans qu'on le croise : quelque chose qui touche à un dandysme un peu inquiétant façon Nosferatu. Il y a cette réputation aussi qu'alimente sa quasi-invisibilité : jamais un dîner en ville, jamais un cocktail. Un moine-soldat qui le soir écoute Vivaldi en boucle et ne s'octroirait qu'un luxe : quelques séjours à Marrakech pour retrouver les senteurs de son Algérie natale. Dans une chambre louée à la nuitée, précise-t-il pour la rumeur qui le dit opulent. Jolie chambre, beau riad, mais louée. Ainsi va Jean-Paul Montanari, vache sacrée de la culture montpelliéraine, maître de ballet du Versailles frêchien, plus ancien encore dans l'ordonnancement des fêtes que le Surintendant Koering. Cette proximité, cette ombre dansante dans celle si massive de Georges-le-Magnifique lui a d'ailleurs valu le surnom un peu cruel de "Montalamairie". Mais Jean-Paul Montanari n'en a cure : il revendique à l'égard de Georges Frêche «fidélité, amitié, fraternité. Malgré - et plus encore à cause de - l'annus horibilis qui vient de s'écouler. Et jusqu'à ce que la Camarde m'emporte, dit-il. Qu'est-ce que ça voudrait dire l'indépendance ? Je ne suis pas un artiste. Et même les artistes... Michel-Ange peignait ce que voulait le prince ». Voilà : évacué ce récurrent débat montpelliérain sur la garde culturelle qui fait à Georges Frêche, et jusque sur les bancs des prétoires, un rempart jamais lézardé. Tout au plus regrette-t-il que la tempête médiatique des derniers mois, au seul nom de Montpellier rende plus frileux ou plus méfiants les médias parisiens. Car pour le reste ce ne sont pas les satisfactions qui lui manquent : sa Sixtine à lui -aux murs blancs - c'est cet ancien couvent, ancienne prison pour femmes, devenu Cité Internationale de la Danse. Son bureau y est monacal mais lumineux. Sa cathédrale, ce festival Montpellier-Danse qui, avec ses 30000 spectateurs, la richesse, la hardiesse de sa programmation depuis 27 ans, est devenu le plus important d'Europe. Et sa fierté, c'est cela : avoir façonné un public prêt à se frotter aux plus biscornues expériences de la danse contemporaine. Le plus récent souvenir est celui, l'an dernier, du Ah, Ah de Maguy Marin où huit "danseurs" qui ne dansaient jamais riaient sur scène pendant une bonne heure. Le public ne broncha qu'à peine : il est loin le temps où, pour la première venue de Merce Cunnigham, un spectateur avait crié : « Va apprendre à danser chez Béjart ! » Mais que ce soit pour Ah, Ah ou pour Béjart justement, Georges Frêche n'a jamais plaint un sou à une aventure qui ne risquait guère de verser dans l'électoraliste facilité populaire : la danse fille aînée de la politique culturelle montpelliéraine. Le reste est affaire de chance et de talent de dénicheur. Pour la chance, il y eut la ren- contre avec Dominique Bagouet, bien sûr : douze ans d'une relation forte, chaleureuse jusqu'à ce que le sida emporte le chorégraphe en 1992. L'édition 2007, avec de nombreuses reprises de ses œuvres, lui est « un clin d'œil » : Montanari n'aime pas le mot hommage. Le talent de dénicheur, lui, va de soi : tout ce qui compte, a compté, comptera dans la danse contemporaine passe par Montpellier. Et quant à ces 60 ans dont le seuil vient d'être franchi, qu'importe : la silhouette n'a pas changé en 27 ans. Elle restera bien immuable quelques années de plus (et en tout cas jusqu'aux municipales de 2008...) J.V., Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Pink Martini
Album: Pink Martini Hey Eugene!, WRASSE By Andy Gill Published: 18 May 2007 Few bands appear as well-qualified as Pink Martini to dabble with the diversity of world music that appears on Hey Eugene! The band's gadfly approach, flitting from style to style, seems partly a reflection of its members' mixed-race upbringing, with the vocalist China Forbes having a black mother and French/Scottish father, and the Asian bandleader Thomas Lauderdale having been adopted into a family alongside both black and Persian step-brothers.But there's something fundamentally dissatisfying about their touristic attitude here, each individual style being treated to a glossy lacquer of cabaret kitsch that detracts from its ethnic origins, making the restless shuttle through global forms more of a souvenir-hunt than a serious enterprise. Do we really need to hear an Arabic piece like "Bukra Wba'do" performed as if by a palm court orchestra?Individual elements stand out, like the romantically aspirant lone horn that haunts "Everywhere", and the funky harp applied to the Latin shuffle "City Of Night"; but this is an exercise in style rather than substance, an experience which I imagine is much more rewarding on stage than on record. © 2007 Independent News and Media Limited Actualité(s) similare(s)

Ian Curtis
Control Un film d'Anton Corbijn. Biopic radical d'une beauté dépouillée, Control retrace avec rigueur le parcours brisé de Ian Curtis, le chanteur de Joy Division et rend hommage à son génie.(2007, UK / Australie / 119 mn) Avec : Sam Riley, Samantha Morton, Alexandra Maria Lara …Synopsis : La vie et la mort du chanteur Ian Curtis, leader du groupe mythique de rock anglais des années 70 Joy Division. Dévoré par ses démons, tiraillé entre sa vie de famille, sa gloire naissante et son amour pour une autre femme, Ian Curtis s'est suicidé le 18 mai 1980 à la veille de la tournée américaine du groupe qui s'annonçait triomphale. Ian Curtis a changé le rock sans le vouloir, sans le savoir.http://www.arte.tv/fr/1575098.html"Pour fêter la présentation de "Control", d'Anton Corbijn, le groupe New Order était attendu au complet. Mais comme le trio s'est séparé il a quelques jours, chacun des membres est venu de son côté. Autant dire que le concert surprise (dont faisait état une rumeur) n'était pas à l'ordre du jour." [source : l'espresso de Télérama] A ce propos j'ai mis une longue entrée en anglais dans mon blog dans cette langue. Par ici les curieux : http://alterdudes.blogspot.com/ Hasta la vista..! Actualité(s) similare(s)

Stephen Frears
Stephen Frears président à Cannes. Crédit Photo : TFM Distribution Le réalisateur Stephen Frears Pour sa 60e édition, le festival de Cannes a choisi de confier la présidence du jury à Stephen Frears. Le cinéaste a sorti dernièrement avec succès "The Queen", satire de la monarchie britannique. Un Anglais sur la Croisette. Le cinéaste anglais Stephen Frears, auteur de The Queen, satire de la monarchie et formidable succès au box-office, présidera le jury du 60e festival de Cannes, qui aura lieu du 16 au 27 mai, ont annoncé vendredi ses organisateurs. "C'est bien sûr un honneur, mais aussi un plaisir de pouvoir découvrir des films sensationnels, venus des quatre coins du monde, surtout dans une ambiance aussi prenante. God Save Cannes ! et la Reine, bien sûr", a affirmé le réalisateur, cité par un communiqué des organisateurs. Le président du festival Gilles Jacob s'est dit "particulièrement heureux" de voir le réalisateur accepter sa proposition. "Nous rendons ainsi hommage à ce grand cinéaste inspiré, tout à sa liberté d'esprit et à son plaisir de filmer", déclare Gilles Jacob, estimant que "le 60e festival se place d'ores et déjà sous une bonne étoile, celle de l'intelligence, de l'esprit et d'une certaine impertinence". Révélé par My Beautiful Laundrette en 1985, Stephen Frears avait présenté Prick up Your Ears en 1987 en sélection officielle à Cannes, où le film avait été primé, rappellent les organisateurs du festival. En 1988, Les Liaisons dangereuses" avaient "consacré son succès international", poursuivent-ils, et Stephen Frears "alterne depuis, avec un égal bonheur, les grands films de genre (Héros Malgré lui ou Les Arnaqueurs) et les "sujets plus intimistes ou engagés" (The Snapper, High Fidelity, ou Dirty Pretty Things)". Sorti à l'automne dernier, The Queen, son plus grand succès en Grande-Bretagne, a valu à son interprète principale, Helen Mirren, le prix d'interprétation féminine au festival de Venise 2006. Actualité(s) similare(s)

La Flèche d'Or
La gratuité, astuce controversée du café-concert La Flèche d'Or.Quatre concerts par soir, tous les jours de la semaine. Et le week-end, clubbing en sus. A chaque fois, de l'inconnu, du pointu, de l'imprévu, le tout gratuit et en continu. En lançant, il y a deux ans cette formule audacieuse, La Flèche d'or, café-concert perdu au fin fond du 20e arrondissement de Paris, est devenu un lieu incontournable du circuit musical pop rock, rap ou électro.Dans cette ancienne gare de la petite ceinture, on vient écouter les découvertes qui se transformeront peut-être en révélations dans quelques mois, les trésors cachés de l'underground international. Mais le lieu est aussi récemment devenu programmateur d'artistes confirmés. Au point que d'autres salles parisiennes s'inquiètent de cette concurrence.Car la formule de La Flèche d'or, inventée par Sergeï, programmateur et ancien manager du groupe rock Kat Onoma, repose sur une astuce juridique : il ne s'agit pas de concerts, mais de "showcases" d'une durée inférieure à trente minutes. La salle réalise ainsi une économie substantielle : les groupes ne sont pas payés, seulement défrayés ; nul besoin donc d'établir une billetterie, même gratuite. Le chiffre d'affaires provient du bar.Pour Sarah Schmitt, responsable d'une autre salle parisienne, Le Nouveau Casino, la présence croissante de têtes d'affiche en concert (Laurent Garnier, Syd Matters...) - certes mini, mais toujours gratuite - "ressemble à de la concurrence déloyale pour les petites salles de concerts classiques, de jauge identique, qui rémunèrent normalement les artistes". Et un risque réel pour leur économie, déjà précaire."Nous prenons soin de faire jouer les groupes connus à des dates éloignées de leur tournée. Il n'y a pas de concurrence réelle, rétorque Sergeï. Permettre à une audience plus large de découvrir des artistes ne peut que leur apporter un public supplémentaire. J'en suis persuadé."Pour Sergeï, la formule de La Flèche d'or permet de "faire le lien manquant entre la salle de répétition et les premières véritables scènes. Un groupe comme Pravda (désormais première partie d'Indochine ou de Placebo) a joué dix fois en 2006. A chaque prestation, leur public grossissait." L'entrée libre permet aux convaincus d'amener leurs amis. "Personne ne paierait même 5 euros pour voir un groupe débutant qu'il ne connaît pas."Le réservoir de talents s'appelle Internet. "On y repère et engage la majorité des groupes qui passent ici", explique Matthieu Blestel, responsable de la communication et du site de La Flèche d'or. Très fourni en information sur les groupes, en archives audio et vidéo, il participe à l'énergie et la réussite du lieu.La Flèche d'or, 102 bis, rue de Bagnolet, Paris-20e, tél. : 01-44-64-01-02. Site Internet : www.flechedor.fr.Odile de Plas, Le Monde Actualité(s) similare(s)

Nouvelle Antenne à Montpellier
"7L" une nouvelle venue dans le paysage télé. J moins 20 jours. Le compte à rebours à commencé dans les locaux à peine achevés de "7L TV". Cette nouvelle chaîne locale fera son entrée dans le paysage audiovisuel montpelliérain le 4 juin prochain, sur le réseau hertzien, puis la TNT (1).Dans les 1300 m2 aménagés au bout de l'avenue de La Pompignane, le matériel sort à peine des cartons et les huit journalistes qui ont été recrutés se familiarisent avec le nom des prochains candidats aux législatives. Les sujets réalisés sur le scrutin serviront de tests en grandeur nature pour l'équipe dirigée par Jean-Yves Davril dont l'objectif est d'être au point en septembre prochain. «Le départ est un peu acrobatique mais d'ici la fin août on va pouvoir mettre petit à petit la grille en place.» indique le directeur d'antenne de "7L". «La chaîne qu'on a imaginée sera à l'antenne en septembre. C'est aussi pour ça que pour l'instant on reste assez discret en terme de communication» ajoute Jean Brun, le rédacteur en chef, ancien de France 2 et de L'Équipe TV. "7L" a été conçue comme une «chaîne d'info au sens large à la différence d'une chaîne de divertissement». «L'esprit de base c'est d'être une chaîne d'information généraliste» reprend Jean-Yves Davril qui cite Télé-Lyon Métropole (TLM) en guise de référence. «Il n'y aura pas de programme diffusé qui ne soit réalisé par des journalistes» insiste Jean Brun. Et des moyens importants ont donc été mis à la disposition de l'équipe : un studio d'environ 180 m2 a été aménagé et sera habillé d'un décor dont la livraison est attendue le 31 mai. Cinq salles de montage indépendantes ont également été mis à disposition d'une équipe qui émettra à partir du juin au matin. Le paysage audiovisuel montpelliérain s'enrichira d'une antenne. (1) Sur le canal 34 pour le réseau hertzien puis, ensuite sur la TNT, peut-être en janvier 2008. "7L" pourra donc être captée de Lunel aux portes de Sète, puis, via la TNT, de l'ouest du Gard aux portes de Béziers. Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Sharko Rules
nuit belge Sharko royal, Mud Flow souverain. S.L. et M.H.T Beaucoup de monde à la Nuit belge, vendredi. Entre belles découvertes et confirmations. Ambiance fébrile des grands soirs, vendredi au Bota : la "Nuit belge" affiche complet. Les ultimes places, offertes en échange de figurines conformes au casting du film d'animation "Panique au village", partent comme des petits pains. Ambiance de festival rock aussi : le public a accès aux trois scènes, qui accueillent chacune trois groupes; leurs horaires se chevauchant, il va falloir faire des choix, et parfois braver la foule pour accéder aux concerts. La bonne nouvelle (provisoire), c'est qu'il ne pleut pas : les marches extérieures du Bota ont retrouvé leur convivialité légendaire. A l'Orangerie, les Anges (ex-Hulk et 50 Foot Combo) se déchaînent. Leur rock métal façon Queens of the Stone Age explose. Quelques transitions plus posées, mais globalement un mur sonore d'une rare épaisseur. Sur "Boys, boys, boys", Sandra, la claviériste - et rare fille sur scène ce soir -, se donne à fond, passant, plus tard, des choeurs à son Moog qu'elle aime torturer. Gros applaudissements. Déjà, il faut escalader la balustrade de la Rotonde pour espérer apercevoir The Van Jets, jeune quatuor ostendais bourré de talent. Son rock rageur et mélodique, plutôt seventies, fait mouche. L'attitude et le look (noir et blanc, jeans cigarette, cheveux savamment décoiffés) rappellent ceux des Tellers, autre sensation belge du moment - du sud du pays, celle-là, et dans un registre plus pop-folk - qui se produira sur la même scène un peu plus tard, sous les cris hystériques des filles. En attendant, Minerale se produit dans le chapiteau déjà bien rempli. Une belle opportunité pour le groupe bruxellois qui, en un an, a pris une belle assurance et opportunément dynamisé ses chansons pop. Changement d'ambiance, avec Uman, dans la Rotonde. Son reggae qui tourne au ragga gagne les faveurs du public, qui finit par se balancer sur "En avant toute". Il peut aussi se montrer plus mélo. Joshua, lui, brouille les pistes entre punk, rock, electro et hip hop, projections de clips vidéo en toile defond. Il confirmera les bonnes impressions ressenties en 2006. Que du bonheur, enfin, avec Sioen, Sharko et Mud Flow, les trois groupes confirmés de la Nuit - les autres ayant, au mieux, un album à leur actif. Irrésistible, Sharko, alternant les récents morceaux de "Molecule" et de nouvelles versions des anciens, met le chapiteau en ébullition. Le public chante d'une seule voix "Excellent" et "No contest", et déclare, tout bas "Sharko président !". Mud Flow conclut en beauté, avec ses somptueuses pièces pop-rock atmosphériques. "My Fair lady Audrey" s'affiche comme un incontournable, aux côtés de "Tribal Dance" et "The Sense of me"... qui s'envole sur une pluie d'étoiles filantes. La nuit fut belle. La Libre Belgique Actualité(s) similare(s)

Nuits hip-hop
Nuits Botanique La Rumeur fait du bruit, The KissawayTrail aussi.PDG et S.L. Belle affiche hip-hop dans le chapiteau clairsemé. Lyrisme multiforme à l'Orangerie. Il y a de l'électricité dans l'air, mercredi, sous le chapiteau du Bota. Avec l'electro qui sert de fond musical au hip-hop des Bruxellois de Veence Hanao, pour commencer. Dans les traces d'une scène dont TTC ou La Caution sont des groupes phares, ils optent pour l'humour cynique ou au 36e degré dans leurs paroles. Cela fait parfois mouche, mais il y a encore du travail avant d'arriver au niveau de ceux qui semblent être leurs modèles. Décharge electro encore, avec La Rumeur. Si sur leurs albums, les beats sont plutôt minimalistes et sombres, en live, le son est gonflé et surpuissant. Ambiance bien raccord avec le rap offensif de ces incorruptibles activistes. Mais quand La Rumeur prend d'assaut la scène, le public ne se contente pas de battre la mesure avec sa tête, il ouvre grand ses oreilles pour profiter des textes, brûlots politiques à la teneur digne d'éditoriaux radicaux particulièrement inspirés. Un concert intense et oppressant. Hardcore, comme on dit dans le milieu. Difficile donc, pour Rocé, de rivaliser avec le trio qui l'a précédé. Pourtant, lui aussi a une belle plume. Ses textes engagés sont, par contre, mis en contraste avec un hip-hop jazzy pour un résultat final plutôt convaincant. Une découverte de plus. Mots et émotions "Ils s'enchaînent, les mots; se déchaînent, se dégainent, se diffusent", chante, tout doux, Seb Martel. C'est vrai que les mots se diffusent bien dans une Orangerie en configuration assise, plus calme que d'habitude, peut-être aussi plus ouverte aux surprises. C'est Superflu, avec ses chroniques douces-amères, qui ouvre le bal. La voix du chanteur rappelle celle de Murat, avec lequel ce groupe partage aussi quelque similitude musicale, entre chanson et rock. Après avoir acquis "l'asile discographique" en Belgique, dit-il, "vu les événements politiques récents en France, on pense déménager chez vous". Avec Seb Martel, on descend d'un cran dans le ton, mais on monte dans le poétique étrange. Surtout quand le trio multi-instrumentiste adopte des textes de Fred Poulet ("L'amour parfois peut tenir au fait qu'un lacet ne tient pas", dit l'histoire). On n'est pas étonné d'apprendre que les Français, deux albums à leur actif, ont des affinités scéniques avec Camille et Mathieu Chedid. Mais la plus belle surprise de la soirée, c'est le groupe danois The Kissaway Trails. Un rang de cordes électriques (une basse, trois guitares) solidement planté à l'avant-scène, plus un batteur. De l'énergie à revendre, de l'émotion, des voix (en duo, voire en quintet) à la Travis qui s'étirent sur une puissante base rock : un lyrisme épique qui lorgne vers Arcade Fire. On est chamboulé. Il faut quelques minutes pour replonger dans l'ambiance feutrée de Peter Von Poehl, auteur de "Going to where the tea trees are", une perle folk-pop. Outre ses guitares et son harmonica, le Suédois a amené batteur, claviériste et bassiste-saxophoniste. On regrette l'absence des autres cuivres, mais "le frisson" Von Poehl est là. Sauf sur "Going to where" gâché par un souci technique et des synthés désordonnés. Mais l'inédit "Lost in space" rattrape largement le coup. La Libre Belgique Actualité(s) similare(s)

Petite Babet
rencontre Les jolis voyages de Babet.VINCENT BRAUN La violoniste de Dionysos s'émancipe le temps d'un premier album solo. "Le Marin" témoigne de ses dix ans de musique et de son besoin de se trouver... ailleurs. D.R. Il y a dans son sourire, pour ainsi dire permanent, une gourmandise, un appétit de vie tout bonnement contagieux. Ajoutons un franc-parler tout en douceur, et dans la voix un grain d'insouciance et la mélodie d'une cigale lissée par la capitale. Ce qui fait de Babet un sacré (petit) bout de femme qui brille comme le soleil de Montpellier, d'où elle est originaire. Une musicienne, sinon née, menée très tôt sur le chemin des sons. Violon à cinq ans, guitare à l'adolescence (offerte par son premier grand amour) et une rencontre déterminante à 18 ans avec Mathias Malzieu, le lutin tragique de Dionysos, l'un des groupes de rock français les plus originaux. Les débuts d'une aventure musicale qui se poursuit aujourd'hui et dans laquelle elle joue forcément des cordes, de violon et vocales également. Sur les routes depuis lors, la donzelle a pris le temps de poser ses valises, quelques jours au moins, et d'enregistrer un premier album dans la foulée de la dernière tournée du quintet. "Cela s'est décidé et tout s'est enchaîné très vite. Quand je suis rentrée en studio, je ne savais pas encore comment j'allais réaliser tout cela." Une procédure d'urgence en quelque sorte, un travail sur le vif, répondant à un besoin très personnel, autant qu'un caprice. Une sorte de bilan des dix dernières années, juste avant de sauter à pieds joints dans la trentaine. Une manière de s'obliger à savoir s'il y avait une autre Babet que celle qui joue de l'archet dans un groupe de garçons. Une façon, aussi, de se prouver qu'elle pouvait faire un disque à elle, et mettre ses talents musicaux à sa seule disposition - elle a d'ailleurs tenu pratiquement tous les instruments. Et en la matière, il est vrai que le terrain est plutôt fertile. "Tout tendre" "Des parents qui me mettent sur la voie toute petite en me faisant faire du violon dès cinq ans, deux soeurs qui jouent du piano une maman qui chante toute la journée, c'est vrai que j'ai baigné dans la mélodie toute mon enfance." De là à pousser la chansonnette comme maman ? "Ma mère, c'était plutôt le gospel qu'elle chantait. C'est quelqu'un de très croyant, au sens spirituel du terme. Quelqu'un qui croit à la parole de Dieu qui s'élève à travers un chant qui exprime quelque chose de très fort." Et comme elle ne tient pas en place, pas étonnant que "Le Marin" parle de départs, de voyages, de trajectoires. "Comme ça fait dix ans que je voyage, le thème s'est imposé de suite. Je suis comme un oiseau, toujours en train de partir ou de revenir. Je ne peux pas rester en place, ni même trop longtemps chez moi. C'est devenu ma vraie nature." Le ton de l'album, quant à lui, est forcément folk, plus que rock. "Le violon et la guitare étant mes deux instruments, je n'allais tout de même pas faire de l'électro. Et quand on ajoute la voix et le fait que j'écrive moi-même les textes, le folk était évident. Le côté rock, je le laisse pour la scène où l'on aura recours à des guitares électriques. Mais sinon, le rock c'est ce que j'écoute le plus à la maison, des choses vraiment dures, genre les Black Keys, bref des chansons qui ne ressemblent pas du tout à mon disque qui est tout tendre." Des cordes très liées N'empêche, quelques morceaux de l'album revendiqueraient volontiers un héritage rock. "Un morceau comme "Cocomoto" est plus dur mais c'est encore gentil à côté de ce que j'écoute d'habitude. Je pense que le ton de l'album est assez apaisé simplement parce que je sortais de la tournée et que, quand tu es dans un état de fatigue, tu n'as pas forcément envie de te mettre du gros son entre les oreilles. Ce disque s'est fait dans une pause et quand on est dans une pause on n'a pas l'énergie de quand on explose. C'est une photo de dix ans prise à ce moment-là." Et puis, sa manière de faire les choses, instinctivement. "Chez moi, les chansons partent avant tout d'une mélodie à la voix. Je me mets à chanter une mélodie qui me passe par la tête puis viennent les accords de guitare qui vont bien avec et, ensuite, seulement le texte. C'est souvent comme ça que ça se passe." Une manière de composer qui semble découler de l'étude du violon, qui est sans doute l'instrument dont les harmoniques se rapprochent le plus de la voix humaine. "C'est vrai ça. En plus mon registre vocal ressemble à mon registre de violon. Peut-être que c'est juste ma façon de m'exprimer et que je m'exprime de la même manière avec l'un ou avec l'autre. Ce qui est rigolo quand j'y pense, c'est que j'ai commencé à mettre des vibratos dans mon jeu de violon quand j'ai commencé à en mettre dans ma voix. Il y a très certainement un rapport entre les deux. Je fonctionne très physiquement avec mon violon, c'est comme un organe, chose que la guitare n'est pas. C'est plus une copine qui me file un coup de main alors que le violon, c'est moi qui m'exprime." La Libre Belgique Actualité(s) similare(s)

Slowdive news
What happened to Slowdive?Slowdive may have broken up in 1995 but most of its members still continue to make music. Forever associated with the short lived but much loved shoegazing genre Slowdive released 3 albums and a number of EP's. For the uninitiated tracks to seek out include `Catch The Breeze', `Machine Gun' and `When The Sun Hits'.Rachel GoswellAs well as being every indie boy's dream girl Rachel Goswell was one half of the vocal team in Slowdive. Goswell is a member of Mojave 3, the alt country (who have recently turned all Powerpop on us) act who have a number of fine albums under their belts. Rachel also released a solo album in 2004 called `Waves Are Universal'. Of late she has been stricken with illness and was unable to go on tour in support of Mojave 3's superb last album `Puzzles Like You'.Neil HalsteadNeil Halstead was the dreamy (background) voice in Slowdive, much of his words getting lost in the reverb. His songwriting skills took a pasting when the bands final album `Pygmalion' was a flop (he wrote most of it) and saw the band getting dropped from Creation records. Thankfully more good times were on the way when along with Goswell and Ian McCutcheon he formed Mojave 3 in 1995 signalling a total reinvention of his signature sound. Halstead released a solo record for 4AD in 2002 called `Sleeping On Roads' but Mojave 3 remains his primary focus.Christian SavilleSaville was guitarist with Slowdive and played in several bands including the Eternal before settling with his current band Monster Movie who have stayed faithful to shoegaze sound of yore. As other members forked off into quieter sonic avenues Saville has gone on to release 4 albums of panoramic dream pop.Nick ChaplainSlowdive's bass player has vanished and not even google's all seeing eye can provide any information on his current whereabouts. Anybody out there with any leads (preferably ones connected to a bass guitarist)? Ian McCutcheonMcCutcheon replaced Simon Scott in 1994 on drums. Slowdive split the following year after the failure of `Pygmalion' but McCutcheon continued his association with Goswell and Halstead with Mojave 3. Simon ScottSimon Scott played drums on most of Slowdive's recordings from 1990 to 1994. On leaving the band he became a session drummer working with the likes of Chapterhouse and St. Etienne. His own band Inner Sleeve enjoyed a short existence on the Fierce Panda label after which Scott played drums with the much undervalued Lowgold. He currently heads up a shoegaze band named Televise who were formed in 2003 on foot of a brief sighting of Syd Barrett.http://mp3hugger.com/2007/03/what-happened-to-slowdive.html Actualité(s) similare(s)

Aereogramme
Official aereogramme announcementIt is with heavy hearts that we tell you all that Aereogramme have decided to split up. Reasons are multiple and complex. It is however fair to say that the never ending financial struggle coupled with an almost superhuman ability to dodge the zeitgeist have taken their toll, ensuring that we just don't have any fight left in us. We are immensely proud of the four albums that we made over the past seven years. We hope that they continue to grow in your hearts. We plan to honor and celebrate the beautiful friendships we have made along the way with these final shows over the summer.MAY30th Aberdeen Musichall*31st Edinburgh Potterrow*JUNE1st Glasgow Barrowlands*16th Glasgow QMU23rd Hurricane Festival. Scheesel, Germany24th Southside Festival. Neuhausen, GermanyJULY27th Omas Teich Festival. Grossefehn, GermanyAUGUST31st Connect Festival. Inverary, Scotland.*Main support to Biffy ClyroWe would like you all to consider our headline show at the QMU in Glasgow to be our farewell UK show and to view The Connect Festival in Inverary as a damn fine opportunity for everyone to see The Jesus And Marychain. The Omas Teich festival is ironically our first festival headline slot. We would love to say goodbye to as many of our German friends as possible here. Flowers will be graciously accepted at all performances.Finally we want to thank you all for listening to our music and coming to our shows over the years. You have given us a glimpse of something truly special.Aereogramme. x. Actualité(s) similare(s)
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