L'annuaire rss de Actuello.com montre les flux rss que le site Actuello.com utilise comme source pour l'annuaire d'actualité
Pub

Bernard Werber
Bernard Werber s'intéresse de près à nous. Mondialement connu comme romancier, Bernard Werber était, avant-hier, doublement accueilli par les Montpelliérains. A l'invitation de la Fnac, pour ceux qui ont lu ses livres, et à celle du Gaumont, pour ceux qui ont eu envie de découvrir son premier long-métrage de cinéma. Expert au rayon littérature, c'est en novice pas nécessairement attendu, mais grâce au coup de pouce de Claude Lelouch, producteur, que Nos amis les terriens, terminé depuis plusieurs mois, va enfin trouver le chemin des écrans (le mercredi 18 avril, notez-le). Un film assez original dans sa forme, sympathique et drôle dans son esprit, et qui invente un regard extérieur pour nous observer, nous, ces bipèdes assez moyennement intelligents, d'un peu plus près... « Je pense avoir réalisé un objet cinématographique non identifié, quelque chose qui sort un peu de l'ordinaire, un film qui n'a pas vraiment de références préexistantes... » Et il est donc tout content de cette forme effectivement inattendue de film "animalier". Même si, assez rapidement, il accepte que le spectateur puisse penser, pour des raisons thématiques ou de dispositif scénique, à Dogville, de Lars von Trier, ou A mon oncle d'Amérique, d'Alain Resnais. Astucieux, le film est composé, à travers le milieu naturel ou dans l'expérience plus confinée de la captivité, d'une série de comportements humains. Plus ou moins bien (et plutôt pas bien du tout) interprétés par des extraterrestres venus de très loin et, bien lui en a pris, jamais montrés à l'écran. Cette intelligence supérieure n'existe que dans le procédé littéraire de la voix off, en l'occurrence celle de l'excellent Pierre Arditi, qui nous contemple visiblement avec une sincère gourmandise. « Il s'agit d'une pensée extraterrestre qui, comme nous quand nous parlons des singes, interprète tout de travers. La même vision, assez froide, sans faire de morale... Un extraterrestre qui n'intervient pas mais qui n'en pense pas moins... » La vraie question, alimentée par cette succession de comportements plus ou moins absurdes, n'étant posée qu'à la fin. Sommes-nous des êtres fréquentables ? J.-F. BOURGEOT, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Printemps de Bourges
Les 30 Printemps de Bourges.Bertrand Dicale, c'est la plume "chantante" du Figaro. Il a vu naître, grandir, mourir et disparaître pas mal d'artistes de la scène musicale et, depuis de nombreuses années, il suit, parmi d'autres confrères, d'une oreille attentive (les deux quand ça vaut vraiment le coup), ce qui se passe au Printemps de Bourges. Il propose aujourd'hui une gourmande mémoire de cette manifestation majeure des "musiques actuelles" qui nous donne rendez-vous en avril pour sa trentième édition. Sous une forme abondamment illustrée (grâce soit rendue à Francis Vernhet, le seul photographe indépendant qui possède des clichés de chanteurs datant d'avant la sortie de leur premier single, une sorte de devin argentique du show-bizz en marche), c'est un parcours du cœur et du combattant, l'histoire jolie d'une petite révolution culturelle devenue une institution respectable. La méthode de Bertrand Dicale est la meilleure : mélanger régulièrement à son historique sérieux et documenté (à commencer par cette fusion improbable à l'époque de la production privée un soupçon rock'n roll et libertaire et d'une grande Maison de la culture), des historiettes et anecdotes pouvant relever de la comédie, du scandale, des grands triomphes et des petites révélations... Bref, la petite histoire dans la grande et le vertige, quel que puisse être le style que vous goûtiez, d'un défilé ahurissant d'artistes. Mondialement reconnus ou toujours vaguement souterrains, mais toujours intéressants. Un livre chaleureux comme le public du Printemps qui, depuis trente ans, a toujours... moins de trente ans."L’Extravagante épopée du Printemps de Bourges", par Bertrand Dicale, Ed.Hugo et Cie. Cartonné et illustré, 190 pages, 29,50 € J.-F. BOURGEOT, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Les Autres Prods
Convaincre sur scène en 25 minutes. Ces derniers temps les sociétés de gestion et de perception des droits des différents métiers du secteur de la musique font surtout parler d'elles dès qu'il est question de piraterie sur Internet, de "gratuité" de la musique et du non-paiement desdits droits qui en découle souvent. Ce qui fait oublier que les sociétés civiles en question consacrent aussi une bonne partie de leur temps et des sommes collectées à l'aide aux artistes émergents.Ainsi la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) a en son sein une commission d'aide à l'"autoproduction" de disques qui, pour la deuxième année consécutive, a décidé de mettre au grand jour son action à l'occasion d'un concert intitulé Les Autres Prods. Quatre artistes et groupes, à L'Aéronef de Lille, le 26 mars et au Bataclan, à Paris, le 29, se sont présentés à la fois au public, nombreux, enthousiaste et aux professionnels (diffuseurs, producteurs, éditeurs, managers...). UN PROPOS RENTRE-DEDANS Chaque année la commission autoproduction étudie plus de cinq cents dossiers pour en retenir une cinquantaine qui bénéficieront d'une aide de 3 000 euros. Le concert est une étape supplémentaire. Les règles en sont simples. Sur scène, chacun a dans les vingt-cinq minutes pour convaincre. Un parrain, à la carrière plus affirmée, est convié au final (à Lille, Loïc Antoine et à Paris, Clarika). La soirée du Bataclan, si elle ne montre pas l'ensemble des propos des musiques actuelles, fournit en tout cas un bon aperçu de certaines de ses tendances fortes. Les Doigts de l'homme, trio acoustique qui oscille avec vivacité entre le swing manouche et une forme de country avec banjo. Marie Cherrier, jeune pousse de la chanson française, un peu timide, un peu taquine - la jeune pousse, pas la chanson. Les Petites Bourettes, groupe qui mêle accordéon et guitare électrique, harmonica et guitare flamenco, rock énervé et fantaisie festive. Fantazio, enfin, à mettre au rayon des inclassables, fanfare bricolée qui vire au rockabilly, avec des moments d'improvisation un peu ovni, le tout emmené par le contrebassiste qui a donné son patronyme à la formation. Les vingt-cinq minutes de prestation poussent généralement, c'est un tort, à vouloir accrocher au plus vite les spectateurs, d'où un propos un peu systématiquement rentre-dedans alors que tous ont probablement plus de contrastes à leurs arcs. C'est ce que l'on perçoit en tout cas chez Les Doigts de l'homme, qui a glissé une chanson dans ses envolées instrumentales au grand galop et qui, par quelques virevoltes, laisse entendre que son plongeon dans les musiques tziganes peut aller au-delà des clichés du genre. Ce sens du contraste, c'est surtout Marie Cherrier qui l'aura affiché. Une attaque dansante, une ballade, une samba, un entre-deux... Elle s'empare avec aisance de la scène, contraste encore avec une voix un peu frêle, un peu enfantine et de jolis textes. Soirée Les Autres Prods, au Bataclan, Paris, le 29 mars.En savoir plus sur les artistes et la mission de la commission : http://www.lesautresprods.fr Sylvain Siclier, Le Monde Actualité(s) similare(s)

La Mouïse live
Le premier album qui soit sorti de la Mouïse.Toujours très bien informé, le Petit Robert nous apprend que le mot "mouise" est issu de mues, qui signifiait autrefois bouillie dans le sud de l'Allemagne. Par extension, il est devenu synonyme par chez nous de misère. Et si Sylvain Arnaux a ainsi baptisé son groupe (avec un trema sur le i), ce n'est pas par effet de manche, si l'on ose dire. C'est justement parce que lui et sa guitare l'ont réellement faite, la manche, à Paris, où ils sont restés deux ans avant de redescendre al pais, à Nîmes donc, en 2003. Rencontré à Paname, Yann Le Floc'h les a suivis derechef, basse en bandoulière, pour redémarrer une nouvelle mouture, plus électrique, de la Mouïse. Et ce en compagnie de Fabien Tolosa, impeccable batteur (qui officie aussi comme Ritchie Peredes aux côtés du New-Yorkais Kevin K). Après une cinquantaine de concerts (dont des premières parties des Wampas et de François Hadji-Lazaro) et une démo 5 titres fin 2005, voilà que déboule Hérésie passagère, le premier album, autoproduit, du trio. Douze titres enregistrés sous la houlette experte de Michel Garcia, l'ingénieur son le plus demandé du secteur, avec le concours certes bref mais efficace de trois amis musiciens du coin, Alex (sax), Hervé (harmo) et Luc (banjo, dobro). Et ça nous donne quoi ? Du rock âpre et ombrageux, cinglant et fiévreux, qui n'est pas sans évoquer, par le choix de s'exprimer en français, Noir Désir. Ce que ne dément pas le chant à la fois rageur, exalté, ne reculant pas devant une certaine dramaturgie, de Sylvain, qui signe aussi tous les textes. Mais qui revendique plutôt une inclination pour Arno, le Tom Waits belge, et pour 16 Horsepower, Nick Cave, Gun Club ou encore Fugazi. « On aime le rock noisy mais on a aussi gardé une fibre plus folk, plus acoustique, dit Sylvain. On ne compte pas sur le disque pour gagner notre croûte, mais pour nous faire connaître, et jouer. » Pour fêter la sortie de l'album, c'est précédé d'une toute jeune formation nîmoise garage-pop punk, Ex-Monaliza, que la Mouïse se produira samedi soir dans unlieu inhabituel pour le rock, la brasserie des Trois Maures. « C'était compliqué à l'Hacienda, où on répète. C'est très difficile de trouver des endroits où jouer à Nîmes, déplore Sylvain. Et puis, on a vraiment l'impression que la culture alternative n'est pas bien vue et que certains voudraient même l'éradiquer. » Au point même qu'une expression a fait florès : pour le rock, ici, c'est... la mouise. Samedi 31 mars, à 16 heures : forum Fnac. A 21 heures, aux 3-Maures : concert, avec Ex-Monaliza en première partie, puis DJ Colo (mix rock).CD en vente (10 €) à la Fnac, à 340-MS, sur internet (en commande sur lesindependants.com et en téléchargement sur airtist.com). M. C. Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Interzone live
Interzone jette un pont de cordes sensibles.RAPPEL Le guitariste de Noir Désir poursuit son aventure avec le virtuose du oud Khaled AlJaramani, Vendredi, à la salle Victoire 2 Une échelle de cordes pincées et grattées, jetée au-dessus de la plus haute des murailles contemporaines ; celle, bien plus mentale que physique, qui sépare Orient et Occident.On pourrait ainsi présenter Interzone mais ce serait aller directement à l'embouchure du projet, à sa formidable ambition et, partant, négliger sa source, modeste mais pure, et se priver de son cours, tortueux mais fascinant. Ainsi est-il bon de rappeler qu'à l'origine d'Interzone, il y a une rencontre de hasard : à Damas, en avril 2002, en marge de la tournée orientale de Noir Désir, son guitariste, Serge Teyssot-Gay, croise chez un ami, Khaled AlJaramani, professeur de oud au Conservatoire de musique de la capitale syrienne. L'instinctif occidental et le savant oriental, qui s'entendent immédiatement, décident de s'écouter et de dialoguer. En octobre 2003, "Sergio" revient à Damas pour donner le projet Contre, avec l'écrivain Lydie Salvayre. Il en profite pour retrouver son nouvel ami et composer avec lui le répertoire de ce qui deviendra, après la sortie en janvier 2005 d'un premier album homonyme, Interzone.On découvre alors le plus jouissif et le plus généreux des échanges musicaux, chacun dans sa langue. A Serge Teyssot-Gay, l'argot du bruit rock, la rage électrique, la brutale modernité ; à Khaled AlJaramani, la calligraphie moyen-orientale, l'éloquence acoustique et l'ancestrale subtilité. Deux langues, vivantes on ne peut plus, qui s'entrelacent comme les serpents du caducée pour tresser cette fameuse échelle de cordes sur laquelle l'émotion n'en finit pas de grimper... Fin janvier dernier, les duettistes explorateurs ont donné une suite à leur aventure commune. Dans ce nouvel enregistrement baptisé Deuxième jour (toujours chez Barclay), ils délaissent quelque peu l'urgence et la sobriété qui présidaient à leurs premières conversations, pour une production plus ample, plus sophistiquée et paradoxalement pluslibre encore. Toujours aussi diserts et inventifs, la guitare électrique et l'oud ont élargi leur dialogue à d'autres voix et instruments. L'entrecroisement des langues rock et arabo-orientale s'en trouve renforcé de nouvelles subtilités : sinuosités chinoises, larmes persanes, figures contemporaines... Dans ces architectures inouïes, complexes, généreuses, l'échelle de cordes au cœur d'Interzone s'avère au final plus fascinante, plus intense, plus sublime encore. Bref, on s'y accroche et on s'élève. Vendredi à 20 h 30, à Victoire 2, mas de Grille, à Saint-Jean-de- Védas. 8 € à 14 €. 04 67 47 91 00. Jérémy BERNÈDE, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Bilal
Enki Bilal : un dernier volet et la reconnaissance totale. C'est un printemps Bilal. Enki Bilal en a fini (provisoirement) avec sa tétralogie commencée il y a dix ans et hantée par le conflit yougoslave (1). La sortie de Quatre ?, son dernier album (Casterman) à l'occasion du Salon du livre, y apporte une conclusion étonnante. Toujours au Salon, Bilal a exposé avec son galeriste Christian Desbois une trentaine d'œuvres, mélange subtil de ses époques, originaux à l'air libre, sans la barrière de la vitre, face à un public conquis. Enfin, samedi dernier, lors d'une vente aux enchères à Paris, Enki Bilal a été reconnu, validé comme un artiste contemporain à part entière, un peintre dont l'une des diverses expressions est la bande dessinée, une autre le cinéma ou l'écriture. En trente- deux tableaux, le chiffre de 1,3 million d'euros sous le marteau du commissaire d'Artcurial a été atteint, avec une pointe à 150 000 € pour la toile Bleu Sang achetée dix fois moins cher il y a dix ans environ. Une entrée en fanfare dans un monde fermé pour un homme discret, sensible. Enki Bilal, sous les poutres blanches de son atelier parisien, reste serein en ce lundi matin, deux jours après la vente et la sortie de Quatre ?. « J'ai exorcisé ma propre histoire avec le destin des trois orphelins, Nike, Leyla, Amir, héros de mes albums qui, en fait, aurait dû être rassemblés en trois opus. Mais c'était impossible, trop riche, trop de matière. J'ai sauvé mes personnages, je me suis fait plaisir avec une fin légère, ouverte. Il y a un peu de moi dans Nike. Il m'impressionne. Je ne sais pas tout de lui ». Dans ce dernier volet, Bilal a amplifié le rôle du méchant initial, le manipulateur Warhole, devenu peu à peu le rédempteur, une entité extra-terrestre « totalement lucide sur les humains et qui décide de les aider. On n'en saura que ce que Warhole a voulu dire à Nike, résumé dans un bref synopsis brûlé par Leyla ». Du Bilal à l'état pur, fin sourire aux lèvres, qui sait manier humour avec un joli clin d'œil à Godard, tendresse, ironie, scène de rupture conjugale dont il fait un moment d'art pur. Warhole un dieu ? : « La religion est omniprésente bien que je sois athée. Le 11 septembre est une obsession. J'avais imaginé le pire et il s'est réalisé ». Le regard de Bilal se voile d'un coup, concentré. Sur la vente (la plupart des tableaux sont partis à l'étranger), modestement, il s'avoue « très fier. Cela change le regard porté sur la bande dessinée ». Bilal ne peut se retrouver en manque : « Inenvisageable de ne pas avoir d'autres projets. J'ai déjà écrit une dizaine de pages. BD, film, qui sait, mais avec une volonté de relance et de rupture graphique ». Le thème ? « Pourquoi pas l'écologie. L'état de la planète est une épée de Damoclès. Nicolas Hulot a raison. Les politiques ont des échéances courtes et ne sont pas assez déterminés. Dans la campagne actuelle la culture est absente. L'art révélateur des angoisses les pointe du doigt ». A l'écoute, Enki Bilal, l'homme et l'artiste ne sont jamais en sommeil. (1) Trois titres déjà parus : Le Sommeil du Monstre, 32 Décembre, Rendez-vous à Paris. Bilal sera le vendredi 27 avril à la Fnac de Montpellier pour un Forum exceptionnel Jean-Laurent TRUC , Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Auregan
Petit message sympa que j'ai eu à travers mon blog...Le voici : "Bonjour, Comme tu tiens un blog sur la musique, je voulais porter à ta connaissance le blog d'une jeune artiste qui s'appelle Auregan. Elle a déjà fait plusieurs concerts en Bretagne mais pour toucher une plus large audience, elle s'ouvre désormais à Internet. Plutôt que de balancer seulement des pistes MP3, elle a pris le parti de communiquer par video. C'est moins habituel mais cela lui permet de mieux coller à ses différents univers. L'actualité de ces prochains jours, c'est le lancement d'un Virtual Tour qui va lui permettre de partager un concert complet gratuitement sur Youtube. Toutes les informations se trouvent ici : http://blog.auregan.net/auregan/2007/03/lancement_du_vi.html Sur le blog, tu as également les paroles des 4 chansons présentées sous la forme de miniclips. Les chansons du Virtual Tour elles seront complètes avec en plus la bande annonce du morceau suivant. N'hésite pas à me faire part de ton feedback sur le concept sur mon mail. Et si en plus tu voulais faire partager à ton auditoire l'info sur ce concept qui je pense est une nouveauté en France, nous n'en serions que plus heureux. :-) Je te souhaite une bonne semaine ;-) Charles Boone." Voilà et bonne visite, aux curieux... Actualité(s) similare(s)

Free Rock Live
Zu & Joe Lally, la crème des têtes brulées. RAPPEL Le trio free rock italien et le bassiste d'un monument post hardcore américain sont en concert aujourd'hui. Attention à vos tympans si vous n'avez pas pris vos précautions, ils en feront des confettis. En revanche, si vous avez envie de tenter l'expérience de vous retrouver face à de la musique contemporaine passée à la moulinette électrique, alors foncez avec vos bouchons d'oreilles aux concerts de Zu & Joe Lally. Les trois lascars italiens de Zu donnent l'impression d'être tombés dans une marmite de Stockhausen et de s'être ensuite séchés à coups de Frank Zappa. Une basse, un saxophone ténor et une batterie répandent, la plupart du temps, la stupéfaction en se lançant dans de furieuses courses anti-mélodiques, aux rythmes biscornus et attaqués par des dérapages sonores incontrôlables. Et comme si leur set n'était pas assez musclé, ils convoquent une autre tête brûlée, Joe Lally, ex-bassiste du groupe post hardcore américain Fugazi, dont le son expérimental a influencé bon nombre de groupes punk rock, de grunge et de noise. Fugazi ??? Du célèbre acronyme, évidemment, employé par les GI's en perdition au Vietnam. « Fucked Up, Got Ambushed, Zipped In », en français « Suis foutu, pris en embuscade, peux plus sortir. » L'expérience est une nouvelle fois proposée par les généreux membres de la Taf, indécrottables fouineurs et défenseurs de perles rares. Une nouvelle fois ? Et oui. Depuis un mois, chacune de leur entreprise est couronnée de succès. Mille personnes en deux concerts de hardcore (Eyeless et de Blanck Bomb A) Qui l'aurait cru ? On peut également s'interroger sans arrière pensée sur le fait que Myspace, le portail internet musique que tout le monde fréquente aujourd'hui, s'est adressé à eux pour l'organisation d'une première mondiale à Montpellier, au mois d'avril (lire ci-dessous). Alors, attention maintenant. Si vous parlez de la Taf ou à la Taf, faites-le avec humilité, modestie, sincérité et respect, des valeurs non pas pour lesquelles les membres se battent mais qu'ils s'acharnent à défendre au quotidien. Et si, par hasard, vous entendez parler d'eux, dites-vous également que la surprise sera exacte au rendez-vous. Ce soir, à 20 h, Secret Place, ZI de la Lauze, à Saint-Jean-de-Védas. 9 € et 12 €. Tél : 08 70 23 37 81. Ch. GAYRAUD, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Venus et partis
Le dernier vol pour Venus.Pascal De Gendt Vendredi, le groupe bruxellois a donné son dernier concert. Et a démontré qu'il partait alors qu'il était au sommet de son art. D.R. Vendredi soir, c'était l'heure des adieux. Venus célébrait ses dix ans et en profitait pour tirer sa révérence en conviant son fidèle public à un dernier concert à l'Ancienne Belgique. Et si des invités et des surprises étaient annoncés, ceux qui connaissent le groupe savaient qu'il ne fallait pas s'attendre non plus à un show trop démonstratif. Est-ce ce refus de se concentrer sur autre chose que leur musique qui leur a joué des tours ?L'assistance correspondait, en tout cas, au paradoxe qui aura accompagné Venus tout au long de sa carrière : une belle réputation mais des ventes qui ne décollent pas. Vendredi soir, cela se traduisait par une Ancienne Belgique à peine remplie aux deux tiers. Mais deux tiers de vrais fidèles, comme ils l'ont prouvé tout au long d'un concert qui a duré un peu plus de deux heures. Et les absents, qui ont toujours tort, auront manqué l'occasion de constater que le quintet était un foutu bon groupe. Défilé d'invités Après un échauffement de quelques morceaux, le concert entre dans le vif du sujet quand les violonistes entrent sur scène pour jouer des morceaux du premier album, dont l'intimiste "Don't say you need love" et leur premier mini-tube, "She's so disco", qui se termine en reprise de "Light my fire". De la pop racée, du rock tendu mais aussi des compositions majestueuses que ne renieraient pas quelques song-writers d'Outre-Atlantique : le groupe explore tout le panel musical développé tout au long de leurs trois albums et livre un set conforme à l'image d'esthète de leur leader Marc Huyghens, qui n'est décidément pas un pro de la communication. Les invités commencent aussi à défiler : Francoiz Breut, Lionel et Antoine de Girls in Hawaii, Sacha Toorop, pour un "Beautiful days" secoué, et John et Mika de Ghinzu pour un "Perfect Lover" orageux. L'heure avance et les amplis sont de plus en plus souvent dans le rouge. Loin d'être morbide, ce dernier concert est juste la preuve que Venus a choisi de tout arrêter alors qu'ils n'ont sans doute jamais aussi bien joué sur scène. C'est par un très beau "In the port of Amsterdam" que débute le premier rappel. Une sorte de condensé des influences du groupe, Brel pour l'intensité du chant et Bowie pour la pop sophistiquée. Puis, tous les invités montent sur scène pour interpréter "Bass shivering bass", le dernier morceau du premier album, qui prend des allures "velvetiennes" : une longue intro instrumentale et une seule phrase chantée à l'unisson. Répondant aux acclamations de ses fans, le groupe reviendra jouer un second rappel, seul cette fois, aux allures crépusculaires. Le soleil s'est couché et Venus s'en est allé. Sur la pointe des pieds mais en livrant un chant du cygne de toute beauté. Bon vent. © La Libre Belgique 2007 Actualité(s) similare(s)

Antillais et Homophobe
Des chanteurs antillais taxés d'homophobie.FORT-DE-FRANCE (MARTINIQUE) CORRESPONDANT pour LE MONDE OAS_AD('Frame1'); ode d'expression très prisé des Antillais, la chanson ne se limite pas au "zouk love" inoffensif et vendeur. Les soirées du 30 mars, des prix Sacem 2007 en Guadeloupe et en Martinique, réveillent une polémique sur des artistes locaux dont la renommée se développe au-delà des rivages de leurs îles. Ils ont le tort d'avoir écrit des textes sans conteste homophobes. Sur la sellette : Admiral T et Lieutenant. Le premier est guadeloupéen et vedette du reggae. Son premier disque, en 2001, s'intitule Makoumé, soit "homosexuel" en créole, et il y est question de "brûler des pédés". Le second est martiniquais. Il s'est produit en juillet 2006 au Festival culturel de Fort-de-France, chantant, avec d'autres artistes : "Je bute les pédés", "On n'a rien à attendre de l'Europe, y a que des homos là-bas". Si l'on ajoute un autre Guadeloupéen, Krys, auteur d'un "Mac Doom Dead" où il s'en prend à un Antillais originaire de l'île anglophone de Sainte-Lucie, voisine de la Martinique, et dont la télé-réalité a rendu célèbre l'ambiguïté sexuelle, on comprend mieux l'exaspération d'An Nou Allé, association de défense des gays et lesbiennes noir (es), présidée par Louis-Georges Tin, martiniquais et normalien, mais aussi homo et porte-parole du Collectif représentatif des associations noires (CRAN). Sur place, son représentant, Alain Oncins, veille à dénoncer tous ceux qui dévalorisent les homosexuels. An Nou Allé a déjà demandé que soit retiré à Admiral T le Césaire de la musique attribué en automne 2006, à Paris. Les dérapages de Fort-de-France ont obligé la ville à qualifier de "regrettables" des "incidents que nous ne saurons tolérer". Pour sa part, le délégué régional de la Sacem, Christian Boutant, parle de "malentendu" puisque le titre pour lequel Lieutenant a été nommé (mais pas primé à la soirée Martinique) ne contient pas de paroles homophobes : "Nous ne sommes pas dans une logique de cohabitation avec une démarche d'exclusion, de marginalisation." "JE BANNIS LA HAINE" Les artistes eux-mêmes jurent qu'il ne faut pas prendre leurs mots au pied de la lettre. Krys a présenté ses excuses à Vincent Mac Doom sur un plateau de télé, ajoutant qu'il ne "promeut pas ce genre de message" ; Admiral T a publié un communiqué où il assure être "toujours pour le respect de l'autre et des différences. Je bannis la violence et la haine, qui ne seront jamais à mes yeux une réponse." Son producteur, Don Miguel, regrette que l'association "reproche ad vitam aeternam une chanson ancienne. Engagée contre l'intolérance, elle fait fi de l'amende honorable faite par l'artiste et pratique le harcèlement." D'ailleurs, le titre incriminé n'est plus commercialisé ni interprété ; quant à Lieutenant, il a été victime d'un blogueur qui lui a attribué des appels au meurtre de gays - du coup il a annoncé son intention de porter plainte. Au-delà, cette controverse révèle une société antillaise tiraillée entre des comportements contraires illustrés par le jeune Cyril, vainqueur de la "Star Academy" de TF1, acclamé au nom de la fierté et moqué pour une homosexualité supposée du seul fait de sa voix haut perchée ! D'un côté, une grande permissivité en période de carnaval quand des hommes se déguisent en femmes, de l'autre une distance généralisée avec l'homosexualité, souvent au nom d'une lecture rigide de la Bible, mais aussi provoquée par une organisation matriarcale qui fait dire à Yannick, animateur à NRJ-Antilles qui diffuse les chansons non homophobes des artistes controversés : "Nous honorons les femmes qui mettent au monde des petits hommes qui se devront d'aimer les femmes." Loin des textes sulfureux, Admiral T vient de sortir, comme une profession de foi, la chanson L'anmou épi respè - "amour et respect". Patrice Louis OAS_AD('Top2'); Actualité(s) similare(s)

Disques et Concerts
Galettes rock : pour qui la couronne ? Un panorama des sorties de disques et des concerts du premier semestre 2007. Par Bruno MASI, Gilles RENAULT, Libération. Remballés best of, coffrets quinze CDs et autres rééditions fastidieuses qui ont rituellement saturé les rayonnages de Noël : 2006 s'est clos sur les cris sexy des Brésiliennes CSS qui, faut-il le rappeler, ont coiffé sur le poteau, dans notre palmarès annuel, El Perro del Mar et Arctic Monkeys. La dinde à peine engloutie, 2007 s'annonce tout aussi plantureuse, comme si les maisons de disques, défiant la crise, voulaient proposer un achalandage digne des Trente Glorieuses. Ainsi que le démontre la bande-annonce semestrielle ci-jointe de la galaxie pop-rock. Le Royaume-Uni s'efforce Secoué à gauche par la vitalité de la jeune scène américaine, chahuté à droite par une coalition européenne (de la Scandinavie au Portugal), le Royaume-Uni plie mais ne rompt pas. Sa réponse ? Un déferlement incessant de groupes parmi lesquels certains se détachent déjà. Dès novembre, au dernier Festival des Inrocks, on a pu vérifier l'application de la techno-rock de Klaxons, ce que confirmera Myths of the Near Future, leur premier album (29 janvier), et leur retour sur scène début mars à Lille, Lyon et Paris. Dans la foulée, The Sunshine Underground ou The Fratellis (22 janvier) occuperont les secondes lignes avec plus ou moins de réussite, avant l'éclosion du deuxième Kaiser Chiefs (26 février), sorte d'Oasis-bis qui cartonne outre-Manche. Aussi énergiques, mais moins bourratifs, les Bloc Party reviennent, eux, armés de A Week-End in a City (5 février), album sombre et tendu dominé par The Prayer et Hunting for Witches, deux tubes en puissance. Joker du semestre, Does It Offend You, Yeah ? dont la vulgarité du visuel porno-manga n'a d'égale que l'electro décoiffante qu'ils n'ont pour l'instant exhibée que sur maxis. L'empire américain contre-attaque Certaines mauvaises langues prédisent une année placée sous leur autorité : les Californiens Cold War Kids, dont la réputation a fait le tour du Net, débarquent en France avec un premier CD, Robbers & Cowards (5 février) avant une Cigale déjà complète (12 février) en ouverture de Clap Your Hands Say Yeah. Lesquels n'arrivent pas non plus les mains vides, avec Some Loud Thunder (29 janvier) qui, à la première écoute, se révèle légèrement abscons. Parmi les autres retours attendus, ceux, new-yorkais, du trio féminin Au Revoir Simone ( The Bird of Music, 16 février) et du barbu James Murphy, via LCD Soundsystem ( Sound of Silver, 12 mars), ou des Texans Calla dont Strength in Numbers, annoncé pour février, devrait sortir en avril, au même moment que le Bright Eyes nouveau. A signaler également, pour mars, un Andrew Bird (le 20) et Myth Takes, des !!! (le 5). Ultimes cas, et pas des moindres, de l'autre côté de la frontière américano-canadienne : Walk Myself Up (23 janvier), de l'égérie indé Julie Doiron et Neon Bible, le deuxième disque, deux ans et demi après Funeral, du collectif The Arcade Fire. Enregistrés entre leur base de Montréal et New York, Budapest ou Londres, les onze nouveaux titres seront déclinés sur scène lors d'une tournée européenne qui passera par l'Olympia les 19 et 20 mars, et à Lyon (31 mars) et Lille (5 avril). Qui fait Jabba The Hutt ? Façon comme une autre de peser dans la balance, les caciques unissent leurs forces. PJ Harvey retrouve John Parish et Flood pour un CD printanier composé, dit-on, au piano. Nick Cave s'associe à Warren Ellis, Jim Sclavunos et Martyn Casey (trois Bad Seeds) pour le projet Grinderman (5 mars) ; alors que Damon Albarn de Blur n'en finit plus, de son côté, de développer des plans B (C, D...): Dernière initiative en date, The Good, The Bad and The Queen formalise une rencontre avec Toni Allen et l'ex-Clash Paul Simonon (22 janvier) autour d'agréables mélodies pop dont on constatera l'efficacité live au Cabaret sauvage (6 février). Rayon félicité cacochyme, le Brummel crooner Bryan Ferry fait une relecture dandy de Dylan, sur laquelle nous reviendrons en temps et en heure ( Dylanesque, 5 mars). Sous le signe de l'Hexagone La plus Américaine des Françaises, Keren Ann, remonte sur le pont au printemps avec un cinquième disque 100 % anglophone qui porte son nom (23 avril). Les Versaillais Air, poursuivent leurs tribulations internationales avec Pocket Symphony (5 mars), qu'on annonce «japanisant», au côté de Nigel Godrich, Jarvis Cocker et Neil Hannon. Plus spécifiquement tournés vers le marché domestique, Babeth et Michaël Furnon (sous l'intitulé poussif Mick est tout seul) s'éloignent temporairement de leurs groupes respectifs, Dionysos et Mickey 3D, histoire de goûter aux joies solitaires. Pour continuer de brandir cet étendard rock que Noir Désir a délaissé, les Bordelais Luke élaborent à Dublin une suite au carton la Tête à l'envers, tandis qu'Eiffel a mijoté un Tandoori (15 janvier), propice à d'imminentes gesticulations scéniques. Actualité(s) similare(s)

Zik et Blogs
Nouveaux arbitres dans la sphère musicale, les sites anglo-saxons, mais aussi français, multiplient les classements d'albums. Et renouvellent le genre. Par Bruno MASI, Libération. C'est quoi un disque de snobs ? A défaut de lire le passionnant Dictionnaire des snobs du rock, des Américains David Kamp et Steven Daly, la nouvelle année donne l'occasion aux curieux de retenir les principaux albums cru 2006 que lesdits snobs se doivent d'acquérir. C'est la Blogothèque, site musical de référence, qui a demandé au duo de concocter sa liste. Elle célèbre d'une seule voix le parangon du bon goût et du namedropping. Qu'y trouve-t-on ? Une consécration unanime de Broken Boy Soldiers de The Raconteurs («Snobs, soyez prudents : cet album est facile à écouter et comporte même quelques bonnes chansons»), Abracadabra : The Asylum Years de Judee Sill («Les snobs adorent les perdants magnifiques»), Neko Case avec Fox Confessor Brings the Flood («Aujourd'hui, si vous voulez être un snob, il vous faut avoir quelques disques poussiéreux et vieillis d'Americana»), Charlotte Gainsbourg et 5:55 («Bonus snob : le disque n'est pas encore sorti aux Etats-Unis»). Et de conclure sur Ys de Joanna Newsom, choix que les deux critiques légitiment de la sorte : «Newsom avait déjà un capital snob impressionnant. Elle le fait encore grossir en collaborant avec une galerie d'intouchables (Steve Albini, Van Dyke Parks et Jim O'Rourke), tout en réussissant à moduler sa voix, qui, d'insupportable, devient seulement ennuyeuse.» Une playlist à contre-courant, qui donnerait presque envie de connaître les dix albums que les deux bonhommes passent en boucle sur leurs platines. Panel. Car les palmarès de l'année, c'est un peu la bûche de Noël du Net. Pas un seul site ne renâcle à l'idée d'afficher fièrement ses choix. Le blog Largeheartedboy s'est d'ailleurs amusé à lister tous ceux qui se plient à l'exercice. La seule lecture du répertoire prend une bonne heure. La France n'échappe pas à la tradition : la Blogothèque, donc, s'exécute avec sérieux et conviction en édictant une sélection collégiale accompagnée d'une playlist par chroniqueur et d'un top albums des lecteurs. Tout aussi roboratives, les sélections d'Interprétations diverses, autre site d'envergure, se couplent d'un panel des meilleures chansons de l'année. Une succession de références qui vont toutes ou presque dans le même sens : Beirut, le jeune Zach Condon et son Gulag Orkestar sont ovationnés, tout comme Liars, The Decemberists ou les Texans Midlake, qui s'immiscent dans la quasi-totalité des sélections édictées de ce côté-ci de l'Atlantique. Artillerie. Pour se faire une idée assez précise du bon goût internaute, il faut justement filer sur l'autre rive et découvrir les disques consacrés par Pitchfork, devenu en l'espace de quelques mois la bible des blogueurs. Malgré la polémique créée en 2006 en gratifiant Whatever People Say I Am, That's What I'm Not, le premier album des Arctic Monkeys, d'un 10, note suprême, le site américain jouit désormais d'une influence considérable à même de faire ou de défaire un artiste, ce qui lui vaut la convoitise comme la crainte des maisons de disques. Auréolé d'une audience qui ferait pâlir le New Musical Express, l'hebdomadaire rock anglais de référence, Pitchfork sort l'artillerie lourde pour son classement et joue le contre-pied : Silent Shout de The Knife arrive en tête des cinquante albums de 2006, quand Justin Timberlake et My Love dominent le palmarès des 100 meilleures chansons. Plus distrayant, le site édite le top 50 des «pochettes les plus pourries de 2006» : You in Reverse de Built to Speel, une sorte de macramé graphique noirâtre, coiffe une sélection où Cex, Demolition Doll Rods, et Ice T. creusent une tendance scato-porno-soft du plus bel effet. Revigoré. Progressivement chassé des chaînes de télévision, le vidéoclip a trouvé sur le Net une tribune que les réalisateurs indépendants n'ont pas manqué de saisir. La popularisation de l'iPod vidéo aux Etats-Unis et son arrivée en Europe ont accentué le phénomène. Ainsi revigoré, le clip est à son tour célébré à l'occasion des rétrospectives de saison. Ce que ne manque pas de faire Shotsringout en couronnant Muse et Knights of Cydonia, The Mountain Goat avec Woke Up New et Sean Lennon avec Friendly Fire. Les vidéos sont toutes disponibles sur le site. De quoi meubler les longues heures d'hiver, jusqu'aux tops 2007. Actualité(s) similare(s)

Hail, Hail, Rock'n'Roll
Musical crushes merely placate you, they tell you what you want to hear.Bands you love answer a question you didn't know you were asking. Laura BartonThe Guardian I watched one of my friends fall for the Hold Steady recently. It was as if his heart just gave way and he tumbled, without grace or finesse, but with delight. I knew he'd got it bad because he'd email me their lyrics and sing their riffs as we walked to lunch. "I guess you're old enough to know," he wrote one afternoon, quoting his new love apropos of very little, "certain songs they get scratched into our souls." It can be difficult, sometimes, to discern whether you simply have a crush on a band or if you really love them; whether their songs have merely got whipped up in the spring weather and the scent of fresh earth and sent you giddy. Some bands you inherit, of course - Van Morrison and Leonard Cohen, Dion and the Belmonts, Duke Ellington, music that soaked into me from my parents' stereo, as syrup into a sponge. I love their records the same way I love my parents: unquestioningly and unerringly, as if they shaped my musical features, the way my parents made my mouth, my nose, my eyes. Then there have been the bands I found myself, bands that have changed my life: Pixies, the Velvet Underground, the White Stripes, the Mountain Goats. I remember the first time I heard the Pixies: in my best friend's lilac-painted bedroom, on her black twin tape deck, her long freckled fingers pressed rewind and play. There they sat, in the three and a half minutes between Bauhaus and the Dead Kennedys, on a compilation made by her older brother. My heart just stopped. The way traffic does, with a screeching of brakes, and a pause. You love a band like this forever. Years later, you will still have pangs for all the things you did together. All those Friday nights on the back seat of the bus to town, with a bottle of Buckfast, my best friend and I, trying to howl like Frank Black. The hours the Velvet Underground and I laboured over my art homework together, me with my hands shiny with 4B pencil, Lou Reed weary from singing Heroin for the 16th time that day. The days the White Stripes walked me through the streets of London, serenading me with Hello Operator, Astro, Suzy Lee. Their new blues and the city spread out before me, succulent and ripe. Musical crushes only placate you, they merely tell you what you want to hear, in a voice you've heard before. Bands you love seem to answer a question you didn't even know you were asking. They seem necessary in your life. And you feel like Black Francis did when he sang: "But hey/ Where/ Have you/ Been if you go I will surely die/ We're chained." I'm half in love with Elvis Perkins just now; I've been playing his album on rotation, working my way through song by song, slowly testing their strength. Because liking a new band is like climbing a tree: you place your weight on each branch with trepidation, in case it cannot carry you; you try to discern if it is a sapling love or a true, oakish thing. My mother always told me that she knew she loved my father when she just didn't want to be without him, and that's pretty much how I feel about the bands I love, they have taken hold in me. It's as if all the time you have been up in the lofty branches, their roots have been spreading down in the very ground of you. The last time I truly fell for a band it was for the Mountain Goats. Two summers ago, I played The Sunset Tree, and found songs that seemed both familiar and surprising, as if I had turned over a stone in my own garden and discovered all kinds of wiggly creatures living under there. There's one song in particular, Pale Green Things, that got scratched into the soul of me, a song of seaweed and Indiana sawgrass, death, wet leaves and horses in the paddock. It's a song, too, that makes me think of how it is to feel that love for a band rising up new inside of you: "Coming up through the cracks" it goes, "Pale green things/ Pale green things." Guardian Unlimited © Guardian News and Media Limited 2007 Actualité(s) similare(s)

Miossec live
Miossec : « J'ai envie de couleurs et de plaisirs »Brutes, cruelles ou tendres, les nouvelles chansons de son album "L'étreinte" révèlent un nouveau Miossec.Vous ne nous aviez pas habitués à autant de couleurs chatoyantes. Là, vous démarrez dès la pochette de l'album.Cette image correspond à mes envies musicales. Plutôt colorées. En fait, c'est mon copain d'enfance, peintre, brestois comme moi, Paul Bloas, à qui j'ai confié carte blanche. Il est venu trois semaines en studio avec nous. Sa peinture correspond à mon nouvel état d'esprit. Peut-être avec les années, je change. En tout cas, je n'avais pas envie de faire un album plombé. Au-delà de la sacro sainte "boucle bouclée" et du cap de la quarantaine, qu'elles étaient vos motivations pour changer de registre ? Le danger de la musique, c'est d'emmerder. A la demande générale dans ce cas, tout le monde dégage. Je ressentais un véritable besoin de balancer de la couleur dans mon travail. Et d'éprouver de nouvelles étreintes, c'est plus rigolo. A ce sujet pourquoi le titre de l'album "L'étreinte" est-il au singulier. Vos douze nouvelles chansons en abordent tant de différentes depuis les embrassades jusqu'à l'acte sexuel en passant par la douleur ou pression sociale ? C'est aussi couillon que pour la peinture. La première esquisse de Paul pour la pochette était un couple qui s'enlaçait. Pour moi, c'est au singulier. C'est la peinture qui a donné le nom au disque. Avec l'étreinte, autant la sensation peut être sensuelle qu'étouffante. C'est un joli mot mais qui peut aller jusqu'à l'asphyxie. A quelle étreinte succombez-vous en ce moment ? Wouaff... Et bien il y a les élections (long rire). Ça, c'est une étreinte. Qui peut faire peur vu comment c'est barré aujourd'hui. Franchement, Sarkozy, ce n'est pas une étreinte langoureuse qu'il propose. Et, à l'opposé, c'est la Foire du trône. Le disque a une petite année et il n'y a pas d'engagement politique. Aujourd'hui sur scène, peut-on y voir devotre part un acte militant ? C'est toujours le même problème. Le public qui vient au concert est à 95 % de gauche. Alors est-ce que cela sert d'en remettre une couche par-dessus ? Personnellement, je n'y crois pas. Je préfère faire éventuellement du mauvais humour improvisé. Dans les étreintes, y en a-t-il une que vous fuyez ? La fuite, ça a toujours été la base pour moi. Déménager souvent, ne pas avoir de cercle d'amis fixes. Je suis à Bruxelles depuis presque deux ans. J'y profite d'une vie simple qui reste à la bonne franquette, quelque chose qui a disparu de Paris. Ici, il n'y a pas de nervosité, les gens savent rester simples. Avec ce sixième album, vous changez aussi de sons et de tonalités... Il y avait urgence. C'est peut-être égoïste et pour ma gueule mais faire de la musique plombée son fonds de commerce, pfff... C'est s'emmerder et emmerdant pour les autres. Je n'irai pas jusqu'à dire que je m'amuse mais je prends du plaisir. En tout cas, j'essaie toujours de ne pas me complaire. Musicalement, c'est un peu le bazar, j'aime bien que ça puisse partir dans tous les sens. En fait je crois que j'ai déjà envie de faire un prochain disque pour affiner le style. Recueilli par Ch. GAYRAUD, Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Black Music
Exquis embouteillage pour un week-end black.Même si elle avait joué en dernier, Ilene Barnes mérite d'être évoquée en premier. Et pas seulement par pure galanterie. Car le talent de cette fille hors norme est unique. En seulement trois ans, cette afro Amérindienne (s'il n'est pas unique, ce métissage américain, indien, irlandais est tout de même rare), a su imposer avec naturel son folk rock âpre dans ce qu'elle appelle « l'école des coups durs ». A savoir le circuit des clubs de jazz américains où tenir sur la durée et se faire entendre malgré le brouhaha et le rideau de fumée est une véritable performance. Ilene Barnes s'y impose avec ses thèmes favoris : la fatalité du temps qui passe, l'identité et l'équilibre avec soi-même. Sa voix grondante et fragile à la fois, son parcours personnel, d'une enfance en Amazonie à l'école de musique de Yehudi Menuhin, semblent lui avoir facilité la tâche. Le coup de pouce du destin s'est également mêlé de sa carrière. Programmée en première partie de Nina Simone, elle doit finalement assurer seule toute la soirée, en raison de la défection de l'imprévisible diva. Ce soir, en revanche, à la salle Victoire 2, ce sera bien elle la star. Place ensuite au plus jeune de la bande, Daby Touré, demain soir à l'Antirouille. Son parcours non plus n'est pas ce que l'on peut qualifier de plus académique. Touré, le nom ne rappelle-t-il pas celui d'une dynastie de la world music ? David n'est autre que le fils du fondateur de Touré Kounda. Avec sa guitare mais aussi sa voix et aujourd'hui ses "bruits de bouche" si étrangement musicaux, ce phénomène du folk d'Afrique de l'Ouest a su dépasser l'imposant modèle familial. Sa démarche singulière s'affirme sur son second album, My life, où il mêle, sans le pathos de quelconques folklores, les différentes cultures de son continent et exprime les frissons nés de ces rencontres artistiques avec l'Occident à travers ses nombreux voyages. Enfin, Ray Lema, en trio, vient défendre, demain, sur la scène du Jam, son dernier disque enflammé, Paradox. Le pianiste, homme pulsation du Congo, est entouré par le joueur de basse Étienne Mbappe, et le tambour Francis Lassus. Frères de sens et de son dans le jazz, ils empruntent, pour l'occasion, de nouveaux chemins, loin de la virtuosité pure, dans une aventure à danser à pleines dents. S'il s'agit d'une tuerie, ce ne sera pas celle des émotions mais plutôt de vos arpions. Ch. G. Midi Libre Actualité(s) similare(s)

Marianne Faithfull
Rock. La légende britannique, qui retrouve la scène, sera à la Cité de la musique le 27 mars. Faithfull, la tournée d'une héroïne. Par Christophe FIAT, Libération. Marianne Faithfull Le 27 mars à Paris (Cité de la musique), le 29 mars à Lausanne, le 31 mars à Zurich, le 12 avril à Anvers... Alors, en 1998, Marianne Faithfull enregistre les Sept Péchés capitaux de Kurt Weill et Bertolt Brecht. Puis elle dit ensuite que sa mère est la petite-nièce de l'écrivain Léopold von Sacher-Masoch qui a écrit la Vénus à la fourrure . Puis, elle ajoute qu'à la mort d'un autre écrivain, qui s'appelle William S. Burroughs et qui était américain, elle hérite de sa machine à écrire parce qu'il était son ami. Ainsi, après cinquante ans d'histoire, le rock vient échouer là, dans le retour en force de la littérature qui divertit comme le rock (Bertolt Brecht disait qu'on pouvait apprendre et s'amuser en même temps, même si c'était rare) et qui fait danser comme le rock (quand Wanda, qui est l'héroïne préférée de Sacher-Masoch, met son manteau de fourrure et fouette Severin, forcément, il danse) et qui séduit violemment comme le rock (pour William S. Burroughs, la littérature, c'est le brouillage, et le brouillage passe toujours par l'érotisme). Bien sûr, aujourd'hui, dans le rock, il y a beaucoup de groupes garage comme The Libertines et The White Stripes, mais comme leur arrogance juvénile les empêche de lire des livres, ils ne connaissent même pas Stephen King, qui est un écrivain rock à cause de son groupe qui s'appelle The Rock Bottom Remainders. Et comme c'est un écrivain spécialisé dans l'horreur et qu'il est populaire, ils n'ont aucune excuse, sinon de vouloir faire de l'argent avec leurs chansons parce que le rock est quand même la première musique à être exclusivement commerciale. Alors, pour bien comprendre la vie héroïque de Marianne Faithfull, même si tout le monde connaît son CV par coeur à cause du mythe de la femme fatale qui a frôlé la mort parce qu'elle s'est beaucoup droguée et qu'elle a été l'égérie des Rolling Stones, il faut savoir qu'elle était encore lycéenne quand elle a enregistré sa première chanson As Tears Go By qui a justement été composée par Mick Jagger et Keith Richards et que cette chanson est aussitôt rentrée au top 10 britannique. Alors, on est en 1964 et Marianne Faithfull est très belle. Mais elle ne le sait pas, parce que tous ses amis la trouvent rigolote et qu'elle fait toujours le clown. Puis elle devient aussi actrice et on la voit dans des films et au théâtre. Mais sa carrière démarre vraiment quinze ans plus tard avec l'album Broken English, parce qu'à ce moment-là, son innocence s'est envolée et qu'elle chante pour la première fois avec une voix cassée qui deviendra son style, comme dans son dernier album Before the Poison, qui est sorti en 2004. Alors, cette fois, Marianne Faithfull arrête de faire des chansons intimes et fait des chansons politiques, parce que la chanson Before the Poison, qui est un blues menaçant, parle de la guerre bactériologique. Maintenant, on voit Marianne Faithfull dans son appartement parisien à l'Opéra, où elle vit la moitié de l'année avec son amoureux qui est son manager et qui est aussi l'ancien manager du groupe Téléphone. Alors, elle dit qu'elle a enregistré son dernier album en quinze jours, ce qui est un exploit. Mais que ça a été quand même compliqué à cause de tous les voyages à Chicago et à Salt Lake City et à Los Angeles et à Londres. Mais comme elle n'a pas d'ego comme les hommes, seulement des envies comme toutes les femmes, elle dit qu'elle a eu plaisir à travailler avec PJ Harvey et Nick Cave sans se soucier d'histoires du genre «tu dois venir à moi, car je ne viendrai pas à toi». On entend aussi Marianne Faithfull qui dit en allumant une cigarette qu'aujourd'hui l'époque est terrible et que ce n'est plus la peine de chanter des chansons d'amour et que c'est pour ça que des écrivains comme Léopold von Sacher-Masoch et Bertolt Brecht et William S. Burroughs sont importants, parce qu'ils sont tous des rebelles comme tous les écrivains qui comptent dans la littérature. Mais elle ne parle jamais de Stephen King, ni des nouveaux groupes garage. Puis comme elle dit qu'elle fait un régime à cause de sa nouvelle tournée, elle n'est pas de bonne humeur. Alors, même si elle aime le rock, elle dit qu'elle n'aime pas l'argent facile, parce qu'elle a refusé 500 000 dollars d'Hollywood pour l'adaptation au cinéma de son autobiographie. Mais le plus important, c'est que sa vie est passionnante (elle est toujours actrice, parce qu'elle a joué dans le film Marie-Antoinette de Sofia Coppola), parce qu'en plus d'avoir Léopold von Sacher-Masoch comme ancêtre du côté de sa mère, son père était espion au MI 16 pendant la Seconde Guerre mondiale, et que comme sa mère était une danseuse juive, ils n'avaient pas une vie facile, eux non plus. Actualité(s) similare(s)

Hip-Hop et Belgitude
Le hip-hop se fait entendre. La finale du concours "Musique à la française" a eu lieu samedi soir à Saint-Gilles. Avec un rap original et intime, Veence Hanao remporte le premier prix. La musique francophone était à l'honneur, samedi, à Saint-Gilles où le Centre culturel Jacques Franck accueillait la finale du tremplin musical "Musique à la française". Depuis sept ans, ce concours organisé par le Conseil de la musique met en valeur des jeunes artistes belges francophones. Salle archi-comble Sur les 17 demi-finalistes, six projets se sont démarqués, répartis en trois catégories : chanson française, pop rock et hip-hop. Face à eux, un jury de 22 professionnels du secteur musical (médias, agents ou encore organisateurs de concerts), et une salle archi-comble de 400 personnes. Chaque groupe a vingt minutes pour se faire valoir. A en juger par l'ambiance détendue qui flotte dans les rangs, on devine que familles et amis se sont déplacés en masse pour soutenir leur favori. De quoi rassurer les deux premiers à se présenter, Marie-Noire et Gaëtan Vassart, dans la catégorie chanson française. Marie-Noire, trio guitare-violon-percussion emmené par Vanessa au chant, tente de nous entraîner dans son univers. Le décor intime est bien posé, un peu trop même. On aurait aimé voir le trio s'approprier la scène avec plus d'énergie. Une énergie qui ne fait pas défaut à Gaëtan Vassart. En tête-à-tête avec sa guitare acoustique, il se distingue avec des textes chiadés et une interprétation (trop ?) mimée et dynamique. Comique quand il imagine sa rencontre avec Bruno Coquatrix, Gaëtan Vassart est aussi touchant quand il aborde l'euthanasie dans son dernier morceau "La touche étoile". Après la chanson française, place au son pop d'"Ivan et les Singes Savants". Une violoncelliste, un contrebassiste, un pianiste et un batteur gravitent autour d'Ivan Tirtiaux, le chanteur-guitariste. Leur pop, métissée, est teintée de bossa et de funk. Un mélange alléchant sur le papier, un peu moins en live. Assez terne, le groupe se libère tout de même dans une dernière cartouche très funky. L'autre groupe pop de la soirée, "Le Yeti", est formé autour de son chanteur-guitariste Thierry De Brouwer. Entouré d'un ensemble batterie-piano-basse, il chante des mélodies enjouées, mêlées à des passages plus instrumentaux. Mais on reste un peu sur notre faim de pop. La faute peut-être aux catégories : entre chanson française et pop française, la barrière devient vite floue. Le hip-hop aura été le gros moment d'ambiance de la soirée. Surtout lors du passage de "Opak", un collectif de quatre MC's et un DJ. Leur jeu de scène fougueux a fait se lever la moitié de la salle - dont une grande partie acquise d'avance à leur cause. Dommage que cela se soit parfois fait au détriment de la compréhension des textes. Veence Hanao à nu Il a aussi fait le show, mais tout seul. Lui, c'est Veence Hanao, un rappeur-slameur de 23 ans. Sur des "instrus" tantôt jazzy, tantôt lourds et épurés style TTC, il se met à nu en racontant son univers. Des textes originaux et travaillés, comme quand il interprète avec sa petite amie l'histoire de leur couple, a cappella. Il termine sa prestation en "tour operator" délirant du centre-ville de Bruxelles. L'heure de la remise des prix venue, Veence Hanao reçoit la récompense la plus convoitée : le prix du ministère de la Culture de la Communauté française. Il comprend une somme de 3000 euros, mais aussi une date à Eu'Ritmix, une participation à la tournée des forums Fnac et un morceau sur la compilation "Ça balance pas mal à Liège". Il gagne aussi le prix des Francopholies de Spa, soit une date sur le festival. A la seconde place, Gaëtan Vassart remporte le prix de la Région Bruxelles-Capitale, soit 3000 euros. A noter, dans le jury pléthorique, la présence de deux membres de RTL : soit deux fois plus de poids que chacun des autres organismes venus décerner un prix... La Libre Belgique Actualité(s) similare(s)

Ensemble Intercontemporain
L'Ensemble intercontemporain, trente ans d'avant-garde. La page de garde du site de l'Ensemble Intercontemporain (http://www.ensembleinter.com) annonce : ""Ensemble" par passion, "Inter" pour l'ouverture à la diversité, "contemporain" car engagé dans la création de notre temps." Ce credo aura présidé à la fondation, en 1976, par le compositeur et chef d'orchestre Pierre Boulez, d'une formation virtuose et permanente de 31 solistes, calquée sur le modèle britannique du London Sinfonietta.Grâce aux relations personnelles de Boulez et du président Georges Pompidou, elle sera associée au département son du Centre Pompidou (inauguré en 1977), l'Institut de recherches et coordination acoustique/musique (Ircam). Depuis trente ans, l'ensemble y aura été associé à des recherches effectuées par des compositeurs dans le domaine du son transformé par l'électronique et l'informatique. Confortablement doté en subventions publiques, gratifié d'une résidence permanente à la Cité de la musique à Paris, l'Ensemble Intercontemporain jouit d'une situation privilégiée et unique que lui envient tous les autres ensembles équivalents dans le monde. En trente ans, l'EIC pour les proches, l'"Intercon" pour les intimes, s'est fermement établi dans la vie musicale, même si ses succès de billetterie et les invitations prestigieuses à l'étranger sont liés à la présence au pupitre de son illustre fondateur, aujourd'hui âgé de 82 ans. Un concert dirigé par Boulez (comme celui qui, le 17 mars, fêtera le trentenaire de L'EIC) assure le plus souvent une salle pleine, ce qui n'a pas toujours été le cas avec les directeurs musicaux successifs (entre autres Peter Eötvös, Kent Nagano, David Robertson et Susanna Mälkki, actuellement en poste). AVANT-GARDE INSTITUTIONNELLE Si la virtuosité de ses membres et sa technicité collective sont reconnues, l'Ensemble Intercontemporain n'aura jamais atteint le degré de flexibilité musicale et esthétique du London Sinfonietta, du Schoenberg Ensemble d'Amsterdam ou de l'Ensemble Modern de Francfort, qui auront plus tôt et plus naturellement ouvert leurs portes à d'autres tendances de la musique contemporaine notoirement peu goûtées par beaucoup des membres du groupe français et leur mentor. C'est ainsi que, fort tard (au début des années 1990), et sans grand succès artistique, furent jouées des musiques "consonantes" de John Adams et Steve Reich, notamment sous l'impulsion de David Robertson, probablement le plus éclectique des directeurs musicaux du groupe... Si l'EIC semble imbattable pour éclaircir les jungles sonores de beaucoup de partitions d'avant-garde, il reste un bastion lié à l'avant-garde la plus institutionnelle et convainc rarement dans le domaine des "classiques" du XXe siècle où les formations de musique de chambre traditionnelles lui volent aisément la vedette. Demeure une question principale quant à l'avenir, à long terme, de cette formation dont le statut et les statuts demeurent très liés à la personnalité de son fondateur, Pierre Boulez : la créature survivra-t-elle longtemps à la destinée personnelle de son créateur ?Concert du trentenaire. avec Petra Lang (mezzo-soprano), Sophie Cherrier (flûte), Ensemble Intercontemporain, Pierre Boulez, Susanna Mälkki, Peter Eötvös (direction). Œuvres de Messiaen, Manoury, Ligeti, Boulez et Schoenberg. Le 17 mars à 20 heures. Cité de la musique, 221, av. Jean-Jaurès, Paris-19e. Mo Porte de Pantin.Tél. : 01-44-84-44-84. http://www.cite-musique.fr De 27 € à 38 €.Renaud Machart, Le Monde Actualité(s) similare(s)
La suite
Allo la Zik
Des plaintes contre les FAI
Some new records...
IAM live
Snif, snif...
Captain America
The Earlies
Elodie Frégé au Rockstore
Portrait de Philippe Katerine
Les Victoires de la Musique
Cassius live
BBBrunes
Banlieues Blues
Yo Mamie
Eyeless, muy locos
Jean Baudrillard
Glastonbury 2007
Rona Hartner live
Le Cul
Babet de Dionysos
Gaffe aux Virus
Augusto et sa clique
L'Humanité Sudiste
Le Saxon
L'Année Polaire Internationale
Les monologues du vagin
Cuba et Montpellier
Robin Leduc
Cuba et Montpellier
Métal Urbain
Kaiser Chiefs
Captain Beefheart
The Fall
Divergence FM
Kim Wilde live
La belle Famille
Antirouille
Maurice Papon
Live Earth
Frankie Laine RIP
Video sur Internet
Ad Augusta forever
Itinérances
Vice Versa
Metallica News
Virginia Woolf
France vs Belgique
Joyce Carol Oates
Another World
Zappa and Hall of Fame
Olivia et les Victoires
Wayward Gentlewomen
Anla Courtis
James Taylor
Franz Kafka
Festival Tilt
Jeunesses Musicales
John Lennon
Angoulème 2007
Le Musée Fabre
The Shins
Benjy Ferree
Wild Carnation news
Trioletto
Musicos de rue
Norah Jones
Paul Collins
Steve Coleman