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Le Dow Jones retrouve les 8 000 points
Le CAC 40 a payé un lourd tribut avec en clôturant avec le moins bon score en Europe à 2 881,26 points en baisse de - 3,33 %. L'indice parisien affiche un score hebdomadaire de - 12,46 %. Les craintes bancaires avivées par les rumeurs sur Citigroup, géant mondial, qui compte plus de 350 000 employés dans 100 pays au service de 200 millions de clients à travers le monde, ont à nouveau pesé fortement sur les bancaires comme Société Générale qui lâche - 13,84 % à 27,52 ? (contre près de 70 ? à fin septembre) Citigroup (graphe ci-dessous) perd - 19,96 % à 3,77 $ contre près de 60 $ au plus haut. Sans rentrer dans le détail des rumeurs qui vont de simples cessions à un démantèlement, voire le scénario du pire, l'essentiel est que le marché fait entrer une banque traditionnelle et non plus une banque d'affaires comme Bear Stearns ou Lehman Brothers dans le cyclone. Un nouveau cap est entrain d'être franchi. ? Qu'est ce qui éguise ainsi les couteaux des traders sur ce titre ? Fondamentalement se posent 2 soucis liés : - d'une part avec une valeur qui vient de fondre, une injection du gouvernement estimée à 25 milliards $ nationaliserait de fait l'établissement et cela diminuerait de manière nette la valeur des parts des anciens actionnaires. D'autre part, il n'est pas sûr que l'état souhaite s'engager autant. Alors que le marché attend des garanties et veut être rassuré, l'état est déjà sollicité de toutes parts et tente de temporiser avec les garanties et la recapitalisation qui a déjà eu lieu. Le prince Alwaleed bin Talal, actionnaire important a cette semaine annoncé vouloir encore monter au capital mais cela n'a pas rassuré les marchés... - en cause ? ...la somme considérable de dettes qui viennent à échéance à fin juin 2009, évaluée à 54,6 Mds $, soit un montant qui dépasse la totalité des autres refinancements des autres grandes banques US. Avec un rebond pourtant important de l'ensemble de la cote en fin de séance, le titre n'a pas repris beaucoup d'altitude alors que JP Morgan ne finit qu'en cédant - 2,82 % alors qu'il perdait plus de 15 % au plus bas. Epineux. Une solution ce week-end ? A suivre. Le bond du Dow Jones qui a touché un nouveau plus bas en cours de séance à 7 450,74 points semble être à attribuer également à une anticipation sur la nomination du remplacement de Paulson à la tête du Trésor US par Tim Geithner, patron de la Fed de New-York. Obama dévoilera les noms pour diriger son administration en matière économique lundi. Geithner est symbole d'absence de flottement. Issu de la Fed, il pourra travailler avec Bernanké dès le départ et pourra prendre en main le Trésor d'autant mieux qu'il a déjà contribué avec Paulson aux mesures actuelles. Wall Street tient là un élément rassurant et une perspective pour semaine prochaine. Le Dow jones grimpe de + 6,54 % à 8 046,42 points. Les métaux précieux ont opéré une hausse de 7 % environ pour l'argent métal et l'once d'or qui revient au contact des 800 $, cela sans mouvement important sur le $. Actualité(s) similare(s)

Les marchés financiers commencent à boire la tasse
Après le déni, les interrogations, le doute puis les craintes, l'angoisse, la peur, la phase de panique, les pertes de repères et enfin les quelques pertes de contrôle observés cet automne, les opérateurs, avec de l'eau jusqu'au coup, commencent maintenant à se noyer par intermittence. Inutile d'aller chercher très loin, vous connaissez la chose depuis des mois : derrière les nouvelles économiques récentes et une annonce de difficultés croissantes chez les entreprises avec des mesures de licenciement et de plans sociaux qui vont croissant jour après jour (exemple pour la France sur 2008), le tempo donné par les banques reste toujours primordial comme rappelé vendredi dernier. L'accélération de Wall Street hier soir à la baisse y est à nouveau lié et la rupture du support présenté fin de semaine (indice BKX ci-dessus) a engendré un décrochage qui s'exprime principalement sur Citigroup avec la sensation générale d'être en terrain mouvant alors que le Trésor US a dit changer il y a quelques jours son fusil d'épaule concernant le plan Paulson qui n'ira plus extraire les mauvaises créances des banques mais prendra directement des participations. Nous sommes là également dans "une fin de règne" de l'actuel secrétaire d'Etat au Trésor qui va passer le relais en janvier à la nouvelle administration élue et dont la première tranche de 350 des 700 Milliards $ du plan total arrive à son terme (reste 60 Mds $ grosso modo) et la tranche suivante nécessite pour être débloquer de repasser devant le Congrès. Flottement, flou, la bourse aime le noir ou le blanc mais pas le gris... Entre un plan pour sauver l'automobile, un plan de relance économique général souhaité par les Démocrates et les modalités précises de ce plan Paulson a mi-chemin, le marché est pris de court par la dégradation sur le terrain et par un manque de visibilité sur les actions qui seront menées réellement. Une chose reste, le regard se tourne vers l'état et les actes vers les obligations qu'ils émettent. Ce, d'autant que les nouvelles du jour sont de la même veine que précédemment avec des demandes d'emploi en hausse semaine dernière aux USA, un index des indicateurs avancés qui plie de - 0,8 % encore en octobre contre + 0,1 % en septembre et un indice d'activité de la région de Phliadelphie qui tombe à - 39,3 ce mois-ci après - 37,5. Même constatation que sur les différents indicateurs vus ces derniers temps (mis à part pour les prix à la production) les prix payés (en rose sur le graphe 2) s'effondrent sous le coup de la chute des matières premières, du pétrole et la baisse de la demande. Le CAC 40 ferme en baisse de - 3,48 % juste sous les 3 000 à 2980,42 points (Pour mémoire : CAC 40 - Analyse technique : Volatilité historique ) alors que les obligations d'état servent de refuge à nouveau avec des taux qui baissent (ci-dessous courbe des taux allemands qui font référence en Europe - en orange les cours de la veille, en vert les cours du jour) mais avec un mouvement qui redevient uniforme compte tenu de la faiblesse des anticipations de croissance et de celles concernant l'inflation (Cf. Marchés obligataires : une double 'trouille' ) Les anticipations d'inflation qui ont fortement baissé dernièrement (Cf. Les marchés obligataires ne voient plus d'inflation ) et la recherche de refuge l'emportent largement (flèche verte sur le graphe 4 des taux à 10 ans US) alors que nous avions connu l'inverse lors du krach en octobre, le marché étant soumis alors à des débuts d'interrogations sur la qualité de celles-ci et en relation avec l'endettement supplémentaire que l'état est entrain de prendre à sa charge pour pouvoir assurer les différents sauvetages (flèche rouge) Les différents articles sur la courbe des taux vous auront montré le nombre important de pressions inverses qui convergent vers les taux pour les faire évoluer. Nous sommes là dans une bataille de plus en plus rude entre anticipation sur le risque de solvabilité des états, la recherche de refuge et les anticipations d'inflation. Pour aller plus loin et bien comprendre ces interactions, le week-end du 6 et du 7 décembre prochain sera consacré à cette confrontation avec 2 articles : - "Zone Euro : attraction et éclatement" qui montrera la grande disparité d'évolution entre les taux des différents états qui la compose (comme les abonnés à la newsletter l'ont constaté depuis la fin octobre) et l'attirance des pays en périphérie. Ceci imagera et isolera la composantes 'solvabilité' sur les taux. - "Apprendre et comprendre la finance : comment approcher l'inflation au travers du marché obligataire ?" avec un outil de mesure assez simple qui nous permettra de poursuivre notre approche des obligations indexées sur l'inflation et de calculer précisément les anticipations d'inflation issues du marché obligataire et de les suivre mensuellement avec un lien accessible. Derrière cette complexité, la crise aura déjà rétablie 2 formes de logique limpide : les taux évoluent à nouveau en fonction de la durée (plus c'est à long terme plus c'est risqué, plus le taux est en rapport). D'autre part, les taux quasi identiques quelle que soit la qualité des entités emprunteuses observés à leur paroxysme en 2006 a volé en éclat avec l'illusion de l'annulation du risque grâce aux nouveaux instruments financiers et à la titrisation et autre couvertures du risque. La crise a remis les choses dans l'ordre : A bonne note de crédit, bon taux. A mauvaise note, mauvais taux. Pour la suite, les taux à 10 ans US représentatif de la longue phase de désinflation depuis les années 80 arrivent à un nouveau palier important (graphe 5) On est entrain de tester le support vert. Le Dow Jones perd - 5,56 % à 7 552,29 points (Citigroup dévisse de - 26,98 % et JpMorgan de - 17,88 %) Actualité(s) similare(s)

Bourse : vent glacial
Le CAC 40 perd - 4,03 % à 3 087,89 points dans des volumes toujours très faibles et à l'intérieur de la configuration graphique traitée à la fin des news d'hier soir. ? Le cocktail du jour est fait de nouveaux records historiques : - pour l'inflation américaine qui chute de 1 % en octobre, du jamais vu de puis la tenue de cette statistique, après une stabilité en septembre. A la différence des prix à la production détaillés hier, l'indice core mesurant l'inflation sous-jacente ou encore, l'indice central hors énergie et alimentation, baisse également de - 0,1 % après + 0,1 % le mois précédent. - en ce qui concerne le marché immobilier, les mises en chantier ressortent, en rythme annualisé, à 791 000 contre 828 000 en septembre (- 4,5 %) et les permis de construire tombent à 708 000 contre 805 000, soit une baisse de - 12 % (en bleu et en rouge respectivement sur le graphe 2 / les zones grisées verticalement représentent les périodes de récession) Jamais aussi peu de nouveaux permis et de mises en chantier n'ont été initiés au sein de la première économie mondiale depuis la fin des années 50. La BNP depuis la parution de ses résultats le 5 novembre dernier ne fait plus figure de banques préservées de la crise comme cela a été un peu son 'statut' pour les marchés durant de nombreux mois. Des rumeurs de recapitalisation s'intensifient et font perdre à la valeur encore - 11,20 % sur la séance. La Direction réfute tout projet dans ce sens hors cadre du rachat de Fortis selon les modalités prévues de longue date pour le rachat de la banque belge. La Fed, selon le compte rendu du Comité de politique monétaire du mois dernier qui avait décidé d'une baisse de 0,50 % des taux d'intérêts à 1 %, envisage de les réduire à nouveau si besoin. Ses nouvelles prévisions de croissance sont par ailleurs claires : alors que la Réserve Fédérale prévoyait en juin une croissance de 2/2,8 % en 2009, celle-ci n'anticipe plus qu'une fourchette - 0,2 / + 1,1 % pour l'ensemble de l'année prochaine et 0/0,3 % pour 2008 contre + 1/1,6 % au début de l'été. Au-delà des chiffres revus à la baisse de manière drastique et qui n'étonnent guère, c'est surtout l'aggravation en 2009 qui apparaît plus nettement contre l'amélioration prévue initialement pour l'an prochain. Absence de perspectives de rebond... ..."très grave et inquiétante", tels sont les mots utilisés par Carlos Ghosn, patron de Renault pour qualifier la crise financière lors du discours inaugural du Salon de l'Automobile de Los Angeles. Le Dow Jones décroche de - 5,07 % sous les 8 000 à 7 997,28 points. Actualité(s) similare(s)

Bulles et krachs : l?éternel recommencement ?
(Michel Delobel / ACGest - formations et coaching) - La bulle immobilière de ces dernières années, suivie d?une bulle au printemps sur les matières premières, puis le krach qui a suivi est l?occasion de faire un petit retour en arrière sur les précédents évènements similaires. Et cela ne remonte pas aux débuts des marchés financiers, mais bien avant, puisque la première bulle identifiée et sur laquelle nous avons un certain nombre d?informations est la bulle des tulipes, qui remonte au XVIIe siècle ! Ainsi, en 1636, une fièvre acheteuse s?était emparée des bulbes de tulipes en Hollande, faisant grimper le prix des plus rares à l?équivalent du prix d?une maison, ou encore 40 années de salaires d?un ouvrier. Jusqu?à ce qu?en février 1637, la bulle n?éclate, faisant s?effondrer le prix des tulipes de 90% en quelques semaines, puis à nouveau de 80% (soit 98% sur le prix de départ). La première bulle recensée de l?histoire venait d?éclater, la première d?une longue liste, comme si les hommes n?apprenaient pas de l?histoire. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent ,avec un siècle plus tard la faillite de la South Sea Company, ou deux siècles plus tard, en plein boom des chemins de fer, avec le doublement des actions du secteur en Angleterre en 1836/1837, puis à nouveau en 1844/1845, avant que la bulle n?éclate. Ce qu?il est intéressant d?analyser, ce sont les points communs entre ces bulles. Le plus souvent, elles sont nées de révolutions économiques ou industrielles. Toutes les grandes innovation n?ont pas conduit à des bulles comparables, mais comment ne pas mentionner le krach de 1929, né de l?avènement de l?automobile et de l?incroyable surproduction qui a suivi, et bien sûr la fameuse bulle internet, qui a porté le Nasdaq notamment sur des plus hauts historiques qu?il ne semble pas prêt de revoir avant de très longues années. Un phénomène que l?on retrouve également avec la bulle pétrolière et des matières premières de ces derniers mois. Cette dernière a reposé sur le fort développement des marchés émergents et une réorganisation de l?économie mondiale, qui ont mis en lumière la raréfaction à venir des ressources de notre planète. Mais si l?on ne peut nier l?importance des bouleversements associés à ces révolutions économiques, ces phénomènes restent des phénomènes de long terme, et qui ne peuvent justifier les exagérations court terme des marchés. Tôt ou tard, ces bulles finissent donc par éclater. Toutes ces bulles ont été caractérisées par l?afflux d?une masse d?investisseurs moutonniers, souvent inexpérimentés et attirés par l?appât d?un gain facile. On se souviendra des publicités en 1999 et 2000 qui mettaient la bourse et la richesse à portée de tous, ou encore plus récemment ces nombreuses émissions montrant comment retaper une vieille maison pour faire la culbute quelques mois plus tard lors de la revente. Elles se traduisent également, lors de leur dégonflement, par une une mise au pilori des dirigeants et accusation des instances réglementaires, et une multiplication des scandales, fraudes et faillites. On citera en pagaille Drexel Burnham Lambert en 87, le fond LTCM en 98, ou encore les scandales WorldCom et Enron en 2002/2003. Et puis bien sûr les faillites et difficultés en cascade des établissements financiers en cette année 2008, avec BearStearns, Lehman Brothers, AIG et j?en passe. Le marché a besoin de boucs émissaires pour expier ses péchés, et mieux repartir de l?avant, dans la bulle suivante. Mais chaque bulle conserve ses propres spécificités, qui font justement qu?elles peuvent se développer et gonfler, échappant ainsi à la vigilance de tous ceux qui se sont déjà fait prendre et ont juré que cela ne leur arriverait plus. Ainsi, pour celle que nous venons de vivre sur l?immobilier américain, s?il n?y a pas grand chose à dire sur la bulle elle même et son éclatement, c?est plus sur ses conséquences sur les marchés financiers qu?il convient de s?attarder. En effet, ce qui a pu surprendre, c?est que jamais un tel repli des bourses n?était parti de niveaux de valorisation aussi peu excessifs, puisque la hausse des marchés entre 2003 et 2007 n?était d?une part qu?un rattrapage de la chute de 2001/2002, et d'autre part l?accompagnement de la croissance des bénéfices et l?assainissement de la situation des entreprises. Les prix excessifs étaient sur l'immobilier, mais ne s'étaient dans leur ensemble que peu propagés aux marchés financiers. Une autre spécificité de la crise actuelle, et non des moindres, est que nous avons eu en fait plusieurs bulles concomitantes. Tout est partie d?une bulle du crédit, provoquant une bulle immobilière, alimentant à son tour la bulle du crédit, compte tenu du fonctionnement même de l?endettement outre-atlantique. A cela est venu s?ajouter une bulle sur les matières premières, due au fort développement des pays émergents et de l?Inde et la Chine en particulier, et renforcée sur le premier semestre 2008 par un fort mouvement de spéculation de la part d?investisseurs cherchant à compenser le recul des marchés actions. Et c'est l?éclatement de cette troisième bulle qui aura l'effet le plus dévastateur, sur des marchés déjà très fragilisés. Quant à savoir quand cette crise trouvera un épilogue? Même si ce n?est pas le sujet du jour, dans un marché qui a perdu ses repères et toute confiance, et dans lesquels les prix n?ont plus de sens, le marché se montrant incapable de valoriser les sociétés, sans doute faudra t?il donc déjà que le marché règle le problème de la titrisation et de la valorisation des actifs avant de pouvoir regarder de l?avant? Quelle sera ensuite la prochaine bulle, et quel sera le facteur déclenchant de son éclatement ? C?est tout un programme, mais si bulle il y a, c?est sans nul doute que personne ou presque ne l?aura vu venir? ;-) Actualité(s) similare(s)
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